La montée en puissance de la location meublée, les réformes fiscales à répétition et l’envie d’investir “en famille” ont fait émerger un outil bien particulier : la SARL de famille appliquée à l’immobilier. À mi‑chemin entre la société d’exploitation commerciale et l’outil patrimonial, elle permet de combiner location meublée non professionnelle (LMNP), transparence fiscale et transmission organisée.
Les amortissements, les plus‑values et les nouvelles taxes sur l’immobilier détenu en société ont transformé ce montage. L’environnement actuel diffère fortement de celui des années précédentes.
L’enjeu, pour un investisseur immobilier, n’est plus de recopier un schéma tout fait, mais de comprendre où se trouvent encore les vrais avantages de la SARL de famille, et dans quels cas elle est pertinente.
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Qu’est‑ce qu’une SARL de famille appliquée à l’immobilier meublé ?

Une SARL de famille est juridiquement une SARL classique, avec une particularité majeure : tous les associés doivent appartenir au même cercle familial. Le Code général des impôts admet notamment les liens suivants : parents et enfants, grands‑parents et petits‑enfants, frères et sœurs, conjoints mariés et partenaires liés par un PACS. Un seul associé extérieur suffit à faire perdre le régime.
Sur le plan juridique, elle reste une société commerciale, avec un capital (à partir de 1 €), un ou plusieurs gérants et des statuts. Sur le plan fiscal, elle peut, sous conditions, s’écarter du régime standard de l’impôt sur les sociétés (IS).
Pour qu’une SARL de famille soit configurée en LMNP et soumise à l’impôt sur le revenu, elle doit avoir pour objet la location meublée. Elle doit également respecter plusieurs conditions cumulatives : être une SARL de famille, exercer une activité de location meublée non professionnelle, et opter pour l’IR.
Les conditions pour bénéficier du régime SARL de famille
Pour obtenir le statut fiscal de SARL de famille, il ne suffit pas d’écrire ces mots dans les statuts : c’est une option fiscale qui doit être demandée à l’administration. Plusieurs conditions doivent être réunies simultanément.
D’abord, la composition du capital : l’ensemble des associés doit être lié par le sang ou le mariage/PACS. Ascendants, descendants, frères et sœurs, conjoints et partenaires de PACS sont admis. L’arrivée d’un associé extérieur fait tomber le régime.
Ensuite, l’activité exercée doit être éligible à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : activité commerciale, artisanale, industrielle ou agricole. C’est le cas de la location meublée, considérée fiscalement comme une activité commerciale. En revanche, la location nue (non meublée) est une activité civile, qui ne permet pas d’opter pour ce régime dans une SARL de famille.
Tous les associés doivent donner leur accord unanime pour l’option IR, matérialisée par un courrier à l’administration fiscale accompagné du procès-verbal d’assemblée générale extraordinaire. Cette option est définitive pour la SARL de famille, tant que le cercle familial est respecté.
Conditions spécifiques à la SARL de famille LMNP
Pour qu’une SARL de famille soit éligible au régime LMNP, il faut en plus que les associés respectent les critères du loueur en meublé non professionnel. Deux seuils dominent :
– le total des recettes de location meublée de chaque foyer fiscal ne doit pas dépasser 23 000 € par an ;
– ces recettes doivent rester inférieures à 50 % des autres revenus du foyer (salaires, pensions, autres BIC, BNC…).
Dès lors que ces deux seuils sont franchis pour un associé, celui‑ci bascule en logique LMP (loueur en meublé professionnel), avec des conséquences sociales et fiscales plus lourdes. Dans une SARL de famille LMNP, il faut donc surveiller ces critères au niveau de chaque foyer fiscal associé.
Un avantage clé : l’option pour l’impôt sur le revenu sans limite de durée

