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Défiscalisation
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Cession d’entreprise : fiscalité, revenus et nouveaux projets de vie!

Cession d’entreprise : fiscalité, revenus et nouveaux projets de vie!
par cyril jarnias - le 21 mars 2021

La cession d’entreprise est souvent un cap difficile à gérer pour vous chef d’entreprise dans la gestion de votre patrimoine.

On pense tout particulièrement au passage du patrimoine professionnel vers le patrimoine privé et votre fiscalité à court, moyen et long terme.

Derrière ces problématiques fiscales et patrimoniales, c’est aussi un changement de vie qu’il conviendra de préparer pour profiter pleinement des fruits de votre travail.

Il est essentiel de ne pas ruiner vos efforts en prenant de mauvaises décisions. La plus-value générée lors de la cession d’entreprise est soumise au paiement d’impôts divers (IR, contribution sur les hauts revenus si applicable, prélèvements sociaux et éventuellement d’autres impôts en fonction du mode de transmission). Nous allons vous détailler, dans la mesure du possible, chaque grand dispositif fiscal, mais il est important de bien comprendre que chaque situation fiscale est unique. Je vous invite à me contacter, nous pourrons ainsi discuter ensemble de votre plan de cession d’entreprise.

En parallèle, bien souvent le chef d’entreprise dispose de l’intégralité de son patrimoine sur le plan professionnel, cela supposera une réorganisation de ses actifs avec probablement un patrimoine privé en hausse. Suivant celle-ci, elle pourrait avoir impact fort à la fois sur la fiscalité immédiate mais aussi un jour sur la transmission du fruit de votre travail tout particulièrement sur les droits de succession.

Il sera important de savoir préserver votre capital en investissant de façon judicieuse dans des placements attractifs tout en optimisant votre fiscalité présente et future.

DISCLAIMER : Les dispositifs fiscaux présentés dans cet article sont susceptibles d’évoluer dans le temps (évolution de la législation). Il est important de diversifier vos sources d’informations avant de prendre une décision financière. Nous déclinons toute responsabilité en cas de mauvaise utilisation des informations présentes dans cet article. Je vous invite à me contacter si vous avez des questions concernant la fiscalité applicable lors de la cession d’entreprise ou si vous avez besoin de conseils personnalisés sur le réinvestissement de votre capital

Les enjeux de la cession d’entreprise

Les enjeux de la cession d'entreprise

Enjeu N°1 : Réduire l’imposition (fiscalité) au maximum

Le risque majeur lors de la transmission d’une entreprise est de supporter une fiscalité trop lourde, et en cas d’erreur de calcul ou de fraude fiscale, de supporter des pénalités.

Il est important d’apprécier les risques liés à la fiscalité en amont du projet de cession d’entreprise en fonction du mode de transmission.

Comme nous allons le détailler plus loin dans ce guide sur la cession d’entreprise, la fiscalité applicable à une cession d’entreprise varie en fonction du mode de transmission :

  • transmission gratuite d’une entreprise familiale (donation, héritage)
  • cession de titres sociaux (actions, parts sociales) à un tiers
  • cession d’un fonds de commerce.

En règle générale :

La cession d’une entreprise s’accompagne habituellement d’une taxe forfaitaire unique de 30% (+ éventuellement la contribution sur les hauts revenus), mais chaque situation est unique (je vous invite à consulter notre chapitre spécialement consacré à la fiscalité applicable lors de la cession d’entreprise).

Enjeu N°2 : Les revenus au moment de la cession et après la cession.

La cession d’entreprise s’accompagne t’elle d’une cessation d’activité ? Continuerez-vous d’être rémunéré après la cession ? En cas de cessation d’activité totale, il est important de prévoir un plan au cas où la cession d’entreprise tournerait mal : en cas de litige avec le repreneur notamment. Pensez également que la cession d’entreprise s’accompagne d’un blocage des fonds de la cession pendant une durée d’au moins 5 mois, voire plus en cas de litige avec le repreneur.

