Cyril Jarnias : on ne vends pas de produits ici !
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Investir dans le whisky enfin le bon moment

Investir dans le whisky enfin le bon moment
par cyril jarnias - le 16 mai 2019

Investir dans le whisky est-ce maintenant? 

Investir dans le whisky  : mes mises à jour.

Mise à jour du 06/12/19 :

ATTENTION : des lecteurs m’informent que le site http://www.whisky-patrimoine.com/ exploite le lien de ma vidéo BFM Business sur youtube sur le whisky rare

(https://www.youtube.com/watch?v=ywrHBb1VJ3o) dans leur mail commercial.

Je ne connais pas cette société.

(lien societe.com : https://www.societe.com/societe/whisky-patrimoine-511647323.html)

Ils exploitent ma vidéo sans mon accord dans leur mail.

J’invite toute personne sollicitée par cette société à faire très attention!

N’hésitez pas également à m’envoyer vos mails avec le lien de ma vidéo que ce soit cette société ou d’autre.

Je ne connais pas non plus la société whisky prestige : faites très attention!

J’invite également les particuliers a suivre la liste noire de l’AMF pour se protéger au maximum.

Bien cordialement,

Cyril JARNIAS

 

 

Mise à jour 28/11/19 : encore un record aux enchères pour la vente d’une bouteille de whisky Macallan!

record prix enchères whisky macallan

Amusant, c’est le mot.

J’étais sur BFM lors d’une de mes chroniques pour expliquer le potentiel des whisky rares.

Le 25 octobre 2019, BFM annonce un record de vente au UK sur une bouteille de whisky Macallan.

Cette bouteille de whisky « The Macallan Fine & Rare 60 Year Old 42.6 ABV 1926 » éditée en plusieurs dizaines d’exemplaires voilà plusieurs dizaines d’années et surtout à un prix modeste à l’époque s’est vendue 1,7 millions d’euros.

Le lien ici sur ce  record de prix pour une enchère de whisky Macallan

Ne peut-on pas espérer donc sur des bouteilles de whisky  rares éditées à quelques centaines d’exemplaires (avec les bons experts) de voir le prix de sa collection de flacons prendre de la valeur?

N’oubliez jamais que des personnes averties et fortunées n’hésiterons pas à s’offrir ces flacons et les déguster en amis!

IMPORTANT : sous 20000 à 30000 euros, vous ne pourrez pas vous constituer une collection de qualité et vous n’aurez pas accès aux collectionneurs et aux bons négociants.

Si vous êtes dans ces budgets, à votre écoute, pour échanger sur le sujet et vous donnez accès à du réseau!

 

Mise à jour du 06/09/19 : investir dans le whisky mieux que le vin et les premiers crus classés?

Cyril JARNIAS expert sur les questions patrimoniales BFM Business :

 

Mise à jour du 20/08/19 :

ichiro whisky 1985

Cette fois-ci le nouveau record au monde pour une vente de whisky est réalise sur des bouteilles japonaises.

Bonhams maison de ventes aux enchères britannique  a vendu à Hong Kong un ensemble complet de la «série de cartes» de Hanyu Ichiro au prix de 7,1 millions de dollars HK  soit la coquète somme de 820000 euros ce qui est près du double du record précédent!

A vos tablettes ! Le jeudi 5 septembre sur BFM Business  à 10h40 j’évoque les actifs tangibles dont le whisky.

 

 

Mise à jour du 17/06/19 :

Article très intéressant d’un des sites « référence » sur le whisky Scottish Fields comparant les différents actifs tangibles et le rendement sur 10 ans :

Vous souhaitez découvrir les vins et spiritueux rares? Vous souhaitez protéger votre argent sur des actifs tangibles? Des questions sur le domaine du vin et des spiritueux? Bénéficier de notre réseau d'experts en nous contactant.

rendement whisky sur 10 ans

Rare whisky market sees prices rise by 40% in a year

On constate que le prix des whisky selon ces experts a progressé de 400% soit 40% par an le plaçant devant la grande majorité des actifs tangibles.

 


Investir dans le whisky peut être aussi lucratif que risqué. Aussi, comprendre ce sujet éminemment technique est une précaution qui s’impose pour qui veut tirer parti de l’augmentation des prix des whiskies les plus rares.

Et si investir dans le whisky pouvait avoir du sens, ne serait-ce que pour protéger ses avoirs en les diversifiant dans des actifs tangibles ? Pour mieux comprendre le sujet, il convient de mentionner deux ventes aux enchères particulièrement remarquables.

Le 3 octobre au Royaume Uni, une bouteille de Macallan de 1926 se vendait pour 848000 Sterling, le 29 novembre, une seconde bouteille de Macallan pulvérisait le précédent record en  atteignant le prix  vertigineux  de 1.2 Million de livres Sterling, soit le prix de 100 m2 dans le cœur de Paris. 

Les prix aux enchères dépassent le million d’euros pour des bouteilles de whisky Macallan!

 

Aussi spectaculaires soient-elles, ces deux ventes ne font que confirmer un état de fait,  la hausse du prix des whiskies rares est inéluctable.

Investir dans le whisky devient un sujet qui intéresse et captive, car les gains sont au rendez-vous et la presse généraliste d’Outre-manche parle d’une hausse de 30% du marché en un an. 

Avant de succomber aux sirènes du rendement et de vous lancer dans l’aventure de l’or liquide, il convient de comprendre les règles d’un marché d’experts dans lequel toutes les bouteilles de whiskies ne sont pas égales.

ERRATUM : l’abus d’alcool est dangereux, consommez avec modération. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération.

En aucun cas, le whisky ne doit être considéré comme un placement spéculatif.

Nous parlons ici de produits rares avec une dimension plaisir et pour des collectionneurs ou futurs collectionneurs avertis.

 

Qu’est-ce qu’un whisky rare?

 

Seuls des whiskies rares et hors du commun, dont on ne trouve que quelques centaines voire quelques dizaines d’exemplaires au monde, figurent au classement des investissements rentables.

Ces whiskies sont traqués par les amateurs du monde entier, la conséquence de cette traque est que les prix des plus convoités augmentent jusqu’aux derniers flacons, voire même jusqu’aux derniers échantillons disponibles sur le marché.

Ces whiskies rares proviennent de marques prestigieuses comme Macallan, Bowmore, Brora, Karuizawa, Port Helen, mais aussi de marques d’embouteilleurs Italiens célèbres, comme Samaroli ou Moon Import.

Si la réputation internationale du whisky ne date pas d’hier, c’est la globalisation et l’explosion du nombre des super-riches qui pèse  sur le prix des plus rares.

 

De New York à Hong Kong en passant par Sao Paolo, le whisky est considéré comme un symbole de richesse, un instrument de pouvoir qui permet d’exhiber sa puissance au même titre qu’une rolex ou une Ferrari.

Au-delà du prestige que confère la possession d’un whisky rare, les véritables connaisseurs cherchent les sensations extrêmes que procure la dégustation de certains whiskies de « haute voltige ».

Pour les amateurs les plus fortunés, le prix est un facteur secondaire dans la décision d’achat, le facteur plaisir est l’unique élément à prendre en compte.

Quand on aime, on ne compte pas. C’est dans ce cadre totalement extraordinaire que des Français,  au revenu moyen peuvent se constituer une collection dans le whisky  pour protéger leurs patrimoines. Ils misent sur des produits que seuls les supers riches peuvent consommer, leur analyse est fine, seuls les produits de l’ultra luxe semblent résister aux crises financières.

De quel whisky parle-t-on ?

 

La production du whisky est aujourd’hui planétaire, alors comment naviguer au milieu de cette myriade de produits avec des emballages à couper le souffle ? Comment s’orienter et faire les choix gagnants ?