La grande force de la SARL de famille par rapport à une SARL classique, c’est la possibilité d’opter pour l’impôt sur le revenu (IR) sans limitation de durée. Cette particularité, issue de l’article 239 bis AA du CGI, crée un régime de transparence fiscale.
Concrètement, en SARL standard, les bénéfices sont soumis à l’IS, puis à nouveau à l’IR lors de la distribution de dividendes. On parle de double imposition. À l’inverse, dans une SARL de famille à l’IR :
– la société elle‑même n’est pas imposée sur son bénéfice ;
– chaque associé est imposé directement et une seule fois sur sa quote‑part de résultat, en BIC, dans sa déclaration de revenus.
Cette transparence ouvre deux séries d’avantages : optimisation des revenus locatifs et traitement intéressant des déficits.
Transparence fiscale et répartition du résultat
En pratique, le résultat (bénéfice ou déficit) de la SARL de famille est ventilé entre les associés au prorata de leurs parts. Chacun le déclare dans la catégorie des BIC sur sa propre déclaration, même si les bénéfices ne sont pas formellement distribués en dividendes.
Ce mécanisme permet d’ajuster la charge fiscale globale du foyer en jouant sur la répartition du capital entre membres de la famille. Un enfant en début de carrière ou un conjoint ayant peu de revenus pourra ainsi être associé, voir ses revenus BIC taxés à une tranche marginale plus faible, sans que la société ait à lui verser un salaire.
L’imputation des déficits sur le revenu global
Autre point essentiel : en régime IR, les déficits générés par l’activité de la SARL de famille (intérêts d’emprunt élevés, travaux, amortissements importants…) s’imputent directement sur le revenu global de chaque associé.

Ce mécanisme de déficit imputable sur le revenu global est un avantage majeur par rapport à une détention à l’IS, où les pertes restent cantonnées au niveau de la société.
LMNP en SARL de famille : le trio gagnant transparence + réel obligatoire + amortissements

La SARL de famille LMNP combine trois piliers fiscaux : transparence IR, régime réel obligatoire et amortissements très puissants sur les biens et le mobilier.
Le réel obligatoire : pas de micro‑BIC possible
Dans la plupart des cas, un loueur en meublé individuel peut choisir entre micro‑BIC et réel. Mais ce choix disparaît en SARL de famille : le micro‑BIC est expressément interdit aux associés, en vertu de l’article 50‑0‑2‑c du CGI. Le régime réel BIC est obligatoire.
Le réel impose une comptabilité plus lourde, mais il permet aussi de déduire de manière fine l’ensemble des charges réelles :
– intérêts d’emprunt et frais bancaires ;
– assurance, taxes foncières, charges de copropriété ;
– travaux de réparation et d’entretien ;
– honoraires de gestion, frais de comptable, annonces, etc.
La SARL de famille LMNP peut pratiquer les amortissements du bien et du mobilier, ce qui permet de neutraliser l’impôt.
Le mécanisme d’amortissement : neutraliser les revenus locatifs
L’amortissement consiste à répartir le coût d’un actif sur sa durée d’utilisation. En LMNP, la pratique admise est la suivante (les durées exactes restant à affiner avec un expert‑comptable) :
| Élément amorti | Base typique retenue | Durée d’amortissement indicative |
|---|---|---|
| Immeuble (hors terrain) | Environ 80 % du prix du bien | 25 à 40 ans |
| Terrain | Non amortissable | — |
| Mobilier et équipement | Valeur d’achat du mobilier | 7 à 10 ans |
| Travaux de rénovation lourde | Montant des travaux éligibles | 10 à 15 ans |
Prenons un exemple simplifié : un appartement acheté 300 000 €, dont 60 000 € correspondent au terrain. La base amortissable est alors de 240 000 €. Sur 30 ans, on obtient environ 8 000 € d’amortissement par an sur l’immeuble, auxquels peuvent s’ajouter les amortissements du mobilier et d’éventuels travaux.
Combinés aux autres charges, ces amortissements permettent souvent de ramener le résultat fiscal BIC proche de zéro, alors même que la trésorerie est positive. Autrement dit, les associés encaissent des loyers, remboursent le crédit et paient peu ou pas d’impôt sur ces loyers pendant de nombreuses années.
La SARL de famille LMNP permet de bénéficier de l’amortissement BIC comme en LMNP classique, tout en offrant la possibilité d’investir à plusieurs et de répartir les résultats de manière flexible entre les membres de la famille.
LMNP, micro‑BIC et dernières réformes : ce qui change (et ce qui ne change pas)
Depuis plusieurs lois successives, le régime de la location meublée a été profondément remanié, surtout pour les locations touristiques. Même si la SARL de famille ne peut pas recourir au micro‑BIC, il est utile de comprendre le paysage général.
Pour les locations meublées touristiques :
| Type de meublé touristique | Avant réforme | Après réforme (à partir de 2025) |
|---|---|---|
| Meublé classé (type gîte, résidence) | Abattement 71 % | Abattement 50 % |
| Plafond 188 700 € | Plafond 77 700 € | |
| Meublé non classé (Airbnb, saisonnier) | Abattement 50 % | Abattement 30 % |
| Plafond plus élevé | Plafond 15 000 €/an |
Au‑delà de ces plafonds, le réel s’applique automatiquement. Dans une SARL de famille LMNP, le réel est de toute façon obligatoire, mais ces changements montrent la volonté du législateur de resserrer les avantages sur le saisonnier, en particulier lorsqu’il n’est pas classé.
Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé les prélèvements sociaux sur la location meublée à 18,6 %, au lieu de 17,2 % auparavant. Un élément à intégrer dans les simulations de rendement net.
La révolution de 2025 : amortissements réintégrés dans la plus‑value