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La cession s’accompagne parfois d’une perte de statut social. Vous n’êtes plus le dirigeant de l’entreprise. Vous perdez vos liens sociaux avec vos anciens collaborateurs, fournisseurs ou clients. Si il ne s’agit pas d’un départ à la retraite, les cédants vivent parfois mal cette période d’inactivité. Le retour à la vie active est parfois compliqué. Il est préférable de préparer en amont le retour à la vie professionnelle en définissant un projet professionnel (création d’une nouvelle activité par exemple, réinvestissement, expatriation,…).

Préparer la cession d’entreprise en amont, plusieurs mois et voire idéalement plusieurs années avant la cession. Prévoir un plan de reprise d’activité : secteur d’activité, formation nécessaire, investissement nécessaire,…

Enjeu N°3 : La vie après la cession d’entreprise (expatriation, réinvestissement, diversification des revenus)

Définir un projet professionnel ou une activité personnelle après la cession d’entreprise. Si la cession d’entreprise ne s’accompagne pas d’un départ à la retraite, voici quelques idées d’investissement souvent mise à contribution :

  • Investissement dans l’immobilier (USA, Bulgarie, Indonésie ou sur des marchés moins rentables comme la France).
  • Expatriation fiscale (Portugal, Bulgarie,…) afin de réduire votre taux d’imposition global
  • Réinvestissement dans une PME innovante
  • Investissement dans des actifs tangibles de type spiritueux.

Les pièges à éviter lors de la cession d’une entreprise

Pièges à éviter lors de la cession d'entreprise

 

La cession d’entreprise s’accompagne souvent de risques :

  • La partie fiscalité est celle qui comporte le plus grand nombre de risques : le versement d’un impôt sur la plus-value. Cet impôt (comme nous allons le détailler un peu plus bas dans l’article) peut être soumis à une taxe fixe (appelée Flat Tax) ou bien soumis à un barème progressif. En fonction du mode de transmission, d’autres impôts peuvent également être supportés (notamment en cas de vente de fonds de commerce). Il est essentiel de préparer cette fiscalité en amont : quel est le taux applicable ? Quand le paiement sera-t-il dû ?  Quelle est la meilleure option à choisir lors de la déclaration de plus-value ? Quelles sont les formes d’abattement envisageables ? Je vous invite à me contacter afin de faire un point sur la situation de votre cession d’entreprise.
  • L’absence de projet après la cession d’entreprise. S’agit-il d’un départ à la retraite ? Une reconversion professionnelle ? Une absence de projet sur le moyen-long terme est souvent un risque et un facteur d’échec sur le long terme. Il est essentiel de se poser certaines questions, et de préparer en amont une liste de projets. N’hésitez pas à consulter notre liste de placements alternatifs situés en bas d’article. L’investissement aux USA assure actuellement une rentabilité attractive (jusqu’à 12% par an de rendement net) avec une fiscalité attractive. N’hésitez pas à nous contacter afin de bénéficier de conseils personnalisés.
  • Le besoin de conserver des revenus après la cession d’entreprise. Avant la cession d’entreprise, il est essentiel de s’assurer des revenus couvrant toute la période de la cession d’entreprise (certaines sommes peuvent rester bloquer pendant de nombreuses années, dans le cas d’un litige avec le repreneur par exemple), mais il faut également préparer l’après-cession : quels seront vos revenus pendant les prochaines années ? La cession doit s’accompagner d’un programme de reprise d’activité dans certains cas. Peut-être sera t’il nécessaire de placer votre capital dans des placements ? Diversifier vos sources de revenus ?
  • La valorisation de l’entreprise : Il est impératif de ne pas céder votre entreprise à n’importe quel prix de cession. La méthode de valorisation est essentielle. Il existe plusieurs méthodes : valorisation patrimoniale, valorisation par approche comparative, valorisation par flux de trésorerie, valorisation basée sur la performance ou encore la valorisation par barème.
  • Devoir d’informer les salariés de la cession afin de leur permettre d’émettre une offre de reprise : Le non-respect de cette règle peut entraîner le versement d’une amende égale à 2% du montant de la cession. Pour éviter tout litige, il est préférable d’informer également votre famille.
  • Blocage du prix de vente de la cession d’entreprise : Lors de la cession d’entreprise, le prix payé par l’acquéreur n’est pas remis immédiatement au vendeur. Le montant de la cession est alors remis à un intermédiaire, qui bloque la somme de façon temporaire. Ce délai de blocage est justifié par la réalisation de certaines formalités (publication au BODACC, dans un journal d’annonces légales,…). Habituellement, la durée du blocage varie entre 3 et 5 mois.