Le whisky est un produit qui provient de plusieurs pays et de plusieurs continents, en fonction des méthodes, des produits de bases, on peut obtenir des résultats extrêmement différents.

Voici une liste non exhaustive de nations qui produisent des whiskies : Ecosse/ Ireland/ Angleterre/ Japon/ Inde/ L’Australie/ Allemagne/ France/ Suède, sans oublier Taiwan et son délicieux whisky Kavalan.

Il est important de souligner, qu’à l’image des vins français des whiskies issus d’un même pays, voire d’une même région peuvent avoir des profils aromatiques très différents.

Un whisky écossais de la côte Est peut être bien différent d’un whisky Ecossais de la côte Ouest, cela révèle l’existence de terroirs distincts au sein d’une même région avec des méthodes de production et des sources d’eau propres à chaque distillerie.  Il est important de noter que des whiskies d’une même distillerie peuvent aussi avoir des profils aromatiques variés selon leur âge et le type de barriques utilisées, ces différences s’affichent à travers le prix des produits issus d’une même marque.  Ainsi, on peut trouver des bouteilles de Macallan à 60 euros, mais également à plus de 1,2 million €.

Ces dissemblances remarquables sont effectivement liées à la rareté de chaque produit au sein d’une même marque.

A titre d’exemple, on sait qu’une lithographie de Picasso éditée à plusieurs dizaines d’exemplaires n’atteindra jamais le prix de Guernica et pour cause, Guernica est totalement unique et donc inestimable, il en va de même pour les whiskies d’investissement. Dans le cadre d’une comparaison entre l’art et le whisky, il convient d’apporter une nuance de taille ; la vocation ultime d’une bouteille de whisky est d’être consommée, celle d’une œuvre d’art est être vue et admirée. La pérennité des œuvres d’art est assurée, elles ne disparaissent qu’en cas de sinistre.

Cette nuance fondamentale explique pourquoi le prix des whiskies les plus rares augmente avec l’ouverture et la consommation des bouteilles. 

Au-delà des considérations géographiques liées à la production, les meilleurs whiskies d’investissement sont ceux dont la quantité sur le marché ne peut excéder plusieurs centaines de bouteilles disponibles. Les plus rentables proviennent des distilleries les plus prestigieuses, comme Macallan ou de marque comme Samaroli ou Moon Import.

Comment sélectionner le meilleur whisky pour créer de la valeur dans une collection unique ?

 

Leur dénominateur commun étant la rareté, on pourrait être tenté de comparer le marché de l’or à celui du whisky d’exception…

Pour qu’un placement en or soit rentable, il faut miser sur l’or jaune quand les cours sont favorables, c’est à dire quand ils sont bas ou au moment d’une crise forte.

Cette technique, déjà complexe à mettre en place et à suivre dans le domaine de l’or, n’est nullement applicable au marché des whiskies rares, dont la demande excède toujours l’offre, ce déséquilibre exerce inévitablement une forte pression sur les prix

Le marché des whiskies rares est un marché de vendeurs et non pas d’acheteurs, en effet, il existe des volumes considérables d’or et de diamants sur le marché mondial, or il n’existe que quelques centaines, voire dizaines de bouteilles rares.

Alors que l’or ou le diamant perdurent, la vocation d’un whisky est d’être consommé et donc de disparaitre, purement et simplement. Les bouteilles de whiskies rares sont traquées par des collectionneurs fortunés dans les salles de ventes aux enchères. Il arrive aussi que les bouteilles soient vendues avant même d’arriver sur le marché, les collectionneurs se connaissent et savent vers qui se tourner pour obtenir la bouteille qu’ils convoitent.

Devenir un bon acheteur de whisky ne s’improvise pas, les collectionneurs savent identifier les opportunités d’achat et se montrent réactifs, voire même audacieux. La réactivité et la qualité de l’offre font toute la différence entre les gagnants et les perdants d’un duel aux enchères. Pour faire une acquisition sécurisée dans le domaine du whisky de collection, if faut avoir accès à des opportunités d’achat, donc à des produits introuvables dans le commerce.   

Avant de vous lancer dans l’aventure du whisky d’exception, il est salutaire d’être accompagné par un professionnel indépendant des grandes marques et ayant accès à ce type de produits. 

Entre single malt Ecossais ou assemblage Japonais 

 

Le sujet du whisky d’exception  étant un sujet éminemment technique, il est donc nécessaire de comprendre son élaboration pour qui veut investir.

Investir dans les vins et spiritueux? Le domaine du vin et des spiritueux vous intéresse? Vous voudriez investir? Découvrir ce domaine au travers d'un club? Contactez-nous pour bénéficier de notre réseau d'experts.

Trouver de la valeur dans le whisky n’est pas simple pour le néophyte soucieux de protéger son patrimoine.    

Sans entrer dans de longues explications techniques, il est judicieux de dire que diversifier son patrimoine dans un Blended whisk, issu d’un assemblage de whisky de malt et de grains, n’est pas souhaitable.  Il faut privilégier les Single Malts, Single Casks qui proviennent d’une seule céréale et d’une seule barrique et l’on peut dire sans la moindre hésitation que les whiskies les plus rentables en matière d’acquisition sont Ecossais et Japonais. 

Le marché de whiskies japonais enregistre des résultats édifiants relativement récents et je ne peux m’empêcher d’évoquer la vente aux enchères d’une collection de 296 Karuizawa ayant frôlé le million de dollar et le record de 1.2 million de sterling enregistré par la vente d’une bouteille de Macallan. 

On peut dire aujourd’hui  que le marché des whiskies Japonais, fleurissant et prometteur, est un marché de niche dans un marché de niche. Le « trading » le plus ancien et le plus stable reste celui des whiskies écossais, les grandes marques disposent d’une large base de consommateurs qui ne se contente pas de regarder les bouteilles en vitrine, mais qui aiment surtout les boire.

En conclusion, sélectionner un whisky pour créer de la valeur dans une collection, c’est sélectionner un single cask single malt et opter pour une origine prestigieuse, l’Ecossais semble idéal,  il se doit d’avoir un âge respectable, un vieillissement en barrique pendant 25 ans minimum.

Nous vous invitons à en savoir plus sur ce domaine dans cet article long et technique mais probablement fort intéressant!


Sommaire investir dans le whisky :

  1. Histoire du whisky
  2. Comment fait-on du whisky ?
  3. Les distilleries les plus prestigieuses et leurs histoires
  4. Quel rendement attendre sur le whisky ?
  5. Fiscalité du whisky
  6. Quelques idées de bouteilles de whisky
  7. Conclusion

histoire whisky

 

1. Histoire du whisky 

Comme il est dit souvent, seuls les vainqueurs écrivent l’histoire, même le whisky n’échappe pas à la règle.

L’Ecosse est aujourd’hui la terre sainte du whisky, elle abrite les plus belles distilleries comme autant de divinités célestes. Ces divinités, auxquelles les amateurs de whiskies vouent un véritable culte, n’ont d’autres limites que le plafond de leurs cartes de crédit.  Si en matière de whiskies rares,  la suprématie écossaise ne fait aucun doute,  l’histoire du whisky  a commencé aux pieds des pyramides égyptiennes à l’époque de la chute de l’empire romain, même si il est le fruit du temps, il est avant tout l’œuvre d’une civilisation en quête de goût, de raffinement et de plaisir.

Son histoire est une fascinante épopée qui nous guide des ruines de l’empire romain au sommet de l’empire state building de New York. Cette épopée fantastique a ses héros, tel Saint Patrick, mais aussi ses bad boys comme l’infâme Al Capone de Chicago.

Saint Patrick et l’Egypte ? 

