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Prélèvement forfaitaire unique stratégies pour le réduire ?

Prélèvement forfaitaire unique stratégies pour le réduire ?
par cyril jarnias - le 08 novembre 2020

Prélèvement forfaitaire unique : comment le réduire?

Faire un placement financier revient à prendre en compte toutes de sortes de taxes et d’impôts. Ils ne sont pas négligeables puisqu’ils vont garantir la rentabilité vos investissements sur le long terme. Parmi ceux-là, nous pouvons voir le PFU qui se traduit par prélèvement forfaitaire unique.

Le prélèvement forfaitaire unique a été mis en place il y a maintenant deux ans sous l’initiative de notre président d’Emmanuel Macron. C’est d’ailleurs l’une des composantes majeures de la réforme de 2018. Il concerne notamment les placements financiers en France.

Sur la fiscalité des plus-values sur les placements financiers : les citoyens français ont la possibilité de choisir entre le PFU et le barème progressif en fonction de leur régime fiscal.

Suivant le taux marginal d’imposition du contribuable il peut faire un arbitrage entre ces deux choix : un taux progressif ou le PFU à 30%.

Mais est-il possible de réduire ce prélèvement forfaitaire unique pour ceux qui optent pour ce choix? Dans notre article, nous allons vous donner toutes les informations utiles concernant le prélèvement forfaitaire unique et les stratégies à adopter pour pouvoir le réduire dans la mesure du possible. Nous vous invitons donc à poursuivre votre lecture.


Sommaire prélèvement forfaitaire unique :

  1. Introduction
  2. Qu’est-ce que le PFU?
  3. Les stratégies pour réduire la fiscalité des placements financiers
  4. Conclusion

prélèvement forfaitaire

 

1. Introduction

Il est indéniable que la fiscalité en France est souvent très lourde pour les contribuables. En effet, elle est sensiblement plus élevée par rapport à ses voisins, qui sont l’Italie, l’Espagne et aussi en Allemagne.

Les taux de prélèvements obligatoires pèsent en effet sur le capital des ménages qui ne peuvent que s’en plaindre.

En 2017, le poids des prélèvements sur le capital s’élevait à 4,7 % du PIB des ménages. C’est un taux qui est vraiment plus élevé par rapport aux standards européens, notamment ses pays voisins.

Et le poids de cette fiscalité ne pèse pas seulement sur les ménages, mais aussi sur les entreprises de production. Le total des impôts de production s’élève à 9,1 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières. Et de ce côté-là, c’est encore nettement plus élevé par rapport à celui de l’Allemagne.

Avant la réforme de Macron en 2018, la fiscalité en France était encore plus complexe.

En effet, les revenus, que ce soit sur le capital ou sur les placements boursiers, étaient soumis à deux sortes de taxations à savoir les prélèvements sociaux et le barème progressif. Il fallait donc prendre en compte beaucoup de détails pour définir le taux à adopter pour les revenus. Mais aussi, plus les gains étaient élevés, plus la taxe augmentait également.

Avec la réforme de 2018, le taux est devenu unique à 30 %, incluant notamment tous les impôts utiles (prélèvements sociaux et impôt sur le revenu). Est-ce une réforme qui a entrainé une facilité au niveau des impositions? Selon les idées reçues, cette réforme offre une facilité plus complexe encore. En tenant compte de tous les paramètres du PFU, il ne va pas sans dire que c’est un peu difficile de s’y retrouver.

Le but d’Emmanuel Macron avec la réforme de 2018 était et reste d’inciter les citoyens à investir en bourse.

En effet, nous savons tous que les Français et la bourse n’ont jamais fait un bon couple, ils sont très averses au risque.

Ils sont en effet peu réticents face au risque financier, ce qui fait qu’ils investissent moins dans ce domaine. D’ailleurs, selon différentes études, le nombre d’actionnaires en France entre 2008 et 2018 est divisé par deux. C’est indéniablement un constat qui montre leur réticence à placer leur épargne.

Les Français sont aussi peu présents sur les marchés boursiers. Pourquoi?

Plusieurs raisons peuvent expliquer cela.