La fiscalité d’une cession d’entreprise

Fiscaltié applicable lors de la cession d'entreprise

 

La cession d’une entreprise peut avoir plusieurs formes :

  • cession de parts sociales
  • cession d’une clientèle
  • cession d’élément de fonds de commerce
  • cession d’une participation détenue par un holding.

La fiscalité qui en découle varie en fonction de la forme de la cession.

IMPORTANT : Il est important de faire la différence entre une cession de titres sociaux (actions, parts sociales) et la transmission d’un fonds de commerce. La fiscalité applicable varie en fonction du mode de transmission.

La fiscalité applicable lors d’une cession d’entreprise est complexe, je vous invite à me contacter. Nous pourrons ainsi faire le point ensemble sur votre situation financière personnelle. N’oubliez pas que chaque situation financière est unique. Il existe des cas particuliers. Certaines dispositions fiscales peuvent vous aider à réduire votre imposition.

Le calcul de la plus-value sur la cession d’entreprise

Les impôts dus sur les bénéfices nets issus de la cession à titre onéreux d’actions, de parts de sociétés peuvent être, sous certaines conditions, réduits d’un abattement (sous conditions).

La plus-value est la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition de l’action (ou la part sociale).

Si cette différence est positive, il s’agit alors d’une plus-value, alors que dans le cas contraire, il s’agit d’une moins-value.

La plus-value est imposée par l’état à plusieurs niveaux :

  • impôt sur le revenu (si applicable)
  • prélèvements sociaux
  • éventuellement la contribution sur les hauts revenus.

La taxation sur la cession d’un fonds de commerce

La cession d’un fonds de commerce est un contrat par lequel le vendeur transfère, en échange d’un prix, la propriété de son fonds de commerce. Un fonds de commerce est une notion juridique spéciale, qui existe notamment dans certains pays comme la France, la Belgique, le Luxembourg, le Maroc,… Le fonds de commerce est un ensemble d’éléments corporels et incorporels, destiné à attirer une clientèle.

La cession d’un fonds de commerce au niveau fiscal :

La cession d’un fonds de commerce est assimilée d’un point de vue fiscal comme une cessation d’activité. Cette cessation d’activité doit donc être déclarée, au moyen du dépôt d’une déclaration de cessation d’activité, dans un délai de 30 jours au centre des impôts. La cession du fonds de commerce s’accompagne également d’autres formalités de publicité (frais de publication au journal d’annonce légale,…).

Dans les 60 jours à compter de la publication dans un journal d’annonce légale, le cédant doit également procéder à la clôture des comptes et la déclaration des bénéfices.

La cession du fonds de commerce implique donc l’imposition immédiate des bénéfices issus de l’exploitation de l’entreprise. Le cédant peut également supporter une fiscalité diverse : TVA, imposition de la plus-value,…

La fiscalité en rapport avec la cession d’un fonds de commerce est trop complexe pour être abordée dans ce guide. Je vous invite à me contacter pour de plus amples renseignements.

Vous cédez les titres de votre entreprise, on fait le point sur votre taxation

Si vous cédez les titres (parts sociales ou actions) d’une entreprise soumise au régime de l’IS, vous devrez déclarer la plus-value financière réalisée lors de la cession de votre entreprise sur votre prochaine déclaration d’impôt sur le revenu (donc l’année suivante).

L’imposition des revenus des capitaux mobiliers et plus-values est intégrée dans votre déclaration d’impôt sur le revenu. Vous avez le choix entre :

  • une fiscalité progressive (le barème de l’IR) : barème progressif (entre 0 et 45%) + les prélèvements sociaux (17.2%) + éventuellement la contribution sur les hauts revenus (3 ou 4%).
  • la Flat Tax de 30% qui inclut notamment les prélèvements sociaux (17.2%), ainsi qu’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12.8% + éventuellement la contribution sur les hauts revenus de 3% ou 4%.

