Face à la pression fiscale croissante en France et aux défis économiques européens, de plus en plus d’entrepreneurs français se tournent vers l’Europe de l’Est pour optimiser leur structure entrepreneuriale. Deux destinations émergent particulièrement : la Bulgarie et la Roumanie. Ces deux pays membres de l’Union européenne offrent des conditions attractives pour la création de société, mais avec des spécificités qui peuvent orienter différemment votre choix selon votre profil d’entrepreneur.

Cette analyse comparative vous accompagne dans votre réflexion, car choisir le bon pays pour votre société n’est pas qu’une question de chiffres. C’est une décision qui impactera durablement votre développement, votre sérénité fiscale et votre capacité à vous projeter sereinement dans l’avenir. Nous comprenons l’importance de cette étape et les interrogations légitimes qu’elle suscite. C’est pourquoi nous avons analysé en détail les données les plus récentes de 2024-2025 pour vous offrir un éclairage objectif et bienveillant.
Retrouvez le podcast de cet article ci-dessous :
Disclaimer :
Les informations présentées ici à titre de comparaison entre la Bulgarie et la Roumanie pour la création d’une société ont une valeur strictement indicative et générale, et ne constituent en aucun cas un conseil juridique, fiscal ou financier personnalisé. La législation, les taux d’imposition et les procédures administratives évoluent rapidement et peuvent varier en fonction de la spécificité de votre projet, de votre situation personnelle et de la forme juridique choisie. Il est donc impératif de consulter des experts qualifiés (avocats, comptables, conseillers fiscaux) localisés dans chacun de ces pays avant de prendre toute décision, afin d’obtenir une analyse actualisée et adaptée à votre cas particulier. L’éditeur décline toute responsabilité concernant les décisions prises sur la seule base de ce contenu.
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Fiscalité comparative : l’avantage décisif de la Bulgarie

La fiscalité constitue souvent le critère déterminant dans votre choix de création de société en Europe de l’Est. Les données 2025 révèlent un avantage net pour la Bulgarie, qui maintient son impôt sur les sociétés à 10%, soit le taux le plus bas de l’Union européenne. Cette stabilité fiscale, inchangée depuis 2008, offre une prévisibilité rassurante pour votre planification à long terme.
La Roumanie présente un système plus complexe mais potentiellement plus avantageux pour certains profils. Le taux standard d’impôt sur les sociétés de 16% reste compétitif face aux standards européens. Cependant, le véritable atout roumain réside dans son régime de micro-entreprise : seulement 1% du chiffre d’affaires pour les entreprises employant au moins un salarié avec un CA inférieur à 60 000€, et 3% du CA pour celles sans salarié jusqu’à 250 000€ de chiffre d’affaires annuel.
Cette différence fondamentale influence directement votre choix selon votre modèle économique. Si vous anticipez une forte rentabilité avec des marges importantes, la fiscalité bulgare s’avère plus avantageuse. À l’inverse, si votre activité génère un chiffre d’affaires important mais avec des marges plus serrées, le système roumain peut être plus favorable, particulièrement dans la phase de démarrage.
L’imposition des dividendes accentue l’avantage bulgare avec une retenue à la source de 5% contre 8% en Roumanie depuis janvier 2025. Pour un entrepreneur souhaitant rapatrier régulièrement ses bénéfices, cette différence de 3 points peut représenter une économie substantielle sur la durée.

Comparaison des taux d’imposition des sociétés en Bulgarie et Roumanie en 2025
Bon à savoir :
La Bulgarie propose un système de flat tax unique en Europe, appliquant le même taux de 10% aux revenus des particuliers et des entreprises, simplifiant considérablement la gestion fiscale et la planification patrimoniale.