Pendant des années, l’un des arguments massue en faveur de la SARL de famille LMNP tenait en une formule : “on amortit pendant la vie du bien, mais on ne paie pas la note sur la plus‑value”. Autrement dit, les amortissements BIC n’étaient pas réintégrés dans le calcul de la plus‑value immobilière des particuliers.
La loi de finances 2025 a mis fin à ce traitement jugé trop favorable. Pour toutes les cessions intervenant à partir du 15 février 2025, les amortissements déduits au fil des années doivent être réintégrés dans la base de calcul de la plus‑value.
Comment était calculée la plus‑value avant 2025 ?
Dans une SARL de famille à l’IR, la cession d’un bien immobilier relevait du régime des plus‑values immobilières des particuliers. Le schéma était alors très attractif :
L’exonération totale d’impôt sur le revenu pour une plus-value immobilière était atteinte après 22 ans de détention, avec une exonération totale des prélèvements sociaux après 30 ans.
Résultat : il était possible de gommer fiscalement les loyers grâce aux amortissements, puis de sortir du bien après plusieurs décennies avec une plus‑value peu ou pas taxée. C’était l’âge d’or de la SARL de famille LMNP.
Ce qui change depuis le 15 février 2025
Désormais, la doctrine est claire : les amortissements BIC pratiqués durant la période de location doivent être réintégrés pour le calcul de la plus‑value. L’acquisition n’est plus retenue à son prix d’origine, mais à un montant diminué du cumul des amortissements.
En pratique :
| Étape de calcul | Avant 15/02/2025 | Après 15/02/2025 |
|---|---|---|
| Base d’acquisition prise en compte | Prix d’achat + frais & travaux admis | Prix d’achat + frais/travaux – amortissements LMNP |
| Effet des amortissements | Gomment le revenu, sans impact sur PV | Gomment le revenu mais augmentent la plus‑value |
| Abattements durée de détention | Oui, inchangés | Oui, inchangés |
La régime juridique de la plus‑value reste celui des particuliers (19 % d’IR et 18,6 % de prélèvements sociaux, avec abattements), mais le montant de base est plus élevé. Le législateur a donc maintenu les abattements pour durée de détention, tout en supprimant l’effet “double jackpot” des amortissements non réintégrés.
La SARL de famille à l’IR reste attractive, mais ce n’est plus le “montage miracle” qu’elle a été. Il faut désormais modéliser finement la sortie à long terme avant de se lancer.
Capital‑risque immobilier : la nouvelle taxe de 20 % sur l’immobilier en société