Abattement pour le barème progressif

Le barème progressif peut être avantageux pour les faibles revenus, mais il faut savoir qu’il existe également un mécanisme fiscal d’abattement pour le barème progressif concernant des parts sociales (ou actions) détenues depuis plusieurs années (selon certaines conditions).

L’abattement pour le barème progressif ne s’applique que sur la partie IR (impôt sur le revenu), et cela ne concerne donc pas le versement des prélèvements sociaux ou bien encore la contribution sur les hauts revenus.

Ce mécanisme fiscal peut être avantageux dans les cas suivants :

  • Vous détenez vos parts sociales depuis plusieurs années ou bien dans le cas d’un départ à la retraite
  • Vous détenez une participation dans le capitale d’une PME nouvelle.

L’abattement pour barème progressif : cas général de droit commun (durée de détention)

L’abattement général de droit commun est maintenu pour les titres éligibles acquis jusqu’au 31 décembre 2017 (avant le 1er janvier 2018). L’abattement se calcule sur l’impôt sur le revenu lié à la réalisation d’une plus-value réalisée au titre de la cession, cela ne concerne pas les prélèvements sociaux (17.2%) ou la contribution sur les hauts revenus.

Le taux d’abattement s’applique lors de la cession de parts sociales (ou actions). Le taux d’abattement est de :

  • 50% sur le montant de la plus-value pour des titres détenus depuis plus de deux ans et moins de 8 ans (durée de détention : entre 2 et 8 ans)
  • 65% sur le montant de la plus-value pour des titres détenus depuis au moins 8 ans.

L’abattement renforcé pour barème progressif : cas spécifique pour l’acquisition de titres dans une “PME nouvelle”

Il existe un autre type d’abattement : l’abattement renforcé qui s’applique lorsque certaines conditions sont réunies. Cet abattement concerne l’acquisition de titres (actions, parts sociales,…) dans une PME nouvelle.

Ainsi, lorsque la cession concerne une PME acquise ou souscrite dans les dix ans de sa création, il est possible de bénéficier d’un abattement renforcé lorsque les conditions suivantes sont respectées :

  • la cession des titres concerne des titres acquis ou souscrits dans les dix ans de la création de l’entreprise ;
  • La cession concerne une PME (définition européenne), donc entreprise de moins de 250 salariés, avec un CA de moins de 50 millions d’euros ou un bilan inférieur à 43 millions d’euros.

Le taux d’abattement renforcé varie en fonction de la durée de détention. Ce taux d’abattement renforcé est de :

  • Durée de détention (entre 1 et moins de quatre ans) : 50% pour des titres cédés ;
  • Durée de détention (entre 4 et moins de 8 ans) : 65% pour des titres cédés ;
  • Durée de détention (au moins 8 ans) : 85% pour des titres cédés.

Dirigeant d’entreprise : lors d’un départ en retraite en 2021, il existe un abattement global

Vous partez en retraite en 2021 ? Il existe un abattement global d’un montant maximal de 500 000 euros. Cet abattement global est valable quel que soit le mode d’imposition choisi (flat tax ou barème progressif), mais il est en revanche impossible de le cumuler avec les formes d’abattement pour durée de détention décrits ci-dessus.

Barème progressif ou Flat Tax ?

Il est généralement préférable d’opter pour la Flat Tax (30%), mais si cela est envisageable, et suivant certaines conditions, il serait ainsi préférable d’opter pour la fiscalité progressive. Je vous invite de toute façon à me contacter, nous ferons le point ensemble.

Le Pacte Dutreil : le cas de la transmission familiale lors de la cession d’entreprise

Le pacte Dutreil est une disposition fiscale qui consiste à exonérer une partie des droits de mutation lors de la transmission à titre gratuit d’une entreprise familiale ou de titres d’une société familiale. C’est une loi fiscale qui vise à faciliter la transmission d’entreprise entre générations (cas de la donation ou de l’héritage en cas de décès).

