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Georgie comme résidence fiscale : facilité, fiscalité et coût de la vie

par | Choisir sa résidence fiscale, Défiscalisation, Pays à fiscalité avantageuse
Publié le 6 juin 2026

Choisir la Georgie comme résidence fiscale est en train de devenir un véritable phénomène chez les indépendants, les entrepreneurs du numérique, les investisseurs et les retraités mobiles. Ancienne république soviétique devenue passerelle entre Europe et Asie, le pays combine un système fiscal étonnamment avantageux, des procédures administratives relativement simples et un coût de la vie parmi les plus bas du continent européen et de l’Asie occidentale.

3,7 millions

La Géorgie compte environ 3,7 millions d’habitants, avec une communauté internationale en forte croissance et un statut de pays candidat à l’UE, se positionnant comme une alternative crédible à des destinations plus chères et fiscalement lourdes.

Retrouvez le podcast de cet article ci-dessous :

par Cyril Jarnias

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Les stratégies évoquées (investissement immobilier, placements financiers, structuration patrimoniale, optimisation fiscale, diversification internationale, etc.) doivent être analysées au regard de votre profil, de vos objectifs et de votre situation globale. Elles peuvent nécessiter des ajustements spécifiques et un accompagnement adapté.

Avant toute prise de décision, il est recommandé de consulter des professionnels qualifiés (conseiller en gestion de patrimoine, avocat, notaire, expert-comptable ou tout autre spécialiste compétent). L’éditeur et l’auteur déclinent toute responsabilité quant aux décisions prises sur la base des informations diffusées sur ce site.

Un système fiscal territorial extrêmement attractif

Un système fiscal territorial extrêmement attractif

La clef de voûte de l’attrait de la Georgie, c’est son système d’imposition territorial appliqué aux personnes physiques. Contrairement à la plupart des pays européens qui taxent le revenu mondial de leurs résidents, la Georgie se concentre presque exclusivement sur ce qui est réellement généré dans le pays.

Concrètement, pour un résident fiscal georgien, seuls les revenus de source georgienne sont soumis à l’impôt sur le revenu. Les gains provenant de l’étranger – salaires versés par une société non georgienne, dividendes d’une entreprise étrangère, loyers d’un bien immobilier situé hors Georgie, revenus de consulting facturés à des clients international – sont, dans la pratique, exonérés d’impôt en Georgie.

Bon à savoir :

La Géorgie applique un impôt forfaitaire de 20 % sur les revenus personnels tels que salaires, honoraires freelances, loyers internes et plus-values locales. S’y ajoute une cotisation retraite obligatoire de 2 % sur les salaires, à laquelle l’employeur contribue également.

Pour les non‑résidents, la logique est simple : seuls les revenus de source georgienne sont taxables, via des retenues à la source ou l’impôt sur le revenu classique. Différents taux de retenue (4 %, 5 %, 10 %, 15 %) s’appliquent selon la nature des paiements et le statut du bénéficiaire, notamment si celui‑ci est installé dans une juridiction à faible fiscalité.

Taux, structure et poids global des prélèvements

Au-delà de cette architecture territoriale, la Georgie affiche des taux relativement modérés dans l’ensemble :

Taux d'imposition par catégorie au Paraguay
Ce graphique présente les principaux taux d’imposition au Paraguay : l’impôt sur le revenu est de 20%, l’impôt sur les sociétés de 15% (lors de la distribution), la TVA de 18% et l’impôt sur la propriété jusqu’à 1%. À noter l’absence d’impôt sur la fortune, les successions et les gains en capital étrangers pour les non-résidents.

Le pays reste fiscalement léger à l’échelle macro : en 2022, le ratio recettes fiscales/PIB atteignait 24,1 %. C’est plus élevé que la moyenne Asie‑Pacifique (19,3 %), mais presque 10 points en‑dessous de la moyenne de l’OCDE (34 %). Les taxes sur la consommation (TVA et équivalents) représentaient 43 % des recettes, tandis que l’impôt sur le revenu des personnes physiques comptait pour un peu plus de 29 %.

Devenir résident fiscal en Georgie : 183 jours ou statut « High Net Worth »

Devenir résident fiscal en Georgie : 183 jours ou statut « High Net Worth »

Tout l’intérêt de ce cadre fiscal n’a de sens que si l’on parvient effectivement à être reconnu résident fiscal georgien. Or, ce statut s’obtient de deux manières principales : la règle classique des 183 jours et un programme spécifique pour les individus à patrimoine élevé.

La règle des 183 jours

L’article 34 du Code des impôts georgien fixe un principe simple : une personne physique est considérée résidente fiscale de la Georgie pour une année donnée si elle a passé au moins 183 jours dans le pays au cours de n’importe quelle période continue de 12 mois se terminant dans cette année fiscale.