Autre évolution majeure : la loi de finances 2026 a créé une taxe annuelle exceptionnelle visant les patrimoines immobiliers détenus via des sociétés, parmi lesquelles les SCI, SARL de famille ou SAS.
Le principe est le suivant : lorsque des personnes physiques détiennent, par l’intermédiaire de holdings ou de sociétés, un patrimoine immobilier net supérieur à 5 millions d’euros, une prélèvement forfaitaire de 20 % peut s’appliquer chaque année sur la valeur nette des actifs immobiliers indirects.
Cette taxe :
Cette contribution cible les hauts patrimoines et les structures d’optimisation sans se substituer aux impôts existants.
S’ajoute aux dispositifs existants (IFI, IS, prélèvements sur dividendes) et ne se substitue à aucun autre impôt, elle vient en surcouche.
Cible spécifiquement les patrimoines élevés et les structures perçues comme de simples véhicules d’optimisation patrimoniale.
Exclut les biens immobiliers affectés à une activité professionnelle (locaux occupés par une société opérationnelle dont le détenteur est dirigeant effectif).
Pour la plupart des investisseurs “classiques”, cette mesure restera théorique. Mais pour un groupe familial qui envisagerait de loger un important parc immobilier dans une holding ou un empilement de sociétés (SCI, SARL de famille, SAS…), cette taxe de 20 % change la donne et impose de repenser l’architecture patrimoniale.
Transmission du patrimoine immobilier : les atouts de la SARL de famille

Au‑delà des revenus et de la plus‑value, la SARL de famille est un outil de transmission redoutablement efficace pour l’immobilier, surtout en comparaison d’une détention en direct ou d’une indivision.
Des titres faciles à donner, valorisés avec décote
La SARL de famille détient les biens immobiliers ; les membres de la famille détiennent des parts sociales. Transmettre l’immobilier revient à transmettre progressivement ces parts.
Cette transmission bénéficie de plusieurs vecteurs fiscaux :
– chaque parent peut donner 100 000 € par enfant, tous les 15 ans, en franchise de droits de donation ;
– la valeur des parts de société est souvent décotée par rapport à la valeur directe de l’immobilier, en raison de l’absence de liquidité et du caractère minoritaire des participations.
Les tribunaux, et notamment la Cour de cassation, ont déjà admis des décotes de l’ordre de 10 à 30 % selon les situations. En pratique, cela signifie que l’on peut transmettre un patrimoine immobilier d’une valeur économiquement plus élevée, tout en étant taxé sur une base plus faible.
Démembrement de propriété et pacte Dutreil : combiner les leviers
La structure en société simplifie aussi l’usage du démembrement de propriété : il est facile de distinguer l’usufruit (droit aux revenus) et la nue‑propriété (droit au capital) non pas sur l’immeuble lui‑même, mais sur les parts de la SARL de famille. Les parents peuvent conserver l’usufruit des parts (et donc les loyers), tout en donnant la nue‑propriété à leurs enfants, qui récupèreront la pleine propriété au décès sans nouvelle imposition sur ce transfert.
Le pacte Dutreil permet un abattement jusqu’à 75 % sur la valeur des titres pour le calcul des droits de donation ou de succession.
Même si le champ du Dutreil a été restreint et que la SARL de famille a perdu une partie de cet avantage pour les locations résidentielles, le sujet reste à étudier au cas par cas, notamment en présence d’activités para‑hôtelières ou mixtes.
La SARL de famille vs la SCI : deux logiques patrimoniales différentes
En matière de détention immobilière familiale, la SARL de famille et la SCI familiale ne jouent pas exactement dans la même catégorie.
La SCI est un outil civil adapté à la location nue, à la constitution et transmission d’un patrimoine à long terme, avec souplesse statutaire et limitation de l’indivision. La SARL de famille est un outil commercial pour la location meublée (LMNP) et la gestion de flux BIC, offrant option IR illimitée et amortissement.
Pour un projet centré sur le rendement locatif meublé et l’optimisation du cash‑flow, la SARL de famille LMNP conserve une forte pertinence. Pour un projet principalement tourné vers la détention longue et la transmission de biens loués nus, la SCI reste souvent mieux adaptée.
Les contraintes et pièges à connaître avant de se lancer