En quoi consiste le pacte Dutreil ?

Le dispositif Dutreil est accordé pour les transmissions à titre gratuit d’entreprises individuelles ou de titres de sociétés (parts sociales, actions) ayant une activité commerciale, artisanale, industrielle, libérale ou agricole.

L’avantage fiscal offre une exonération partielle (75% de la valeur de l’entreprise ou des titres de l’entreprise) des droits de donation ou de succession.

Comment fonctionne le pacte Dutreil ?

La transmission des titres (parts ou actions) de sociétés ou bien encore d’entreprises individuelles peut bénéficier d’une exonération lors de la transmission par donation ou par succession (selon certaines conditions). Cette exonération porte sur les ¾ de la valeur des titres. Afin de bénéficier de cette exonération, il est nécessaire de satisfaire certaines conditions, ainsi que certaines formalités.

Les méthodes pour réduire votre imposition globale

N’oubliez pas qu’il existe des solutions pour réduire votre imposition globale dans le cas d’une cession d’entreprise. Plusieurs solutions permettent d’échapper à une imposition immédiate de vos plus-values, ou ce sont des solutions qui réduisent globalement l’imposition globale de vos plus-values. Ce sont des solutions parfois complexes. Je vous invite à me contacter pour faire le point sur votre situation fiscale.

OBO : Un outil de stratégie patrimoniale lors de la cession d’une entreprise

L’OBO est une technique complexe utilisée dans la gestion de patrimoine afin de réduire la fiscalité applicable lors d’une cession d’entreprise. Cette opération consiste à monter une holding qui aura pour fonction de racheter les parts de son entreprise.

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Le rachat de son entreprise par son holding personnel suppose que cette holding dispose des fonds nécessaires pour le rachat de l’entreprise. L’origine des fonds est assez diverse. La holding a souvent recours à un emprunt bancaire.

Le rachat de l’entreprise par son holding personnel permet au dirigeant fondateur de libérer les capitaux investis dans son entreprise, sans perdre le contrôle de son entreprise (son holding devient l’actionnaire majoritaire de son entreprise).

Au niveau de la fiscalité, l’intérêt du OBO (Owner Buy Out) repose principalement sur le report de l’imposition de la plus-value réalisée par le dirigeant fondateur lors de l’apport des titres de la société rachetée à une holding contrôlée.

C’est un mécanisme financier complexe. Certaines règles doivent être respectées. La consultation d’un professionnel est indispensable pour mener à bien l’opération. Je vous invite à me contacter pour obtenir de plus amples informations sur ce montage financier.

Préparer sa vie après la cession d’entreprise ?

Préparer sa vie après la cession d'entreprise

Envisager une expatriation après la cession d’entreprise

La fiscalité en France : pas de baisse des taxes en perspective

La fiscalité en France est l’une des plus lourdes et plus complexes au monde. Le plan de relance Covid-19 (financement des entreprises, investissements massifs dans l’économie,…) a un coût gigantesque pour le gouvernement français (470 milliards d’euros pour les mesures d’urgence en 2020, on parle de plus de 100 milliards d’euros en 2021 et 2022). Un véritable déluge. L’état français n’aura pas d’autres choix que de limiter soit les dépenses publiques, soit d’augmenter drastiquement la fiscalité déjà largement oppressive. Il ne faut pas s’attendre à une baisse des taxes dans les prochaines années.

L’État français va chercher à taxer les produits d’épargne afin de dynamiser l’investissement et la consommation ?

Dans le courant des prochains mois, il ne serait pas surprenant que l’État français mette en place une nouvelle taxe sur les fonds déposés dans des comptes épargne (livret A,…). Il ne s’agira plus de choisir un placement financier classique (de type livret A) pour générer des intérêts, mais de payer pour déposer des fonds dans un compte sécurisé auprès d’une banque. Une taxe spécialement orientée sur les produits d’épargne reste une option envisageable. Un article paru le 24 février 2021 sur FranceTVInfo parle de 455 milliards d’euros épargnés par les français dans le livret A (en hausse de 10% sur un an). Bruno Le Maire a précisé, le 1 mars 2021, dans un article publié dans Le Point, qu’il refuserait de taxer les produits d’épargne pour amplifier la relance économique. Mais il ne faut pas oublier qu’on est à un an des élections. Si le gouvernement français met en place une taxe exceptionnelle sur l’épargne (un prélèvement sur les capitaux placés, et non plus sur les gains générés), ça sera sans doute fin 2021, voire début 2022, après l’échéance électorale.