 

Aussi improbable que cela puisse paraître, l’histoire du whisky commence aux pieds des pyramides égyptiennes avec l’apprentissage des techniques de distillation et son importation dans le monde Celte par les chrétiens de saint Patrick.

Le whisky est un alcool issu de la fermentation, de la distillation et du vieillissement de céréales en barrique de bois pendant une période supérieure à trois ans.  Sa production remonte à plusieurs centaines d’années, mais ses origines exactes font toujours l’objet d’âpres débats de part et d’autre de la mer d’Irlande. Si tout le monde s’accorde à dire que le whisky est un don du ciel, les Ecossais et les Irlandais revendiquent de concert la paternité de l’alcool culte. Si la plaidoirie écossaise brille par l’éloquence de ses whiskies, des éléments troublants et concordants semblent étayer le bienfondé de la piste Irlandaise. Une ancienne légende raconte que les missionnaires menés par Saint Patrick auraient acquis la maitrise des techniques de distillation lors d’un long périple en Orient. Ce serait donc à l’ombre des pyramides d’Egypte que les chrétiens de Saint Patrick auraient appris l’art de fabriquer des alambics et surtout de les utiliser.

L’avènement de la distillation en Irlande daterait donc du retour des missionnaires dans leur ile septentrionale, battue par les vents et bientôt battue par des hordes de guerriers d’Anglo-normands.  C’est donc lors de la brutale invasion de l’Irlande par les Anglo-normands en 1171 que le distillat Irlandais s’ouvre involontairement au premier marché export, un marché qui a duré aussi longtemps que la domination Britannique en Irlande.  En effet, entre deux raids meurtriers, les nouveaux occupants de l’ile se délectent d’une eau de vie au nom particulièrement imprononçable, UISGE BEATHA ?  C’est donc au terme d’une lente et pénible gestation linguistique que la langue anglaise accouche, non sans douleur, du nom whisky alors qu’un coup de pouce Anglo-normand  favorise son envol vers l’Ecosse.

D’une rive à l’autre, de l’Irlande à l’Ecosse :

 

Alors que les Espagnols découvrent l’Amérique, les Ecossais découvrent le whisky, les premières traces officielles attestant de l’existence du distillat en Ecosse datent de 1494, depuis cette date le destin du whisky semble indissociable de celui de l’Ecosse.

Selon l’association écossaise des producteurs de whisky,  son existence officielle en Ecosse remonte aux années antérieures à 1494. En effet, cette date figure sur les documents officiels du fisc écossais de l’époque (Exchequer Rolls) qui évoquent une production équivalente à 1500 bouteilles ;  une production quasi industrielle pour l’époque.

L’histoire de son développement en Ecosse se fera sous l’œil attentif du fisc Ecossais qui taxera les producteurs de whiskies à partir de 1644. Cette politique fiscale verra l’explosion d’un  grand nombre de producteurs clandestins disséminés dans les territoires inaccessibles et reculés d’Ecosse, pour les agents du fisc, la chasse aux producteurs de whiskies clandestins est désormais ouverte.

Face à l’ampleur de la tâche, les autorités changent d’approche et décident d’attribuer des licences, en 1823, plus de 300 distilleries sont officiellement immatriculées. La révolution industrielle et ses nombreuses innovations technologiques apportent au whisky des améliorations notoires. En 1831, Aeneas Coffee dépose le brevet de la colonne de distillation qui porte son nom, elle permet de rendre le goût des malts bien plus agréable, ce qui est une avancée considérable.  En 1880, la destruction du vignoble français, dont celui de Cognac par le phylloxera, permet au whisky écossais de prendre la place du cognac dans le monde. Le whisky devient une boisson internationale que plus rien ni personne (pas même Eliot Ness) ne pourra arrêter.

L’internationalisation du whisky du monde Celte au Japon via les colonies américaines.

 

Comme si la théorie de Darwin pouvait aussi s’appliquer aussi aux alcools, le whisky s’enracine dans le terroir du nouveau monde et se transforme en bourbon.

Bien que les puritains n’aient rien de «joyeux fêtards», l’alcool jouait un rôle très important dans la vie de ces pionniers du Mayflower, ils débarquèrent d’Angleterre bien pourvus en alcools. Avec l’épuisement des stocks, les pionniers furent vite confrontés à des questions pratiques, à savoir : comment produire du vin et de l’alcool pour la nouvelle colonie ? La bière fut sans doute le premier alcool produit dans les avants post de Jamestown et de Plymouth. Dans les années 1620, le capitaine James Thorpe écrit à ses amis de Londres et il explique comment faire un alcool à partir de mais Indien. Le capitaine James était-il un des pionniers du bourbon ou faisait-il simplement de la bière à partir de maïs ?

L’histoire reste floue sur cette question, mais on retient que des indiens fortement alcoolisés par la concoction du capitaine scalpèrent le pauvre malheureux, mettant ainsi un terme à ses expérimentations.

Outre cet épisode tragique, la clef pour les pionniers américains était l’autosuffisance en matière d’alcool, donc que ce soit du vin, de la bière et du whisky, le « made in America » était vital. Ce que l’on nomme aujourd’hui vin, bière et whisky est bien éloigné de ce que les anciens pouvaient ingérer, à titre d’exemple, les pionniers américains produisaient du vin de navet, mettaient des écorces d’arbres et d’autres ingrédients pour le moins atypiques dans leurs productions.  Il faudra atteindre la seconde moitié du 19ème siècle pour obtenir des productions de qualité aux Etats Unis avec sa production de bourbon, l’Amérique ne tardera pas à devenir un exportateur et sera même à l’origine de l’avènement du whisky Japonais.

Pour l’empereur, ce sera plutôt un verre de bourbon ou un boulet de canon ?

 

L’histoire du whisky au japon commence par une opération commerciale américaine particulièrement douteuse et c’est dans le cadre de la gunboatpolicy que le bourbon force la porte de l’empire Nippon.

L’histoire du whisky au Japon commence à la fin du XIX siècle avec la visite de courtoisie du Commodore américain Matthew Perry, héro de la guerre du Mexique, à l’empire Nippon. 

Sous la présidence de Millard Fillmore, L’Amérique multiplie les missions diplomatiques et commerciales, elle s’invite chez ses hôtes en débarquant de bateaux de guerres aux canons rutilants, c’est l’époque de la “gunboatdiplomacy”. En résumé,  l’hôte Nippon a deux options ; acheter US ou se faire tailler en pièce par la Navy. 

Les Japonais optent pour le bourbon. En bon commerçant, les américains en offrent une barrique à l’empereur et plusieurs à son entourage. Grâce à ce tour de force militaro-diplomatico-commercial, la consommation de bourbon se répand au plus haut sommet de l’état, c’est le début d’une longue histoire d’amour entre le whisky et le Japon.

Si cette histoire a bien commencé par un mariage forcé, les japonais tombent progressivement  sous le charme de la liqueur dorée. Opiniâtre et consciencieux, ils multiplient les expériences pour tenter de produire du whisky localement, mais ces tentatives sont des échecs gustatifs. Il faudra attendre le retour d’Ecosse d’un certain Masataka Taketsuru pour poser les fondations du whisky Japonais. Issu d’une famille de producteur de saké, Masataka Taketsuru est envoyé à Glasgow en Ecosse pour étudier la Chimie.

Aussi improbable que cela puisse sembler, ce jeune Japonais, futur empereur du whisky Nippon, travaille dans les distilleries écossaises de Longmorn et de Strathspey.

Le jeune homme emmagasine toute l’expérience dont il aura besoin pour poser les fondations de son empire : le whisky Japonais.

Notons que depuis 1902, le Japon et la Grande Bretagne jouissent de relations diplomatiques privilégiées,  formalisées par l’alliance Anglo-japonaise de 1902, cela explique sans doute la présence de Masataka en Ecosse.