Quelques points importants à retenir :

Bon à savoir :

Les jours d’arrivée et de départ comptent chacun comme un jour entier. Les 183 jours n’ont pas besoin d’être consécutifs et se calculent sur 12 mois glissants, pas forcément l’année civile. Une fois le seuil atteint, vous êtes résident fiscal pour toute l’année concernée.

Le statut ne tombe pas du ciel : même si la résidence s’acquiert « automatiquement » au sens de la loi, il est fortement recommandé de demander un certificat officiel de résidence fiscale auprès de la Revenue Service georgienne (rs.ge). Ce document bilingue (georgien/anglais) est souvent indispensable pour faire valoir vos droits dans votre pays d’origine ou vis‑à‑vis des partenaires bancaires.

L’obtention du certificat passe par :

la création d’un compte sur le portail de la Revenue Service ;

la complétion d’un formulaire de demande de résidence fiscale ;

– le dépôt d’une copie de passeport, et, si nécessaire, de preuves de présence (tampons de frontière, baux, factures de services, relevés bancaires) si vous avez utilisé plusieurs passeports.

Astuce :

Le traitement standard du certificat est gratuit sous 20 jours ouvrés, avec des options accélérées payantes : 5 jours pour 50 GEL ou 1 jour pour 100 GEL. Une fois obtenu, il couvre une année fiscale et doit être renouvelé chaque année pour conserver une preuve formelle de résidence.

Le programme de résidence fiscale par la richesse (HNWI)

La Georgie a introduit un dispositif particulièrement intéressant pour les profils fortunés qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas passer 183 jours par an dans le pays : le programme de résidence fiscale par la richesse, parfois désigné comme « Georgia Tax Residency by Wealth program ».

Ce mécanisme permet à un individu d’être reconnu résident fiscal même sans présence physique significative, à condition de réunir plusieurs critères cumulatifs.

Les conditions financières de base reposent sur deux seuils alternatifs :

soit justifier d’actifs mondiaux supérieurs à 3 millions de GEL (ou, dans une autre version opérationnelle, au moins 500 000 USD d’actifs mondiaux selon certaines interprétations et ordonnances) ;

soit disposer d’un revenu annuel supérieur à 200 000 GEL pour chacune des trois dernières années fiscales.

À ces conditions de patrimoine ou de revenu s’ajoutent des exigences d’ancrage en Georgie :

Conditions d’éligibilité au permis de résidence géorgien par investissement immobilier

L’ensemble du programme est encadré par un arrêté du ministre des Finances (notamment l’Ordre n° 60 de mars 2023 et l’Ordonnance n° 481 qui précise les règles HNWI). L’obtention du statut se fait sur la base d’un dossier (preuves de patrimoine, de revenus, d’investissement local) déposé auprès de la Revenue Service. La décision intervient typiquement dans un délai maximal de sept semaines, avec possibilité pour l’administration de demander des pièces complémentaires sous 30 jours.

Point crucial : le statut obtenu via ce programme ne vaut que pour l’année au titre de laquelle vous postulez. Il ne peut pas être attribué rétroactivement sur des années précédentes, même si les seuils étaient déjà remplis. Il faut donc renouveler la démarche chaque année où vous souhaitez être traité comme résident fiscal georgien sans avoir rempli la condition des 183 jours.

Statut de résident fiscal et obligations déclaratives

Statut de résident fiscal et obligations déclaratives

Une fois résident fiscal – que ce soit via la règle des 183 jours ou via le programme HNWI – vous entrez pleinement dans le champ des obligations fiscales géorgiennes.

Deux éléments sont essentiels :

Attention :

Vous devez déposer une déclaration annuelle de revenus avant le 31 mars de l’année suivant celle où vous étiez résident, même si la plupart ou la totalité de vos revenus de source étrangère sont exonérés. Vous devez être inscrit auprès de l’administration fiscale et obtenir un numéro d’identification fiscale (TIN) en ligne (environ 10 minutes) ou en personne (environ 30 minutes).

La non‑déclaration dans les délais expose à des pénalités prévues par le Code fiscal (article 274). En pratique, même les personnes ne percevant que des revenus étrangers non imposables en Georgie ont intérêt à déposer une déclaration « propre » montrant un revenu déclaré à 0 GEL pour les catégories taxables, afin de disposer d’un historique clair en cas d’audit ou de questions de banques étrangères.