La solution : une expatriation fiscale ?

L’expatriation fiscale est une option séduisante pour les investisseurs. Je vous invite à découvrir mon dossier spécialement consacré aux paradis fiscaux ici. Certains pays européens, comme la Bulgarie, l’île Maurice offrent une fiscalité très clémente. Ils cherchent à attirer les capitaux étrangers. Ce sont des états faiblement endettés. Ils connaissent une forte croissance économique. La Bulgarie a la capacité de résister à un choc économique, tout comme la Pologne après la crise financière de 2008.

L’investissement du produit de la vente après la cession d’entreprise

Les placements en assurance-vie, ou autres produits bancaires, ne rapportent presque plus rien. Le taux d’intérêt directeur de la BCE est négatif : on paye les banques pour emprunter de l’argent ! On marche sur la tête, mais face au risque de récession, les banques centrales n’ont pas d’autres choix que de baisser successivement le taux directeur.  Les livrets d’épargne ne rapportent presque plus rien (le livret A = 0.50%). Pour produire des gains sur le long terme, il est essentiel de se tourner vers des actifs tangibles, comme l’immobilier à l’international, les spiritueux, les armes de collection et d’autres actifs.

Investissement dans l’immobilier en France : attention aux frais de rénovation et à la faible rentabilité

Pour l’immobilier, en France on tourne autour des 2 à 4% de rentabilité brute avant impôts (donc rentabilité faible), et la législation française devient de plus en plus stricte vis-à-vis des propriétaires. La loi Énergie-Climat, qui a été adoptée le 8 décembre 2019, contraint désormais les bailleurs à réaliser des travaux d’innovation énergétique. Cette loi concernerait plus de 7 millions de logements en France. Une loi particulièrement coûteuse pour les bailleurs.

La fiscalité est aussi très peu alléchante : impôt sur le revenu + prélèvements sociaux + taxe foncière.

Investissement dans l’immobilier à l’étranger en Bulgarie

La Bulgarie est une destination très prisée par les investisseurs immobiliers ces dernières années. On assiste dans la capitale Sofia à une forte croissance des prix. Des opportunités sont à saisir. A Sofia, le prix dans l’immobilier neuf se négocie à 800 euros le mètre carré (entre 800 et 1000 euros, suivant le degré de finition et le quartier).

Sur Sofia, et hors appréciation éventuelle des prix, on tourne autour des 6% de rentabilité nette. La fiscalité est faible (10% IR). La Bulgarie a négocié une convention de non double imposition avec la France. Les revenus de source Bulgare taxés en Bulgarie ne supporteront pas une seconde imposition en France (même si vous êtes résident fiscal français).

D’autres villes bulgares offrent des opportunités d’investissement, comme Varna, Bourgas,…

Je suis spécialiste du marché Bulgare, n’hésitez pas à me contacter pour obtenir de plus amples informations sur ce marché immobilier.

L’investissement dans l’immobilier aux USA

Des opportunités restent à saisir dans l’immobilier aux USA (Cleveland, Miami,…). Le marché américain offre des avantages indéniables aux investisseurs :

    • Le statut de la LLC est très attractif (suivant certaines conditions) : anonymat des associés de la société (dans certains états américains), protection du patrimoine personnel, facilité de création d’entreprise,…

Marché immobilier dynamique

  • Taux de change favorable (1 euro pour 1.19541 dollar au 12 mars 2021)
  • Un marché immobilier low cost, comme dans la ville de Cleveland où les prix immobiliers restent très accessibles, ou encore d’autres destinations comme la Floride où les prix montent
  • Forte rentabilité : jusqu’à 10% de taux de rentabilité, voire plus en tenant compte de la valorisation
  • Plan Biden : 1900 milliards de dollars américains. Le plan de sauvetage américain a été signé par le Congrès américain le 10 mars 2021. Ce plan de sauvetage devrait soutenir à moyen terme l’économie américaine (source).
  • Fiscalité attractive avec le statut de la LLC. Sous certaines conditions, imposition des bénéfices de la société au niveau personnel.
  • Diversification de vos placements sur une autre devise : le Dollar américain. D’après le spécialiste en gestion d’actifs DWS prévoit pour la fin 2021 un taux de change de 1.15 dollar américain contre 1 euro (source).