A son retour d’Ecosse et accompagné de son épouse écossaise, Jessie Rodite Rita Cowan, le jeune homme se met au travail pour le compte de Shinjiro Torii. Il signe un contrat de 10 ans et réalise la création de la première distillerie de whiskies au Japon: Yamazaki. Le destin de Taketsuru ne pouvant s’accomplir totalement chez Yamazaki,  ce nouvel empereur du whisky crée sa propre marque en 1934 : Nikka vient de naître. Le Japon d’avant-guerre dispose de structures de fabrication, mais aussi d’une culture unique qui permet la création de whisky haut de gamme. La production Japonaise, plébiscitée par les critiques internationaux, a atteint le sommet de la perfection au point que son prix s’envole dans les salles de ventes du monde entier.

Blended whisky ou Single Malt Single cask?

 

Ne dit-on pas :  Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ? 

Si le mot whisky est audible pour tous, l’expression blend ou blended whisky  ne l’est peut-être pas et mérite quelques éclaircissements.

Un blended whisky ou blend est le fruit de l’assemblage de plusieurs whiskies qui sont mélangés pour obtenir un produit ayant le profil aromatique voulu par le Maitre Blender. Les blended whiskies ont été créés au 19ème siècle. L’objectif était d’offrir aux consommateurs une expérience de dégustation agréable, moins agressive que l’ingestion des whiskies single malt single cask de l’avant révolution industrielle, produits dans des alambics, c’étaient de véritables tord-boyaux aussi dévastateurs que brutaux. Pour y remédier, l’assemblage de plusieurs types de whiskies, issus de céréales différentes permettait d’en domestiquer le goût, le breuvage, ainsi assagi, pouvait partir à la conquête de nouveaux marchés.  A la fin du 19ème siècle, la crise du phylloxera bat son plein et c’est une opportunité en or pour les producteurs de whisky. Le nectar s’empare durablement des parts de marché des cognacs et autres brandies. Les laboratoires des génies de l’assemblage semblent bien éloignés des cathédrales du goût et l’on peut avoir l’impression que les blended whiskies sont une catégorie inférieure aux single malts/ single cask, mais  qu’en est-il vraiment ?  

Fustiger les blended whiskies n’a pas lieu d’être, en effet, on ne peut comparer que ce qui est comparable. Un blended whisky est un assemblage de whiskies dont le but est de reproduire un goût unique, à l’image d’un parfumeur, le maître blender va composer un whisky en associant des whiskies qui ne sont pas du même âge, fabriqués avec plusieurs variétés de céréales et issus de différentes régions.

Les whiskies de grains élaborés à partir de céréales non maltées vont venir assagir ceux fabriqués à partir de céréales maltées, par exemple, la composition du blended whisky comme le Blue Label de Johnnie Walker nécessite une sélection extrêmement rigoureuse et complexe.

En moyenne, seule 1 barrique sur 1000 a les qualités requises pour être sélectionnée dans l’assemblage du Johnnie Walker Blue Label.  L’objectif du maitre blender est la création d’une expérience gustative unique, mais contrôlée.

Le single cask single malt est un whisky à l’état pur, non domestiqué, hors de contrôle, un peu comme un mustang que seul le temps peut assagir.

En conclusion, l’intérêt d’un blended whisky est une expérience de dégustation contrôlée, maitrisée, dont la complexité se nourrit du mélange de plusieurs whiskies. 

Tels des parfums, les blended whiskies sont à l’image de leurs créateurs, les maîtres blender. Aussi majestueux qu’ils puissent être, ce ne seront jamais des whiskies rares, ils ne seront jamais uniques,  parce qu’ils sont reproductibles. 

Aussi sublimes soient-ils, ce sont des whiskies d’élevage dont la vocation s’apparente à une conformité gustative.  Le single malt single cask est un mustang qui évolue à sa guise dans la barrique qui lui est destiné, il a carte blanche pour devenir lui-même et se révéler avec ses qualités et ses défauts.   Chaque single malt single cask est unique, les single cask single malt exceptionnels ne peuvent être reproduits, d’où leurs grandes raretés.

Les nobles de la famille Bourbons-Whisky et les roturiers :

 

Comme une dynastie impériale, La famille des Bourbon Whisky a imposé sa marque de fabrique sur un empire où le soleil ne se couche jamais de L’Ecosse au Japon en passant par le Tennessee.

Quelles sont les spécificités des différentes branches de la famille Royale ?

On dit du whisky qu’il est un alcool noble car son existence commence à la sortie de l’alambic et s’achève lors de sa mise en bouteille, parfois 60 ans après sa distillation. Le Cognac, l’Armagnac, le Calvados et le Rhum sont des alcools nobles, eux aussi ont la capacité vieillir et de se bonifier en barrique.

Rappelons qu’un whisky écossais doit patienter au moins trois ans en barrique pour acquérir ses lettres de noblesse.   

 

Il n’en n’est pas de même avec les modestes alcools roturiers comme la Vodka,  le Gin et autre Grappa, sans ambition et sans  destin, leur capacité de vieillir atteint son apogée à la sortie de l’alambic, inutile donc de les faire vieillir, leur âme n’a rien à y gagner. 

En matière de spiritueux, la noblesse est un privilège qui confère des droits, mais aussi des devoirs, appartenir à la monarchie gustative des Bourbon Whiskies impose donc un strict protocole à ces alcools bien nés. 

Chaque région de production a ses propres règles, il serait fastidieux et soporifique d’en parler, mais pour illustrer ce propos, voici quelques exemples : en Irlande, il existe 3 différents type de whiskey (pas whiskies), on peut produire du pure pot still whiskey, du single grain whisky et de l’Irish blended whiskey, ces trois types de productions sont encadrés par un cahier des charges stricte.  Si l’on s’aventure sur l’autre rive de la mer d’Irlande en Ecosse, on trouve du scotch whisky, cela signifie que le produit provient uniquement d’Ecosse et qu’il a passé au moins 3 ans en barrique et en Ecosse évidement, de l’autre côté de l’Atlantique, on trouve les bourbons et les whiskies du Tennessee.

Le bourbon, produit sur l’ensemble du territoire des Etats Unis d’Amérique, doit contenir au moins 51% de maïs, avoir au moins 4 ans d’âge et obéir à d’autres contraintes.  

Si l’on traverse le Pacifique en direction du Japon, on réalise que les règles de production du whisky sont très strictes ; un producteur de blended whisky se doit d’être le producteur de l’ensemble des whiskies utilisés dans l’assemblage, alors qu’un producteur écossais de whisky d’assemblage pourra se fournir chez ses confrères sans aucune difficulté.

Avec le succès commercial du whisky et le développement de marchés toujours plus qualitatifs, la grande famille des Bourbons-Whisky étend son royaume partout où la fabrication de whisky est possible, cela laisse présager l’émergence de nouveaux types de production et donc de nouvelles obligations protocolaires.


comment fabriquer whisky

 

2. Comment fabrique-on du whisky? Les étapes incontournables ?

Le whisky est une eau-de-vie obtenue par la fermentation, la distillation et le vieillissement de céréales maltées ou non maltées. 

Les méthodes de fabrication peuvent différer en fonction des céréales utilisées et des régions de production.  Ainsi, Il existe autant de goûts que de méthodes de fabrication et presque autant de nuances que de barriques. Le whisky et ses nombreuses déclinaisons sont le fruit d’un processus de fabrication distinct. Comme c’est toujours le cas en matière de production d’alcool, les ingrédients de base, la nature du matériel utilisé et l’expertise du producteur fait toute la différence. 

Découvrez les grandes étapes de la production:

La céréale dans le whisky :

 

Le whisky est obtenu  par la distillation d’une ou de plusieurs céréales, le produit de la distillation sera ensuite vieilli en fut de chêne pour une période plus ou moins longue selon les pays de production.