Les avantages de la SARL de famille sont réels, mais ils s’accompagnent de contraintes assez lourdes qu’il serait dangereux de passer sous silence.
Un cercle familial verrouillé
Le statut de SARL de famille suppose que tous les associés appartiennent au même périmètre familial. Impossible d’y faire entrer un ami investisseur, un associé purement financier ou même, à terme, un conjoint non marié / non pacsé. Un divorce ou une recomposition familiale peuvent aussi remettre en cause ce périmètre.
En cas de non‑respect, la société perd le bénéfice du régime et se retrouve imposée à l’IS, avec des conséquences immédiates sur la fiscalité des revenus et des plus‑values.
Impossibilité de faire de la location nue
La SARL de famille à l’IR doit exercer une activité commerciale (au sens fiscal). La location nue, qui relève des revenus fonciers, n’entre pas dans ce cadre. La société ne peut donc pas, en principe, gérer un parc de logements loués nus en restant dans ce régime.
Pour un investisseur souhaitant combiner location nue et meublée dans une même structure, la SARL de famille n’est pas l’outil approprié.
Micro‑BIC interdit et gestion plus complexe
Le fait que le micro‑BIC soit interdit en SARL de famille impose une comptabilité au réel, avec l’intervention quasi incontournable d’un professionnel. Ce surcoût est à mettre en balance avec les gains fiscaux procurés par l’amortissement.
La gestion d’une SARL (assemblées, procès‑verbaux, dépôts au greffe) est plus contraignante que celle d’une détention en direct ou d’une SCI bien suivie.
Nouvelle taxe de 20 % sur gros patrimoines en société
Pour les familles très patrimoniales qui utilisent des holdings et des sociétés pour loger un parc immobilier important, la nouvelle taxe de 20 % sur les actifs immobiliers indirects dépassant 5 millions d’euros de valeur nette est un signal fort. Elle marque la volonté de l’État de limiter l’optimisation purement patrimoniale via société, dont la SARL de famille peut faire partie.
Cette taxe ne concerne pas la majorité des investisseurs, mais elle impose d’être particulièrement vigilant lorsqu’on atteint des montants élevés et qu’on multiplie les structures interposées.
Comment utiliser intelligemment la SARL de famille en immobilier aujourd’hui ?

Dans le contexte actuel, la SARL de famille n’est plus un “passe‑partout” systématiquement gagnant, mais elle demeure une solution très performante dès lors que l’on respecte quelques lignes directrices.
D’abord, elle reste un outil de choix pour un projet familial de location meublée avec recours au crédit, où l’on cherche à :
Neutralisez l’impôt sur les loyers grâce aux amortissements, imputez les déficits BIC sur le revenu global via la transparence IR, répartissez la détention dans la famille pour alléger la charge fiscale, et préparez la transmission par donations de parts avec abattements et décotes.
Ensuite, elle est particulièrement adaptée lorsque le patrimoine global familial reste à un niveau où la nouvelle taxe de 20 % sur les actifs immobiliers en société n’est pas un sujet, mais où l’on souhaite tout de même structurer ses investissements et éviter les conflits de l’indivision.
Enfin, la SARL de famille gagne à être pensée en complément d’autres outils (SCI, détention directe, éventuellement holding opérationnelle) plutôt que comme réponse unique à tous les enjeux patrimoniaux.
En résumé

La SARL de famille et fiscalité immobilière : avantages forment encore aujourd’hui un couple solide, mais les lignes ont bougé. L’option illimitée pour l’IR, la transparence fiscale, le régime réel obligatoire et la puissance des amortissements BIC continuent d’en faire un outil très efficace pour investir en location meublée non professionnelle en famille.
Les réformes de 2025 et 2026 – réintégration des amortissements dans la plus‑value, hausse des prélèvements sociaux, taxe de 20 % sur le gros immobilier en société – rappellent toutefois une évidence : la SARL de famille n’est plus un eldorado intangible, mais un instrument technique à manier avec précision.
Constat sur la SARL de famille
Bien utilisée, elle permet d’allier rendement, protection du patrimoine personnel et transmission organisée. Mal configurée ou déployée sans tenir compte des nouvelles règles, elle peut au contraire piéger l’investisseur.
La condition pour en tirer le meilleur reste donc la même : analyser finement sa situation familiale, ses objectifs de revenus et de transmission, et projeter l’opération sur toute sa durée de vie, y compris la sortie. C’est à ce prix que la SARL de famille reste un atout durable dans une stratégie d’investissement immobilier maîtrisée.
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