Investissement dans des actifs tangibles sur le long terme

La BCE, ainsi que d’autres banques centrales dans le monde, s’attendent à une hausse des prix dans le courant des prochains mois. Dans un article paru sur Le Figaro, la BCE s’attend à une hausse des prix de 1.5% sur 2021 et 1.2% pour 2022. Une hausse des prix pour le moment modérée, mais qui pourrait néanmoins s’accélérer dans le courant des prochains mois. Une hausse des prix est synonyme de perte de pouvoir d’achat. Il est important de profiter de cette hausse généralisée des prix pour investir dans des actifs tangibles qui verront également leurs prix augmenter.

Certains placements pourraient en profiter, comme :

  • l’Or (qui semble néanmoins déjà bien valorisé, résistance technique du prix à 2000 dollars américain)
  • les spiritueux (notre dossier spécial Whisky) : hausse de l’actif de plus de 400% sur les 10 dernières années. Opportunités à saisir. Placement tangible réservé aux passionnés.
  • les armes de collection
  • les cryptomonnaies : le Bitcoin a profité d’une forte croissance de son prix en 2020. Elle a été suivie par d’autres monnaies virtuelles comme l’Ethereum, mais les performances passées ne préjugent en rien des performances futures. Les monnaies virtuelles sont très risquées et très spéculatives.

La Bourse ? Un marché attractif ?

Attention aux marchés financiers. La plupart des experts financiers s’accordent sur l’idée qu’on est en pleine bulle financière. On ne sait pas quand cette bulle éclatera. Certaines sociétés sont sur valorisées comme Tesla Inc. La période actuelle ressemble beaucoup à la période du début des années 2000. Certaines sociétés comme les SPAC sont introduites en Bourse et contribuent de par leur fonctionnement à la survalorisation des marchés financiers.

Réinvestissement dans une PME innovante

Le réinvestissement de votre capital dans une nouvelle activité reste une alternative envisageable, surtout si le statut social reste important pour vous.

Voici quelques idées d’investissement :

  • le capital investissement : réinvestissement de vos fonds dans des sociétés à fortes croissances ou dans des sociétés innovantes. Il existe des clubs de business angels, ainsi que diverses plateformes d’investissement orientées sur le capital-investissement.
  • investissement dans le capital d’une PME innovante.
  • création d’une nouvelle activité dans un secteur innovant. Quelques secteurs d’activités offrent de fortes perspectives de croissance : ecommerce, entreprise technologique, entreprise biotechnologique,…

Conclusion sur la cession d’entreprise

La cession d’entreprise s’accompagne de risques : fiscalité applicable, blocage des fonds de la cession, absence de revenus après la cession, absence de projet sur le long terme ainsi que divers risques inhérents au projet de cession. Il est essentiel de faire le point sur les risques liés à la transmission d’entreprise afin de faciliter la transmission de votre patrimoine professionnel en patrimoine privé.

Il est important que vous réfléchissez à votre projet de vie derrière cette cession et à l’articulation de votre patrimoine que cela entraînera.

Comme nous l’avons détaillé dans ce guide sur la cession d’entreprise, il est essentiel de comprendre la fiscalité applicable lors d’une cession d’entreprise (barème progressif ou taxe fixe, abattement possible,…). Je vous invite à me contacter afin de faire le point sur votre transmission d’entreprise.

Céder son entreprise, c’est passer un nouveau cap dans sa vie professionnelle, privée et cela se prépare  GLOBALEMENT à tous les niveaux pas seulement sur le plan fiscal ou faire de la rentabilité avec vos futurs capitaux!

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