Quelles sont les céréales couramment utilisées et quel est leur impact sur le produit final ?

Les céréales communément utilisées dans la fabrication du whisky sont l’orge, le seigle ou bien le maïs. L’orge et ses nombreuses variétés occupent généralement le premier rôle dans la production du whisky écossais, et pour cause, des espèces d’orge rustiques y sont originellement cultivées en abondance. Avec la crise du phylloxera et l’explosion de la demande de whisky, l’Ecosse doit importer de vastes cargaisons d’orge en provenance de pays relativement proches, dont la France.

La chaine de production s’internationalise et se professionnalise, le whisky de contrebande des années 1820 s’industrialise désormais. 

Depuis la seconde moitié du 20ème siècle de nouvelles variétés d’orge s’invitent dans les distilleries et contribuent à dessiner un nouveau profil aromatique aux whiskies.

L’une de ces variétés est la Golden promise, elle se caractérise par sa faible hauteur, des rendements élevés et une maturité précoce. La combinaison de ces facteurs fait de la Golden promise une variété de choix dans les années 1970 et 1980.  A partir de 1980,  bons nombres de distilleries délaissent cette céréale très sensible au mildiou et recherchent des variétés plus robustes.

Alors que de nombreuses distilleries se focalisent sur la découverte de céréales rentables, Macallan reste fidèle à la fragile Golden promise  et privilégie son profil aromatique pertinent. Dans la distillerie Bretonne de Glann Ar Mor, on utilise 1.2kg de Maris Otter pour obtenir la même quantité qu’avec 1 kg l’orge standard, ce choix qualitatif a un impact sur le prix du produit final bien sûr.

La question de la qualité des céréales est un débat sans fin dans le monde du whisky où il est fait état de la violence de la distillation nuisible au goût de la céréale et cela fait écho à l’attention toute particulière accordée aux méthodes de travail dans les vignobles pour privilégier la qualité et non la quantité.

Le maltage de l’orge :

 

Le maltage des céréales est une étape indispensable pour le malt whisky, le whisky de grains et de maïs ne sont pas maltés.

Le sommeil de l’orge commence lors de sa récolte, c’est donc dans les bras de Morphée qu’il sombre  porteur d’un embryon de plante et d’une poche d’amidon, sa source d’énergie.

L’orge maltée, ou ‘malt’ est une merveilleuse enveloppe d’amidon, d’enzymes, de protéines, de vitamines, de minéraux et de bien d’autres composants qui fournissent au distillateur sa matière première. Notons que 60 à 65% du poids du malt est constitué d’amidon non dégradé, le malt contient tous les enzymes essentiels à la dégradation de l’amidon. Ces enzymes produisent des sucres fermentescibles qui avec d’autres nutriments sont indispensables à la croissance des levures et donc à la fermentation. L’opération de maltage a pour objectif de réveiller la graine, cette étape permet à l’amidon de se transformer en sucre fermentescible et grâce  à cela le grain peut fermenter. Aussi vrai qu’il n’a pas de fumée sans feu, il n’y a pas d’alcool sans fermentation.

Afin de déclencher la fermentation du grain d’orge, il faut lancer une phase de trempage, cette procédure consiste à tremper les grains dans l’eau. 

Durant cette période, le grain doit passer de 12% à une valeur comprise entre 42 et 46% d’humidité.  

Il est important de souligner que la matière première est vivante, elle a donc besoin de respirer et le CO2 doit être impérativement évacué. Lorsque le grain est correctement humidifié, il est étalé et répandu sur une dalle de béton. L’épaisseur de la couche de grain ainsi répandue peut faire jusqu’à 50 cm d’épaisseur. Afin d’uniformiser la prise d’humidité et la germination, le grain doit être brassé  et retourné, lors de la germination, il va produire de la chaleur, un strict contrôle de la température s’impose pour pleinement maitriser la germination.

Des températures trop froides ralentissent l’éclosion, alors que des températures trop chaudes l’accélèrent, pour obtenir un bon malt, la germination doit être stoppée avant que le germe ne sorte du grain. Au terme du maltage de l’orge, la diastase qui est l’enzyme secrétée rend l’amidon soluble permettant ainsi sa transformation en sucre et VOILA !  

Aujourd’hui, le maltage de l’orge est souvent externalisé, sous-traité à des entreprises spécialisées, seules quelques distilleries s’occupent encore de cette tâche particulièrement délicate.

L’émergence du goût à travers le séchage, le tourbage et le brassage.

 

Comme du papier photo dans le bac du photographe, le goût émerge lentement étape après étape.

La phase de réveil du grain lors du trempage est un processus biologique irréversible qui met un terme au développement du grain, c’est vital pour finaliser l’élaboration du whisky.

L’opération de séchage va déshydrater le grain au point d’obtenir un taux d’humidité compris entre  3 et 6%, ce qui va mettre un coup d’arrêt brutal au processus biochimique de germination.

Afin d’éliminer l’humidité de grands volumes d’air chaud sont soufflés à travers le lit des grains.

En fonction du débit d’air et de l’intensité de la température, il est possible de produire des malts de couleurs différentes ayant des saveurs différentes.

À la fin du traitement, le malt est refroidi, les résidus et autres impuretés sont éliminés. Pendant la phase dite du kilning, le malt sec va être placé dans un four constitué de deux sections, le foyer et le plancher. Notons que le plancher du four est perforé afin de laisser passer la fumée issue de la combustion de la tourbe qui est composée de végétaux fossilisés avec un fort taux d’humidité.

C’est cette humidité qui permet de diffuser une chaleur modérée qui va cuire les grains à petit feu, la tourbe possède des vertus aromatiques différentes en fonction de sa situation géographique d’origine. Notons également pour suivre les objectifs gustatifs de la distillerie, les grains peuvent être conservés dans le four à tourbe pour des durées plus ou moins longues.

Lorsque l’opération de tourbage est achevée, le grain est broyé puis  brassé. Au cours de cette phase, l’eau et les levures vont œuvrer  de concert pour achever cette préparation en une sorte de bière à 7% d’alcool qui va être progressivement introduite dans l’alambic.

Comme dans le domaine du vin, les levures jouent un rôle central dans la définition du profil aromatique du produit, le rôle des levures est donc double, il est chimique, mais aussi gustatif.

Il est important de souligner le caractère essentiel de la qualité de l’eau dans la production du whisky, il est absolument impératif pour une distillerie de disposer d’une source d’eau irréprochable.

L’Ecosse regorge de sources d’eau pure, c’est essentiel dans le cadre du trempage, du brassage et plus tard lors de la dilution du whisky à sa sortie de l’alambic. Les distilleries reconnues se trouvent dans des zones montagneuses et ont accès à des eaux particulièrement pures. Il existe différents types d’alambic et différentes méthodes de distillation, par exemple, les whiskies Irlandais doivent être distillés à deux reprises pour mériter l’appellation.

La distillation et le vieillissement du whisky :

 

La distillation et le vieillissement marque la fin du processus de fabrication du whisky, mais l’aventure peut encore durer 60 ans !

Le malt moulu, appelé « grist », est maintenant ajouté à de l’eau tiède pour commencer l’extraction des sucres solubles. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, l’eau doit provenir d’une source pure qui peut contenir des minéraux provenant de ses voyages à travers des couches de granit et de tourbe, c’est d’une importante capitale pour obtenir un produit de grande qualité. La mixture liquide de malt d’eau s’appelle le «mash» qui placé dans un grand récipient est appelé mash tun, il doit être agité pendant plusieurs heures pour que les sucres contenus dans le malt se dissolvent et soient extraits par le bas de la cuve.