Délais et coûts de création : un match plus serré

Les aspects pratiques de la création de société révèlent une compétition plus équilibrée entre les deux pays. La Bulgarie affiche des délais de création d’environ 1 semaine (5 semaines au maximum) pour avoir le numéro de TVA) selon les données 2024, incluant l’ensemble du processus depuis la rédaction des statuts jusqu’à l’immatriculation finale. Cette durée, bien que plus longue qu’annoncée par certains prestataires, reflète la réalité des démarches administratives et bancaires.
La Roumanie présente une fourchette plus large de 2 à 5 semaines, avec des variations selon la complexité du dossier et les exigences bancaires. Les dernières données de janvier 2025 indiquent toutefois des ralentissements temporaires dus à des blocages techniques sur la plateforme du Registre du Commerce, portant les délais actuels à environ 2 semaines.
Concernant le capital social minimum, la Bulgarie remporte largement avec seulement 1€ requis (2 BGN), contre 40€ (200 RON) en Roumanie. Cette différence symbolique reflète la volonté bulgare d’attirer massivement les entrepreneurs étrangers avec des barrières à l’entrée minimales.
Les coûts globaux de création oscillent entre 800€ et 1 500€ dans les deux pays, incluant les frais de notaire, d’enregistrement, de traduction et d’accompagnement professionnel. Cette parité tarifaire neutralise ce critère dans la balance décisionnelle, l’accent devant être mis sur la qualité de l’accompagnement plutôt que sur le prix.
La différence notable réside dans la complexité administrative. La Bulgarie exige une présence physique plus marquée pour l’ouverture de compte bancaire et impose des exigences de substance économique plus strictes. La Roumanie offre davantage de flexibilité dans les démarches à distance, particulièrement appréciable pour les entrepreneurs ne pouvant se déplacer fréquemment.

Tableau comparatif des conditions de création de société en Bulgarie et Roumanie
Bon à savoir :
Les deux pays exigent une adresse de siège social réelle et non une simple domiciliation. Prévoyez un budget annuel de 1 200€ à 2 400€ pour une domiciliation professionnelle avec services associés.

Structures juridiques et flexibilité organisationnelle

Le choix de la structure juridique influence directement votre capacité d’adaptation et de croissance. La Bulgarie propose principalement deux formes adaptées aux entrepreneurs étrangers : l’EOOD (équivalent EURL) pour l’associé unique et l’OOD (équivalent SARL) pour les projets multi-associés. Ces structures offrent une responsabilité limitée aux apports et une grande flexibilité de gestion.
L’EOOD bulgare séduit par sa simplicité : un seul associé, un gérant (pouvant être la même personne), et une gestion comptable simplifiée pour les entreprises réalisant moins de 2 millions BGN de chiffre d’affaires. La législation bulgare autorise également un gérant non-résident, facilitant la gestion à distance pour les entrepreneurs français.
La Roumanie mise sur la SRL (Societate cu Răspundere Limitată), équivalent de la SARL française, qui représente 85% des immatriculations en 2024. Cette structure permet jusqu’à 50 associés et offre une grande souplesse dans la répartition des parts sociales. La particularité roumaine réside dans la possibilité de créer une SRL avec un capital symbolique d’1 leu, soit environ 20 centimes d’euro.

Les deux pays autorisent la gestion à distance sans obligation de résidence pour les associés ou gérants étrangers. Cependant, la Bulgarie impose des exigences de substance économique plus strictes, particulièrement pour l’ouverture de comptes bancaires. Les banques bulgares veillent à ce que la société dispose d’une réalité économique effective avec du personnel local ou des infrastructures tangibles.
La Roumanie se montre plus flexible sur ce point, acceptant plus facilement les structures de holding ou les sociétés de services intellectuels sans présence physique importante. Cette souplesse peut s’avérer déterminante pour certains modèles économiques, notamment dans le digital ou le conseil.
L’évolution législative récente en Roumanie a introduit des conditions plus strictes pour le régime micro-entreprise : obligation d’employer au moins un salarié, limitation des activités de conseil à 20% du chiffre d’affaires, et plafonnement à une seule micro-entreprise par associé majoritaire. Ces modifications visent à éviter les abus mais complexifient légèrement la gestion.
Bon à savoir :
Les deux pays membres de l’UE permettent l’obtention automatique d’un numéro de TVA intracommunautaire, facilitant les transactions commerciales dans toute l’Europe sans formalités douanières supplémentaires.
Avantages concurrentiels et positionnement stratégique