  1. Tout d’abord, nous assistons à une succession de crise : bulle technologique de 2000, 2007 les « subprimes » aux USA et encore maintenant la crise du coronavirus… C’est notamment un point qui a accentué la méfiance des Français à l’égard des marchés boursiers.
  2. Ensuite, il y a la volatilité du marché qui engendre vraiment la réticence des investisseurs.
  3. Enfin, avec le système de répartition de retraite, les Français n’ont pas vraiment besoin d’investir dans un placement pour une retraite future. Pourquoi iraient-ils prendre des risques comme les ménages américains ne disposant que d’un système par capitalisation où ils doivent investir en Bourse.

Toutefois, avec la réforme de 2018 d’Emmanuel Macron, celle-ci incite les ménages à investir dans les bourses pour pouvoir ainsi dynamiser les entreprises. En effet, le PFU avantage les contribuables sur les revenus mobiliers, incluant donc les placements financiers. Il est très bénéfique au-delà d’une certaine tranche.

Le PFU avec un taux unique de 30% facilite la compréhension de la fiscalité sur les placements financiers et encourage les investisseurs.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez poursuivre votre lecture afin de connaitre en détail tout ce qui concerne le prélèvement forfaitaire unique ainsi que son utilité et ses avantages.


pfu

2. Qu’est-ce que le PFU?

Le prélèvement forfaitaire unique est l’une des plus grandes composantes de la réforme de 2018, suite à l’élection d’Emmanuel Macron. Il a été instauré dans le but de faciliter les impositions en appliquant une taxe globale de 30 %, incluant tous les détails, ce qui est unique à tous les placements financiers. Dans ce paragraphe, nous allons approfondir les détails concernant le PFU.

Définition du PFU

Avant le PFU, il y avait uniquement le barème progressif sur les revenus. Ceci comporte un taux variant entre 0 à 45 % en fonction de la tranche d’imposition du revenu. La réforme n’a pas enlevé cette imposition, mais elle a instauré le PFU avec.

Le prélèvement forfaitaire unique est communément connu sous le nom de flat-tax. C’est un règlement instauré par Emmanuel Macron et qui globalise les taxes sur les revenus sur le capital à 30 %. C’est un taux unique qui s’applique à tous les montants. Il n’est pas progressif comme le prélèvement forfaitaire libératoire qui était ajusté en fonction du travail des ménages.

Par ailleurs, le PFU n’est pas optionnel et il n’est pas aussi irrévocable. Vous pouvez en effet opter pour le barème progressif des revenus sur les impôts. Le choix peut se faire en fonction de votre régime fiscal.

Le but de la flat-tax? C’est d’égaliser les impositions au même niveau, quel que soit le montant des revenus des contribuables. C’est d’ailleurs ce que sous-entend son nom en français.

Le prélèvement forfaitaire unique comprend notamment deux taux bien distincts :

  • Un prélèvement pour les cotisations sociales qui s’élève à un taux global de 17,2 %
  • Et un prélèvement sur les impôts sur le revenu qui est de 12,8 %

Si on totalise le tout, nous avons donc un taux global de 30 % incluant ces deux prélèvements à la fois.

La flat-tax tend également à inciter les citoyens à acheter des actions afin de permettre aux entreprises d’être plus dynamiques sur le marché. Cela peut également permettre le retour des capitaux sur les territoires français au lieu de les envoyer dans des pays étrangers.

Toutefois, même après le prélèvement forfaitaire unique, le total des impôts à payer en pourcentage reste encore élevé par rapport aux pays voisins. C’est une constatation qui n’incite pas vraiment les Français à investir dans les entreprises de leur territoire.

Qui doit payer le PFU?

Comme il a été dit plus haut, le PFU n’est pas obligatoire, car vous pouvez opter pour le barème progressif sur les impôts sur le revenu. Ainsi, cela va dépendre entièrement de vos choix.

Toutefois, ceux qui veulent opter pour le PFU doivent remplir certaines conditions afin de bénéficier des avantages. Le plus important, c’est que le contribuable doit être domicilié fiscalement en France. C’est la condition à ne pas négliger. Dans le cas contraire, il ne pourra pas opter pour le PFU qui n’inclut que les citoyens français.

Dès lors, il existe différents types de personnes qui peuvent opter pour le PFU.