Ce processus est normalement effectué en trois phases, la température de l’eau augmente à chaque phase pour extraire le maximum de sucre, les résidus de production sont collectés, puis utilisés dans la production d’aliments pour la ferme. Pendant la phase de fermentation, le jus est refroidi et passé dans de grands réservoirs appelés washbacks, ces bassins sont traditionnellement fabriqués en bois, mais de nombreuses distilleries utilisent maintenant de l’acier inoxydable.

Ici, la levure est ajoutée et la fermentation commence, la levure transforme les sucres présents en alcool. Comme dans le cas de l’orge et de l’eau, le distillateur choisit la souche de levure avec soin parce qu’elle impacte véritablement le goût du whisky.

La fermentation prend normalement environ 48 heures, mais cela peut durer plus longtemps afin d’améliorer le produit final, à ce stade, le liquide est une sorte de bière  à faible teneur en alcool (entre 5% et 10% ABV).

En Écosse, le wash est traditionnellement distillé deux fois, en Irlande, trois fois, bien qu’il existe des exceptions dans les deux pays. Les alambics sont fabriqués à partir du cuivre qui se trouve être le meilleur matériau pour extraire les impuretés du liquide que l’on distille. L’alambic se présente sous la forme d’une cuvette à la base qui s’élève au sommet comme sorte de  cou, des variantes dans la forme font naitre des goûts et des saveurs sensiblement différents. De vastes alambics plus ayant un long cou donnent des spiritueux fins légers, d’autres plus courts et plus épais, des spiritueux plus riches et concentrés.

Lorsque le whisky sort de l’alambic, il est plus ou moins dilué et placé dans une barrique, on utilise des barriques ayant déjà contenu des alcools type Sherry cask ou même du Sauternes.

On estime qu’il reste 20 litres du produit précédemment stockés dans la barrique, l’échange entre le bois et le whisky créé un produit unique dont la complexité évolue en fonction de la durée de stockage.


distillerie prestigieuse

3. Les distilleries les plus prestigieuses et leurs histoires

Les distilleries les plus réputées

La distillerie Macallan :

macallan 1938

Photo : bouteille Macallan 1938 (prix supérieur à 30000 euros)

Fondé en 1824, le whisky Macallan est la Romanée-Conti du Whiksy, l’Aston Martin du Speyside et il se trouve être également le whisky préféré d’un certain Mister James Bond :

Seconde 42 !

Macallan est la distillerie la plus cotée de l’univers des whiskies, elle produit les plus grands nectars au monde, c’est un produit de référence.  Depuis son fief de Craigellachie dans le Speyside, Macallan domine le monde très feutré du whisky et elle exerce une influence majeure sur l’Écosse et bien au delà. Cette distillerie fut fondée en 1824 par Alexander Reid, elle appartient aujourd’hui au groupe Edrington, ce grand groupe lui permet d’avoir les moyens de ses ambitions, en effet, la célèbre distillerie vient de s’offrir une véritable cathédrale pour produire son whisky.  Les travaux ont représenté un investissement de 125 millions d’euros. C’est une œuvre architecturale fascinante, on dirait une basilique futuriste, elle semble épouser les courbes vallonnée de la campagne écossaise avec une harmonie parfaite.

Sa structure est aussi subtile et onctueuse que le whisky qui nait de ses entrailles.  

Cette nouvelle  distillerie est un temple à la gloire de Macallan, c’est aussi un laboratoire qui permet de dépasser les limites du possible pour faire que le rêve des distillateurs d’aujourd’hui se réalise dans le whisky de demain.

Il y a des Macallan de grandes séries à des prix très abordables chez de bons cavistes, en revanche pour des séries rares, il faut compter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Vous pouvez vous procurez des Macallan collector de marques italiennes comme Rinaldi, Samaroli, Moon Import, elles sont encore relativement abordables, mais plus pour très longtemps.

Nous citons Serge Valentin, un français « haut-rinois »  expert réputé sur le whisky avec son site référence mondial : whiskyfun.com.

 

Voici des Macallan cultes  sélectionnés par Serge Valentin :

  • 2010 The Macallan 1936 (70°proof, OB, bottled by Gordon & MacPhail, 1960s)
  • Macallan 35 years 1937 (43%, Gordon & MacPhail, Pinerolo, stenciled flowers, sherry wood, +/-1972)
  • Macallan 37 years 1937 (40%, Gordon & MacPhail for Pinerolo, Edwards & Edwards, Italy, sherry wood, +/-1974)
  • Macallan-Glenlivet 37 years 1940 (34%, Gordon & MacPhail, Pinerolo, sherry wood, +/-1977)
  • Macallan 41 years 1949/1990 (40.4%, Milroys of Soho, Oak Wood)

La distillerie Ardbeg :

Fondée en 1789, Ardbeg est un des joyaux d’Islay, sur la cote ouest de L’Ecosse.  

Fondée en 1815, le whisky Ardbeg est vénéré par les connaisseurs du monde entier, son caractère tourbé et fumé est probablement le plus complexe des malts d’Islay. Outre cette identité propre à son origine insulaire,  Ardbeg brille également pour sa grande douceur, ce phénomène porte un nom, le  «paradoxe tourbé» à ne pas confondre avec le French Paradoxe. Considéré aujourd’hui comme le plus grand malt d’Islay, Ardbeg est un whisky distinctif doté d’une histoire fascinante. Après avoir fermé ses portes dans les années 1980, Ardbeg a été acheté par The Glenmorangie Company en 1997. Depuis, à l’image d’un phénix renaissant, il n’a de cesse que de s’améliorer et cela, sans jamais renier son passé glorieux. L’héritage de la distillerie a été préservé par la formation d’un «Comité» de plusieurs milliers d’amoureux de ce puissant nectar. A l’image des « gardiens de la révolution » les ayatollahs d’Ardbeg sont là pour que l’entreprise ne ferme plus jamais ses portes, le comité Ardbeg compte désormais plus de 100 000 membres dans 140 pays du monde.

 

Voici des Ardbeg cultes sélectionnés par Serge Valentin :

  • Ardbeg 32 years 1966/1999 (42.6%, Cadenhead’s Authentic Collection, 120 bottles)
  • Ardbeg 32 years 1967/1999 (47.5%, Douglas Laing OMC, 185 bottles)
  • Ardbeg 32 years 1967/2000 (49%, Douglas Laing OMC, 309 bottles)
  • Ardbeg 36 years 1973/2009 (44.7%, Douglas Laing, Platinum, 78 bottles)
  • Ardbeg 1975/2006 ‘Islay Festival 2006’ (46.3%, OB, fino cask #4717, 165 bottles)

 

La distillerie Bowmore  :


Fondée en 1779, Bowmore est un des joyaux d’Islay, sur la cote ouest de L’Ecosse.  

Bowmore est la plus ancienne distillerie d’Islay, elle y abrite le plus ancien chai de vieillissement  de whiskies au monde. C’est dans cet entrepôt légendaire que des générations de maîtres-distillateurs ont méticuleusement élevé des whiskies et ce depuis plus de  240 ans. La première mention du nom de la distillerie Bowmore date de 1779, mais l’on devine et si l’on en croit la rumeur que les premiers Bowmore ont vu le jour bien avant.

La Distillerie Bowmore produit un whisky culte dont les prix s’envolent en ce moment, des séries rares mises en bouteilles par Samaroli atteignent des prix pouvant dépasser 50k euros.