Régimes préférentiels pour entrepreneurs et freelances : 1 % et Virtual Zone

Régimes préférentiels pour entrepreneurs et freelances : 1 % et Virtual Zone

Au-delà du principe territorial, la Georgie a mis en place des régimes ultra‑avantageux pour les petits entrepreneurs et les activités IT exportatrices. C’est ce qui explique qu’elle soit devenue l’une des destinations phares des digital nomads.

Statut d’Individual Entrepreneur avec Small Business Status (1 %)

Pour les freelances et indépendants qui facturent principalement à des clients étrangers, le combo idéal consiste à : avoir une solide compréhension des réglementations fiscales internationales, choisir des plateformes de paiement adaptées et optimiser les devis et factures pour les normes locales des clients.

devenir résident fiscal georgien (par les 183 jours ou HNWI) ;

s’enregistrer comme Individual Entrepreneur (IE) ;

demander le Small Business Status (SBS).

Ce statut permet d’être imposé à seulement 1 % sur le chiffre d’affaires annuel, jusqu’à un plafond de 500 000 GEL (environ 185 000 USD). Il s’agit d’un impôt sur le chiffre d’affaires, pas sur le bénéfice : il n’y a pas de mécanisme de déduction des charges. En contrepartie, vous n’êtes pas soumis à l’impôt classique de 20 % sur le revenu pour l’activité ainsi structurée, ni à l’impôt sur les sociétés ni à un impôt sur les dividendes locaux pour ces montants.

Quelques nuances à connaître :

Attention :

Le statut Small Business impose un taux de 1 % sur le chiffre d’affaires mensuel, avec passage à 3 % au-delà de 500 000 GEL pour l’excédent annuel. Un dépassement deux années consécutives entraîne la perte du statut. Certaines professions réglementées (notaires, avocats, médecins, auditeurs) en sont exclues. Les déclarations et paiements sont mensuels, avant le 15.

Pour un freelance qui facture par exemple 100 000 EUR à des clients étrangers, la facture fiscale locale peut se résumer à 1 % de ce montant, soit l’équivalent de 1 000 EUR, alors que dans de nombreux pays européens la pression fiscale totale (cotisations + IR) dépasserait largement 30 à 40 %.

Les régimes IT : Virtual Zone Person et International Company

Pour les sociétés orientées tech, la Georgie propose deux niveaux de traitement préférentiel : le statut de Virtual Zone Person (VZP) et le statut d’International Company (IC), tous deux adossés au système d’impôt sur les sociétés de type estonien (taxation uniquement à la distribution des bénéfices).

Le Virtual Zone s’adresse aux entreprises du secteur IT qui exportent leurs services depuis une entité georgienne :

– La société doit être une LLC enregistrée en Georgie, 100 % détenue par des étrangers si souhaité.

– L’activité éligible couvre le développement logiciel, les services IT associés (maintenance, mises à jour), l’hébergement, les services SaaS, le développement d’applications mobiles, le conseil IT, ou certains services numériques apparentés.

– Les services doivent être fournis à des clients non‑résidents (hors Georgie) et considérés comme exportés.

En échange, la société bénéficie de : la protection de ses intérêts, l’accès à des ressources et des opportunités d’expansion.

0 % d’impôt sur les sociétés sur les bénéfices issus de ces revenus étrangers ;

0 % de TVA sur ces mêmes prestations (taux standard : 18 %) ;

– 5 % seulement sur les dividendes versés aux actionnaires (avec possibilité de réduction à 0 % en présence d’une convention fiscale adaptée).

20

L’impôt de 20 % sur les salaires versés à des salariés résidents représente l’une des charges dues.

Les critères pratiques incluent :

au moins 80 % du chiffre d’affaires doit provenir de clients étrangers ;

– le développement logiciel doit être effectivement réalisé depuis la Georgie, ce qui implique le versement de salaires ou honoraires imposés localement à des niveaux de marché ;

– l’entreprise doit déposer une demande en ligne auprès du ministère des Finances, examen généralement en 10 jours ouvrés si le dossier est complet.

L’International Company status cible des structures IT plus établies (au moins deux ans d’historique et une substance en Georgie), avec un régime légèrement différent :

5 % d’impôt sur les sociétés sur les bénéfices distribués ;

0 % d’impôt sur les dividendes distribués ;

0 % de taxe sur la propriété opérationnelle ;

5 % seulement d’impôt sur les salaires pour certaines catégories d’employés.

Ce statut, plus exigeant sur les critères de substance et d’ancienneté, peut intéresser des groupes technologiques en recherche d’un hub régional à fiscalité ultra‑réduite.

Double imposition et conventions fiscales

Double imposition et conventions fiscales

Malgré ce paysage très favorable, la question de la double imposition reste centrale pour qui conserve des liens fiscaux avec son pays d’origine.