En premier lieu, il y a les ménages qui détiennent un patrimoine financier. Ces derniers doivent produire des dividendes, des intérêts ou encore des plus-values. C’est notamment le cas pour les contribuables qui détiennent une part d’actions dans des sociétés françaises. Selon le statut juridique et aussi la valeur du bien immobilier, vous pouvez toujours opter pour le PFU. 

En second lieu, il y a les particuliers qui ont des livrets bancaires produisant des intérêts. Les comptes épargne peuvent être donc être inclus dans cela.

En troisième lieu, le PFU concerne les personnes qui obtiennent des plus-values en vendant des actions d’entreprise et donc vont générer des gains. Comment? Peut-être en les vendant plus cher ou encore en profitant de la variation des cours des actions sur le marché. Cela inclut également les associés d’une entreprise qui génèrent des dividendes au profit de son chiffre d’affaires.

Dans le cas où vous ne correspondez pas à ces profils, vous ne pouvez pas opter pour le PFU, mais uniquement pour le barème progressif.

En d’autres termes, il faut savoir que le choix pour le PFU dépend notamment des revenus que vous percez avec votre placement. Quels sont donc les revenus concernés et non soumis par le prélèvement forfaitaire unique? Nous allons les voir dans les prochains paragraphes.

Quels sont les revenus soumis au PFU?

Comme nous l’avons dit plus haut, les revenus concernés par le PFU sont les revenus issus des placements. Les revenus inclus dans cette catégorie sont donc :

  • Les dividendes : Que vous pouvez percevoir à partir des patrimoines financiers en votre possession. Ce sont notamment les revenus que vous gagnez en tant qu’actionnaire d’une entreprise établie sur les terres françaises.
  • Les plus-values : Ce sont les bénéfices que vous percevez lorsque vous décidez de céder ou de vendre vos actions sur le marché. C’est uniquement valable lorsque vous les vendez plus cher que leur prix d’acquisition normal.
  • Le plan d’épargne de logement : les revenus engendrés par le PEL ne sont pas imposables au PFU que lorsque le compte a été créé après la réforme de 2018. Les comptes ouverts avant cela ne peuvent donc pas jouir des bénéfices du PFU et sont uniquement soumis au barème progressif.
  • Les gains et les produits de votre assurance-vie : il y a tout de même une condition selon laquelle le montant doit dépasser 150000 euros pour être imposable au PFU.
  • Les intérêts de vos placements bancaires : vous pouvez en effet opter pour le PFU dans le cas où vous avez un compte bancaire qui génère des intérêts sur le long terme avec votre placement. C’est très courant pour les comptes épargne et les comptes bloqués.
  • Les obligations

Quels sont donc les revenus qui ne sont pas concernés par le PFU?

 

Nous allons également les voir pour mieux vous éclairer :

  • Les revenus immobiliers,
  • Les revenus des activités salariées,
  • Les revenus des activités non-salariées,
  • Les plus-values immobilières,
  • Les intérêts sur le livret A et LDDS,
  • Les intérêts sur le livret d’épargne populaire,
  • Les dividendes perçus sur le PEA et le PEA-PME.

Pour être soumis au PFU, les revenus doivent répondre à certaines conditions. Quelques-unes d’entre elles se basent sur le montant, donc le mieux, c’est de bien se renseigner pour profiter au mieux des avantages.

Il est à noter que les revenus qui ne sont pas concernés par le PFU doivent obligatoirement être soumis au barème progressif sur les impôts sur le revenu. Il n’y a donc pas de choix dans ce cas-là.

PFU ou impôt sur le revenu?

Il est bien difficile de choisir entre le PFU et le barème progressif. Pour vous aider, nous allons vous donner les avantages de chacun d’entre eux.

  • Les avantages du PFU

Le premier avantage du PFU se constate notamment au niveau des impôts perçus sur les dividendes. En effet, avec l’ancien régime, le montant était de 40 à 60 %. Pourtant, avec le PFU, le taux à appliquer est seulement de 12,8 %, hors-mis les prélèvements sociaux. C’est notamment le revenu qui dispose de plus d’avantages par rapport au barème progressif. Les revenus sur les plus-values avec un abattement de 50 % sont également rentables pour les trois dernières tranches avec un taux inférieur à celui du barème. Les plus-values avec un abattement plus élevé ne sont donc pas rentables avec le PFU.