Voici des Bowmore cultes sélectionnés par Serge Valentin :

  • Bowmore 1964/1987 (46%, Moon Import, The Birds 1, Sherry hogshead, cask #1546, 240 bottles)
  • Bowmore 37 years 1968/2006 (40.5%, Ducan Taylor, cask #3822, 145 bottles)
  • Bowmore 30 years 1972/2002 (50.3%, Signatory, cask #928, 192 bottles)
  • Bowmore 1995/2010 (56.4%, Malts of Scotland, Amazing Casks, cask #177, 222 bottles)
  • Bowmore 30 years 1972/2002 (50.3%, Signatory, cask #928, 192 bottles)

 

La légende du « Maestro » SAMAROLI :

 

Photo : bouteilles de whisky Samaroli Ardbeg 1966 (Prix des trois bouteilles supérieur à 60000 euros)

Pour beaucoup, Silvano Samaroli est le Pape des whiskies et le Souverain Pontife des rhums. C’est au cœur du désert lybien des années 30 qu’Il bambino rêve de la conquête des cieux, mais ce sont  les étoiles du whisky et du rhum qui guideront la destinée du jeune Samaroli.

Après ses études, il se lance dans le commerce d’alcools et décide de créer sa propre marque d’embouteillage. Sans le savoir, Silvano Samaroli ouvre un nouveau chapitre de l’histoire des spiritueux.

Au départ, il travaille principalement avec du whisky d’importation avant de lancer sa propre gamme en 1979.

Il crée  alors ce qui sera sa signature, des whiskies et des rhums, bruts de fûts », la légende du Maestro est née. C’est à la vitesse de la lumière que Silvano Samaroli poursuit son voyage dans la stratosphère du rhum et du whisky pendant  plus de 35 ans. En 2008, il remit les rênes de son entreprise à Antonio Bleve, mais il ne resta jamais très loin des décisions clefs de la maison qui porte son nom.

Monsieur Silvano Samaroli est mort le 16 Février 2017, il restera à jamais une grande figure du monde des spiritueux. Les bouteilles qu’il laisse en héritage sont aujourd’hui convoitées par les collectionneurs et l’engouement qu’elles suscitent est visible dans des salles de ventes prestigieuses.

 

Voici quelques exemples de ventes aux enchères des whiskies emblématiques de la Maison Samaroli :

 

un Laphroaig 1967 de 15 ans d’âge, ex fut de Sherry l’on s’attendait à ce que cette bouteille de Laphroaig Samaroli atteigne au moins 29.600 £, le prix d’adjudication s’est hissé jusqu’au montant spectaculaire de 70.600 euros.

Pour référence, en 2014, le prix d’adjudication de la dernière vente aux enchères pour ce produit était de 5 700 £, cela représente une augmentation bien supérieure à  200%  par an !

Puis, celle d’un  Bowmore 1966, la Samaroli Bowmore Bouquet qui a rapporté plus de 50. 000 £ le mois dernier.

La Maison Samaroli offre aux connaisseurs et aux amateurs la dégustation des millésimes d’exception.

Si le prix de certains Samaroli est toujours relativement abordable (moins de 1000 euros), le prix des pièces d’anthologie  sélectionnées par le maestro affiche des prix de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Compte tenu du prix des Macallan ou des whiskies japonais les plus rares, on peut se demander où s’arrêtera l’envolée du prix des bouteilles Samaroli les plus exceptionnelles ?

 


rendement whisky

 

4. Quel rendement attendre sur le whisky ?

  • Pour le Macallan de 1926

Pour un connaisseur, le whisky peut avoir une grande valeur. Elle varie par rapport à l’âge, à la méthode de fabrication et le goût. Si vous espérez un jour avoir l’opportunité d’être célèbre et reconnu, rien de tel qu’une vente aux enchères. Plus le prix est élevé et plus la concurrence est rude. Il y a ici matière à en tirer profit si vous pensez investir en whisky.

Il n’y a pas si longtemps, une bouteille de whisky rare a été vendue à la coquette somme près d’un million d’euros aux enchères.

Le Macallan de 1926 a tenu son pari en raflant une telle somme vue qu’il n’existe que 24 bouteilles de ce millésime.

 

Conservés depuis 60 ans, les acheteurs sont prêts à tout pour en obtenir au moins un dans sa vie. Même si ce n’est pas donné à tous, le rendement est bien visible et avec les années, cela va encore se rentabiliser. Le rendement pour une distillerie évolue en fonction du temps. Plus le vieillissement est long, et plus la valeur de votre produit augmentera.

  • Autres avantages

Le whisky est un produit nécessitant du savoir-faire et de l’originalité. Pour un amateur, toutes les facettes sont à étudier tant sur la qualité que sur une éventuelle occasion de faire des bénéfices. Le breuvage peut servir d’investissement sur le long terme comme étant des placements alternatifs.

Un ancien banquier danois Michel Kappen a fondé le Word Whisky Index. C’est une plateforme virtuelle proposant la vente de whisky comme placement financier.

performance apex indice whisky

Graphique : évolution des prix sur un échantillon de 100, 250 et 1000 bouteilles de whisky (RW Apex Indice source : www.rarewhisky101.com)

ERRATUM : nous attirons l’attention de nos lecteurs que nous n’évoquons ici le whisky « rare » pour de la diversification, de la protection et constituer une collection. Il ne doit en aucun être considéré comme un produit d’investissement spéculatif!

 

En suivant les cours, on peut acheter ou vendre ses bouteilles à tout moment.

On peut aussi entrer dans le domaine du single malt. Ce sont les meilleurs investissements dans la catégorie whisky par rapport aux blends.

La règle se basant toujours sur la date de distillation ou l’âge du liquide spiritueux. Pour être avantagé lors des ventes aux enchères, il faut se munir des bouteilles les plus rares.

Si une bouteille se vend à plus de 50 000 euros, cela ne peut être qu’avantageux. Cependant, se faire connaître et avoir des relations est avantageux si l’on veut commencer à investir dans le whisky.


fiscalité whisky

 

5. Fiscalité du whisky

La fiscalité pour les investisseurs particuliers ?

 

En France, elle est similaire à celle du vin à savoir : jusqu’à 5000 euros de gains sur la revente de vos flacons de whisky, vous n’aurez pas de fiscalité (l’article 150 V sexies du CGI).

Au-delà, vous serez soumis à un taux forfaitaire de 19% et 17,2% de prélèvements sociaux.

Notons que le stockage en entrepôt sous douane, en dehors de France, permet de suspendre la TVA.

En cas de vente de whiskies à un client final, en dehors de l’U.E, le client investisseur n’a pas à s’acquitter de la TVA ou des droits de douane.

 


meilleures bouteilles whisky

 

6. Quelques idées de bouteilles de whisky

Les marques Macallan et Karuizawa sont des références en matière de qualité et de rareté. Plus ils sont difficiles à se procurer et plus ils sont convoités aux quatre coins du monde, ils symbolisent le nec plus ultra des whiskys et font parler d’eux en Europe et bien au-delà, en Asie.

Ces marques prestigieuses ont vu quelques une de leurs bouteilles atteindre des prix supérieurs à 10 000 euros, à ces prix-là, on rencontre les meilleurs des breuvages dont l’emballage et le contenu sont une ode au goût et au raffinement.

Les produits « Macallan » :


La distillerie appartient au groupe Edrington. La marque Macallan est très réputée pour ses nombreuses variétés de whiskies écossais élaborés dans la région de Speyside. Ces produits rares ont vieilli déjà plusieurs dizaines années.

Sélection de Malt single:

Le Macallan (The) 1950 Red Ribbon-Rinaldi Import
Il s’agit d’un whisky single malt distillé dans les années 1950 et mis en bouteille dans les années 1980.

Non tourbé, il est plein avec un volume de 75 cl et un degré d’alcool de 43°. Cette édition est limitée à seulement 552 bouteilles avec la référence COL15702A, la bouteille est joliment présentée dans un coffret en bois et coûte la juste somme de 18.000 euros. Pour les amateurs, attention, elle risque d’être très vite en rupture de stock, à commander dès maintenant.