Au-delà des aspects fiscaux et administratifs, chaque pays développe des avantages concurrentiels spécifiques qui peuvent orienter votre choix selon votre secteur d’activité et vos ambitions de développement. La Bulgarie mise sur la stabilité et la simplicité, avec un système fiscal inchangé depuis 17 ans et une administration relativement prévisible.
L’avantage bulgare se manifeste particulièrement dans les coûts opérationnels : salaires moyens de 800€ à 1 200€ pour un cadre qualifié, charges sociales plafonnées à 32,8% contre 47% en France, et coûts immobiliers très compétitifs. Cette structure de coûts convient parfaitement aux entreprises nécessitant une main-d’œuvre qualifiée ou des infrastructures physiques importantes.
La position géographique de la Bulgarie, à la croisée des Balkans et du Moyen-Orient, en fait une plateforme logistique attractive pour les entreprises visant les marchés émergents. De plus, l’adoption programmée de l’euro renforce l’attractivité du pays en éliminant le risque de change pour les investisseurs européens.
La Roumanie développe une approche différente axée sur l’innovation et la numérisation. Le pays investit massivement dans l’économie digitale et offre des exonérations fiscales spécifiques pour les développeurs informatiques et les entreprises technologiques. Le secteur IT roumain représente déjà 6% du PIB et continue sa croissance exponentielle.
L’écosystème entrepreneurial roumain se distingue par sa dynamique de croissance : +15% de créations d’entreprises en 2024, développement rapide des services financiers, et émergence de licornes technologiques. Cette effervescence crée un environnement stimulant pour les entrepreneurs ambitieux.
Concernant la qualité de vie, Bucarest et Sofia offrent des prestations comparables avec des coûts inférieurs aux capitales occidentales. Bucarest présente l’avantage d’une scène culturelle plus développée et d’une vie nocturne dynamique, tandis que Sofia séduit par sa proximité avec la nature et ses stations de ski réputées.
Les infrastructures de transport favorisent légèrement la Roumanie avec un réseau autoroutier plus développé et des liaisons aériennes plus nombreuses vers l’Europe occidentale. Cependant, la Bulgarie rattrape rapidement son retard grâce aux investissements européens dans les infrastructures de transport.
Bon à savoir :
Les deux pays bénéficient de conventions de non-double imposition avec la France, permettant d’optimiser la fiscalité personnelle des dirigeants français résidant dans leur pays d’origine tout en gérant leur société à l’étranger.

Le verdict : Bulgarie gagnante avec nuances

L’analyse comparative révèle la Bulgarie comme gagnante de ce match, mais avec des nuances importantes selon votre profil entrepreneurial. La fiscalité bulgare de 10% constitue un avantage déterminant pour la majorité des entrepreneurs, particulièrement ceux visant une croissance rapide ou opérant dans des secteurs à forte marge.
Cette victoire bulgare s’appuie sur plusieurs piliers solides : stabilité fiscale exceptionnelle depuis 2008, simplicité administrative avec le système de flat tax, coûts de création minimal avec 1€ de capital, et prévisibilité réglementaire rassurante. Pour les entrepreneurs privilégiant la sécurité juridique et l’optimisation fiscale long terme, la Bulgarie s’impose naturellement.
Cependant, la Roumanie reprend l’avantage dans des cas spécifiques : entrepreneurs débutants avec un chiffre d’affaires prévisible sous 250 000€, activités de services à forte marge bénéficiant du régime 1-3%, projets nécessitant une main-d’œuvre francophone, et entreprises ciblant les marchés d’Europe de l’Est grâce à la position géographique stratégique de la Roumanie.

Le régime micro-entreprise roumain peut se révéler temporairement plus avantageux, particulièrement dans les premières années d’activité. Un entrepreneur réalisant 200 000€ de chiffre d’affaires avec 3% d’imposition paiera 6 000€ d’impôt, contre 10% du bénéfice en Bulgarie. Cependant, cette optimisation nécessite de respecter scrupuleusement les conditions d’éligibilité et de prévoir une transition vers le régime standard au-delà des seuils.
La recommandation stratégique dépend donc de votre horizon temporel et de votre modèle économique. Optez pour la Bulgarie si vous privilégiez l’optimisation fiscale long terme, la simplicité administrative et la prévisibilité. Choisissez la Roumanie si votre business model correspond au régime micro-entreprise, si vous ciblez les marchés est-européens, ou si vous valorisez la dynamique économique et l’écosystème entrepreneurial.
Dans tous les cas, ces deux destinations surpassent largement les fiscalités françaises ou ouest-européennes, offrant un cadre légal sécurisé au sein de l’Union européenne pour développer votre activité entrepreneuriale en 2025. La clé du succès réside dans l’adéquation entre vos objectifs spécifiques et les avantages particuliers de chaque pays.
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