Il faut tout de même savoir que la valeur intéressante des taux n’est avantageuse que lors des trois dernières tranches d’imposition. Ainsi, vous devez prendre en compte ce détail pour opter ou non pour le PFU.

  • Les avantages du barème progressif

Le barème progressif des impôts sur le revenu est intéressant lorsque vos revenus ne sont pas vraiment conséquents. Ainsi, ils restent dans les deux premières tranches d’imposition, avec un taux moins élevé que pour le PFU.

Par ailleurs, il y a également les abattements qui vont de 40 à 60 % en fonction des dispositifs et lorsqu’ils ont été créés avant la réforme de 2018.

Que faut-il donc choisir entre le PFU et le barème progressif?

 

Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix au départ. Cela dépend de plusieurs paramètres. Vous devez donc calculer au préalable la totalité de vos impôts afin de mieux choisir le prélèvement qui vous semble le plus abordable.

En effet, le PFU est rentable pour les contribuables qui ont un revenu mobilier plus élevé. Comme le taux est unique, cela ne va pas augmenter en fonction de votre revenu.

Par contre, si vous êtes un ménage avec un revenu assez faible dans vos placements, le mieux est d’opter pour le barème progressif.

Si vous voulez faire un calcul de vos impôts au cours de l’année, nous vous invitons à opter pour un professionnel dans le domaine ou prendre rendez-vous avec la DGFIP.

Vous avez également des simulateurs sur le site impot.gouv.fr.

Cela vous assurera un montant net et précis.


comment réduire fiscalité placement

3. Les stratégies pour réduire la fiscalité des placements financiers

Les impôts peuvent être importants sur vos bénéfices, surtout lorsque vous faites un bon chiffre d’affaires. Mais est-ce que vous savez que vous pouvez adopter des stratégies pour réduire la fiscalité de vos placements financiers?

C’est en effet possible et nous allons vous présenter les meilleures stratégies efficaces pour cela.

Le PEA

Le PEA ou plan d’épargne en action est une enveloppe fiscale qui vous permet d’investir dans des actions européennes avec des avantages. C’est un compte qui s’adresse aux particuliers uniquement et non aux entreprises.

Avec le PEA, vous pouvez jouir d’une fiscalité avantageuse. Pourquoi? Tout d’abord, il y a l’exonération des impôts sur les plus-values après 5 ans. C’est dans le cas où vous souhaitez vendre vos actions à un prix plus cher sur le marché. Ainsi, la différence entre le prix normal et votre prix de vente va constituer une plus-value pour vous sans oublier qu’elle sera exonérée d’impôt. C’est pratique pour avoir une rentabilité nette de vos ventes financières.

Par ailleurs, vous pouvez disposer également d’une fiscalité dégressive. La durée de vie d’un PEA est de 5 ans et lorsque ce délai est atteint, une réduction de vos impôts sur les placements de votre compte vous sera bénéfique. De plus, passé ce délai, vous pouvez faire un retrait constant sur votre compte pour faire vos investissements.

L’avantage d’un plan d’épargne en action réside également dans le fait que vos fonds et vos placements sont disponibles à tout moment. Vous pouvez en effet liquider vos actions à tout instant, mais vous pouvez également faire des achats lorsque vous en avez besoin.

Comment faire pour ouvrir un PEA? Divers établissements sont à votre disposition pour vous permettre d’ouvrir un PEA : les banques, les agences en bourses, la caisse d’épargne ou encore les compagnies d’assurance. Il n’y a pas de versement minimal à prendre en compte. Vous devez juste savoir que le plafond du montant total ne doit pas dépasser les 150000 euros ou les 300000 euros dans le cas d’un couple.

Le PEA PME

Le plan d’épargne en action pour PME est une enveloppe fiscale qui vous permet d’acquérir des actions des PME européennes. Quels en sont les avantages? C’est l’exonération des impôts sur les plus-values ainsi que sur vos dividendes. C’est un placement à long terme très pratique à accompagner avec votre assurance-vie pour pouvoir rentabiliser plus rapidement.