Le Macallan 15 ans d’âge – 1956 et 1957
Les deux sont des whiskys single malt de 15 ans d’âge, ils ont été élevés dans des fûts d’une qualité rare et ont été mois en bouteilles par l’embouteilleur officiel avec une jolie présentation, mais avec un degré d’alcool un peu différent. Celui de 1956 fait 46%, celui de 1957, 45,85% très exactement, ils ne sont pas tourbés et ont un volume de 75 cl. Leurs références respectives : le 1956 – COLX114 et le 1957 – COLX113. On peut se les procurer grâce à la coquette somme de 12.390 euros.

Le Macallan 1959 80 Proof Rinaldi Import
Son embouteillage officiel date de 1959. Pour sa maturation, on a utilisé le type de fût Sherry, l’état de la bouteille et de l’étui  sont parfaits. Le Macallan 1959 est un single Malt whisky de 46% d’alcool. Il est non tourbé et plein de ses 75cl. C’est un produit assez rare dont la référence est COL16654, son prix s’élève à 11.990 euros.

Le Macallan (The) 25 ans 1965
C’est un whisky  single malt mis en bouteilles dans les années 1991, il a été distillé en 1965. Le modèle s’inspire du 18ème siècle, c’est un décanter de 43% qui se démarque par sa présentation en carafe ornée de gravures faites à la main. Le bouchon est en cristal marqué du millésime 1965, ce qui fait de lui un produit unique. Il a un volume de 75 cl, comme les autres, il est non tourbé. Sa référence est COL15080, il affiche le prix de 15.000 euros.

 

Les produits « Karuizawa » :

La distillerie de Karuizawa a vu le jour en 1955 dans la préfecture de Nagamo au Japon, elle a une excellente réputation et ses produits sont très recherchés. Reconnue mondialement, c’est grâce à sa variété d’orge et à un vieillissement en fût de sherry que cette distillerie a atteint le sommet.

Sa production a cessé en 2000, les produits deviennent rares, la demande augmente, voici quelques excellents produits :

  • Karuizawa 1984 Cask #3692
    Ce whisky est vraiment très rare, produit à 359 bouteilles seulement, il n’en reste guère plus que quelques exemplaires en stock. Distillé en 1984 dans un Sherry butt # 3692 durant 28 ans, sa rareté extrême chiffre son prix à 10.316 euros pour un volume de 70cl. Il n’y a ni grain ni mélange avec un degré d’alcool de 61,6%, il appartient à la caste des spiritueux de légende.

 

  • Karuizawa Vintage 1973 Single Cask
    C’est aussi un whisky très rare, distillé en 1973, il a été élevé durant 35 ans dans le Cask N° 6249 avant sa mise en bouteilles en 2008, il a été produit à 342 bouteilles seulement.
  • Ce single malt whisky ne contient ni de grains ni de mélanges, il est présenté en 70cl avec un taux d’alcool de 56%. Sa boîte et son étiquette sont en bon état, son poids total est de 2 Kg.
  • Son coût de 11.462,50 euros pour profiter d’un goût unique.

 

  • Karuizawa Noh 1976 32 yearold #6719
    Voici l’étalon-or d’un whisky japonais typique, il fait partie de la série « Noh Performer » et a été distillé depuis 1976 dans un fût Sherry butt sous single Cask #6719. Ses 32 ans d’âges font de lui un produit difficile à s’approprier. Il en existe vraiment très peu sur le marché avec 63% de degré d’alcool, des étiquettes et des boîtes en bon état. Ce single malt whisky ne présente ni grain ni autre mélange. Avec ses 70cl de volume, son prix est accessible à 10.580,75 euros

 

 

  • Karuizawa 35 Years Old Bourbon
    Ce Karuizawa âgé de 35 ans dénommé Geisha rejoint le rang des plus grands. Il fait partie des fameux single malts portant le numéro de fût 8378 en guise de référence. Comme les autres whiskies japonais, il est produit dans une distillerie authentique et traditionnelle et ne présente ni grain ni quelques mélanges que ce soit.
  • La bouteille à 70cl de whisky plein, taux d’alcool de 55,5% , un emballage et une étiquette de qualité. Poids total du produit : 2 kg, son prix est d’environ 10.132 euros.    

 

Comment s’octroyer un de ces produits? 
Au vu des prix, il est normal d’avoir peur quand on effectue les commandes.

 

  • Attention, donc à l’achat en ligne !!! Vous devez vérifier l’origine et la provenance des bouteilles, l’assurance en cas de problèmes lors de l’expédition et le lieu où elles sont stockées!

Comment payer en sécurisant son achat ?

Paiement sur Paypal
C’est un service de paiement en ligne qui couvre les fraudes et les informations en toute sécurité.

Il s’agit d’un système fiable pour les achats de grande valeur. Il ne nécessite pas grand-chose, votre email et votre mot de passe suffisent. En cas de problèmes et d’utilisation frauduleuse de votre compte, vous serez intégralement remboursés.

Paiement sécurisé SSL
Le paiement s’effectue entre l’acheteur et Whisky.fr en toute sécurité.

Ce mode de règlement permet de limiter les informations qui circulent sur Internet. Le déroulement de l’achat est crypté et protégé. Le numéro de compte bancaire n’est pas imprimé et le numéro de votre carte ne s’affiche pas après la transaction.

Par transfert bancaire
Si vous préférez régler vos achats en passant par la banque, il y a l’option de virement bancaire.

Lorsque le paiement est viré sur le compte de votre banque, la commande est validée.

Par rapport au paiement en ligne, la transaction peut durer plus longtemps, cela implique un délai de livraison plus long.
Si vous achetez votre bouteille de whisky sur des sites d’enchères, il est préférable de recourir au moyen de paiement le plus rapide !


 

investir whisky

7. Conclusion sur investir dans le whisky :

C’est un achat sur le long terme qui requiert de la patience, en effet, lorsque ce spiritueux devient rare il prend de la valeur.

Investir dans le whisky « rare » semble une bonne option pour de la protection, de la diversification et pour se constituer une collection unique.

Il ne peut représenter plus de 10% d’un patrimoine.

Il ne doit en aucun cas être considéré comme un produit spéculatif et doit être vu comme une acquisition « plaisir » pour des collectionneurs qui cherchent des produits d’exception!

Vous devez être aidé par un expert pour négocier au mieux le prix de vos flacons.

Vous êtes parfaitement libre de vendre un jour votre collection à un collectionneur pour un prix plus élevé que votre prix d’achat ou la consommer.

 

Les gammes de produits sont très diversifiées selon leur mode de production et il existe une clientèle d’amateurs pour acheter des bouteilles rares.

Vous avez aussi la possibilité pour investir dans le whisky de trouver des experts sur ce breuvage qui négocieront pour vous des prix compétitifs pour des bouteilles exceptionnelles et rares, dont la valeur repose sur l’authenticité.

Vous pouvez trouver l’opportunité d’investir dans des whiskys rares et numérotés lors de ventes aux enchères. Durant certaines enchères, le prix d’une bouteille peut même frôler la barre des millions d’euros.

Dans la mesure où vous êtes à la recherche d’investissement sur des actifs tangibles pour vous diversifier,

> D’autres secteurs d’activités sont également prometteurs :

le vin un secteur, déjà très mature, est à découvrir mais sans doute plus pour le plaisir et si l’on possède des notions sur le domaine.

 

Si vous êtes plus enclin à investir toujours dans du tangible pour rechercher des revenus fixes :

Cette fois-ci, cela pourrait s’envisager dans l’immobilier, mais en dehors de la France, vous pourriez regarder l’immobilier en Asie et à Bali :

 

Vous  pouvez regarder également un investissement immobilier aux USA.

 

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Cyril Jarnias