Quelle est la différence avec un PEA classique? Le PEA PME vous permet d’investir dans les petites et moyennes entreprises qui ne sont pas vraiment cotées. Ce sont notamment celles qui ont moins de 5000 salariés à son actif. Pour un PEA classique, les investissements ne concernent que les grandes entreprises ayant un capital assez élevé.

Quel est l’avantage du PEA PME? Vous pouvez investir dans les PME les plus rentables, mais votre compte est également exonéré d’impôt au bout de 5 ans d’existence. En effet, dépassé ce délai, vous n’avez plus à payer d’impôts sur vos plus-values. Ce qui réduit donc votre fiscalité d’une manière plus considérable. De plus, avant l’atteinte de l’ancienneté de 5 ans, les impôts à payer seront calculés avec le PFU.

Pour bénéficier d’un très grand avantage fiscal, nous vous conseillons de prendre date rapidement pour atteindre rapidement les 5 ans d’ancienneté. Même si vous ne comptez pas beaucoup investir, cela vaut un bon profit pour vous. Par ailleurs, pour être vraiment rentable, vous pouvez aussi investir dans plusieurs PME avec des actions pas chères. L’accumulation des dividendes peut vous rapporter une somme considérable à chaque fin d’exercice.

L’assurance-vie

L’assurance-vie est un contrat que vous pouvez passer avec une compagnie d’assurance. Le but est d’épargner sur le long terme afin d’avoir un capital, tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse.

Les avantages fiscaux offerts par une assurance-vie sont effectivement bien nombreux. Mais ce qui nous intéresse, c’est la partie pour réduire votre fiscalité sur les placements financiers. En effet, grâce à votre contrat avec votre compagnie d’assurance, vous pouvez éviter de payer des impôts sur vos gains. La condition requise? Les gains ne doivent pas sortir du contrat.

Le plus courant dans ce domaine, c’est notamment l’arbitrage, qui consiste à passer d’un support financier à un autre. Dans ce cas-là, votre plus-value sera exonérée d’impôt.

Opter pour l’assurance-vie afin de réduire les fiscalités reste une bonne solution. Toutefois, elle n’est recommandée que pour les placements financiers à risques qui sont à la fois très rémunérateurs.

De plus, un abattement fiscal est disponible lorsque votre enveloppe fiscale atteint l’ancienneté de 8 ans. Ce qui vous amène à une imposition nulle sur vos plus-values. De ce fait, il n’y a que les prélèvements sociaux à prendre en compte uniquement.

Dans le cadre de l’assurance-vie, nous pouvons également parler de la Tontine. Un abattement de 4600 euros est l’avantage fiscal offert, selon certaines conditions. En effet, cette forme d’assurance ne concerne que les Conservateurs ayant une durée de 10 à 25 ans sur leur compte. Il faut donc une longue ancienneté pour pouvoir bénéficier des avantages fiscaux.

Placement retraite, le PER

Le plan d’épargne retraite est une enveloppe juridique et fiscale qui permet aux personnes de constituer un complément de capital pour leur retraite. Vous pouvez investir sur des actifs financiers grâce à votre PER si vous acceptez le risque en Bourse.

Toutefois, ils sont bloqués jusqu’à votre retraite et ne peuvent être utilisés que dans certains cas d’exception.

Les avantages fiscaux pour le PER sont similaires à ceux du Perp. En effet, il y a une diminution des impôts à payer sur la base des 100 % de votre versement sur votre compte. La réduction d’impôt va donc dépendre du montant de votre versement et le calcul sera fait en fonction de cela.

Pour un versement de 2000 euros sur votre compte, voici les réductions d’impôts qui sont mises à votre disposition (données à ce jour, elles peuvent évoluer) :

ATTENTION : ses barèmes peuvent changer tous les ans, il est important de regarder la législation toutes les ans et ses nouveautés!

  • Une tranche à 11 % pour 280 euros,
  • Une tranche à 30 % pour 600 euros,
  • Une tranche à 41 % pour 820 euros,
  • Une tranche à 45 % pour 900 euros.

Il y a tout de même des contreparties que vous ne pouvez pas négliger, comme le blocage du compte jusqu’à l’arrivée de votre retraite. Il faudra donc attendre un certain temps pour pouvoir profiter de votre placement. 

Aller-retour en fin d’année sur compte titres (pour gommer les plus-values)

Purger les plus-values reste un bon moyen pour réduire les fiscalités sur vos comptes titres en fin d’année. C’est d’ailleurs une stratégie très utilisée.

Comment se fait un aller-retour sur compte titres?

L’opération «vendus-achetés». Le principe dépend des titres en votre possession. Si vous avez des titres moins-values, vous allez l’extérioriser en le vendant à un support financier, avec qui vous décidez un rachat après la fin de l’exercice de cette année. Ainsi, il ne sera pas comptabilisé. Vous allez ensuite imputer cette perte dans vos plus-values pour les réduire à zéro. En d’autres termes, vous n’avez pas de plus-values à taxer. Cette opération peut aussi se faire dans le sens inverse. Notamment dans le cas où vous avez plusieurs plus-values et un stock de moins-values à réduire à zéro. La procédure à faire reste la même.

Pour ce genre d’opération, vous pouvez faire appel à des intermédiaires professionnels pour vous aider dans les procédures. Et aussi, vous devez faire ce genre d’opération avant le 22 décembre, sinon, l’achat-vente sera comptabilisé dans l’exercice de l’année suivante et non de l’année en cours.

Autre solution la donation d’un compte titre :

Il y a tout d’abord la donation-cession. Il s’agit de donner un compte titre à une tierce personne pour que celui-ci puisse les revendre.

En quoi êtes-vous exonéré d’impôts dans ce cas? Comme vous avez fait une cession, vous n’avez pas fait de plus-values. Ainsi, ce ne sera pas comptabilisé dans vos impôts de l’année courante. De plus, la personne qui détient le compte-titre peut le vendre au prix déclaré lors de la donation. Ainsi, elle ne fera pas de plus-values et ne sera donc pas taxée.

Il y a tout de même une précaution à prendre pour éviter de se faire choper. La loi n’approuve pas vraiment ce type d’opération, donc vous devez être assez prudent pour ne pas avoir d’ennuis. Qu’est-ce qu’il faut donc faire dans pareil cas? Il suffit de suivre la procédure entière allant de la donation jusqu’à la vente, en respectant toutes les conditions requises.

 

Le PEE

Le PEE ou plan d’épargne d’entreprise est une enveloppe fiscale pour l’épargne d’une entreprise, mais aussi pour l’actionnariat salarié. C’est un portefeuille de valeurs mobilières qui est soumis à une condition d’indisponibilité de fonds à hauteur de 5 ans, mais avec des avantages fiscaux intéressants à la clé. Le plafond du PEE correspond à 25 % de la rémunération annuelle brute.

Le plan d’épargne d’entreprise est généré par l’entreprise elle-même et il peut être consenti avec les collaborateurs. Les versements sur le compte peuvent se faire par différentes manières à savoir la participation, l’intéressement et aussi les versements complémentaires de l’employeur.

Le premier avantage fiscal dont vous pouvez bénéficier est l’exonération d’impôts sur le revenu lorsque les versements ne dépassent pas les plafonds établis. De plus, les impôts à déduire dépendront alors des types de versements et des montants.

Le second avantage proposé par un PEE est l’exonération d’impôt à la sortie du capital. En effet, les gains et les plus-values que vous avez générés au cours de l’indisponibilité de votre compte ne seront pas imposables. Donc, vous allez acquérir des bénéfices nets sans déductions.

Il est tout de même à noter que vous devez compter les prélèvements sociaux dans vos comptes à la fermeture de votre PEE.


 

4. Conclusion sur le prélèvement forfaitaire unique

Vous avez à votre portée plusieurs stratégies qui vous permettent de réduire considérablement votre fiscalité et faire mieux que le PFU à 30%.

PEA, PEA PME, PER, assurance vie, donations … ou encore en faisant des allers-retours en compte titre, les solutions existent.

Le plus important, ce n’est pas de tous les tester, mais de choisir celle qui convient le mieux à votre situation et en fonction de votre patrimoine et vos placements financiers.

D’ailleurs, il est vraiment conseillé d’opter pour la bonne enveloppe fiscale afin de protéger vos placements sur le long terme. C‘est à la fois pratique et bénéfique sur le cadre fiscal.

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A Propos De Cyril Jarnias

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