La Georgie a signé plus de 55 à 58 conventions de non‑double imposition (le nombre exact varie selon les dates de ratification) couvrant la plupart des économies importantes, parmi lesquelles : Allemagne, France, Royaume‑Uni, Italie, Espagne, pays nordiques, Suisse, Autriche, Pays‑Bas, Irlande, Chypre, Luxembourg, Émirats arabes unis, Inde, Japon, etc.

Ces accords, largement inspirés du modèle OCDE, organisent la répartition des droits d’imposer entre la Georgie et l’autre État contractant pour :

Revenus imposables en France

Les principales catégories de revenus soumises à l’impôt sur le revenu en France

Revenus d’emploi

Salaires, traitements et autres rémunérations perçus dans le cadre d’une activité salariée.

Bénéfices d’entreprise

Bénéfices issus d’une activité professionnelle, avec la notion d’établissement stable pour les non-résidents.

Dividendes, intérêts et redevances

Revenus de capitaux mobiliers comprenant les dividendes, intérêts et redevances.

Gains en capital

Plus-values réalisées, notamment sur les biens immobiliers, soumises à imposition.

Pensions et autres revenus

Pensions de retraite, rentes et certains autres revenus imposables.

Dans la plupart des cas :

Les dividendes versés depuis la Georgie à un résident de l’autre État voient leur retenue à la source limitée à 5 à 15 %, parfois 0 % pour des participations majeures.

Les intérêts et redevances bénéficient de taux maximums de 0 à 10 % selon la convention.

– Les bénéfices d’entreprise ne sont imposables en Georgie que si l’entreprise étrangère y dispose d’un établissement stable.

– Les gains sur biens immobiliers restent imposables dans l’État où se situe le bien.

Bon à savoir :

Les résidents fiscaux géorgiens peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt pour les taxes payées à l’étranger, plafonné à l’impôt géorgien correspondant. Toutefois, la législation locale ne prévoit pas de mécanisme général de relief pour tous les impôts étrangers, rendant essentiel le recours aux conventions fiscales.

Il est à noter que la Georgie ne dispose pas de convention avec certains pays majeurs comme les États‑Unis, l’Australie ou l’Afrique du Sud, ce qui complique la situation pour les ressortissants de ces pays : ils peuvent se retrouver pris en étau entre la territorialité georgienne et les règles d’imposition mondiale de leur État d’origine.

Coût de la vie : une capitale « Europe + Caucase, à prix d’Asie du Sud‑Est »

Coût de la vie : une capitale « Europe + Caucase, à prix d’Asie du Sud‑Est »

Au‑delà de la fiscalité, la Georgie séduit aussi parce qu’un revenu en devises fortes y offre un pouvoir d’achat spectaculaire. Les comparaisons sont éloquentes :

Tbilissi est 50 à 60 % moins chère que les grandes capitales d’Europe de l’Ouest.

– Par rapport aux grandes villes américaines, le coût de la vie y est environ 65 à 75 % inférieur.

Globalement, la Georgie est 55 à 65 % moins chère que les principales capitales d’Europe occidentale.

Logement : loyers très abordables

Les loyers constituent la principale dépense pour les expatriés, mais restent très accessibles à Tbilissi et Batumi.

Plusieurs sources (Numbeo, LivingCost, cabinets locaux) convergent vers des fourchettes similaires :

Type de logementTbilissi centre (USD/mois)Tbilissi hors centre (USD/mois)Batumi centre (USD/mois)Batumi hors centre (USD/mois)
1 chambre (estimation basse)300–500200–350~500 en centre~400 en périphérie
1 chambre (moyenne récente Numbeo)~680~428
1 chambre (données en GEL, centre Tbilissi)~710 (≈ 1 780 GEL)~440 (≈ 1 100 GEL)
3 chambres centre Tbilissi~1 360 (≈ 3 410 GEL)~870 (≈ 2 180 GEL)

Les quartiers les plus recherchés de Tbilissi, comme Vake, Vera ou Saburtalo, proposent des appartements modernes ou rénovés entre 400 et 700 USD pour un deux pièces bien situé. Les logements de style soviétique non rénovés, dans des secteurs comme Gldani ou certaines parties de Saburtalo, peuvent descendre à 200–350 USD par mois.

Pour les budgets plus serrés :

– Une chambre en colocation peut se trouver autour de 150–200 USD.

– Des appartements « de luxe » restent souvent en‑dessous de 800 USD par mois, même dans les meilleurs quartiers.

Bon à savoir :

À Batumi, les loyers hors saison sont similaires ou légèrement inférieurs, mais augmentent significativement en été à cause de la demande saisonnière.

Budget mensuel type pour expatriés

Selon diverses estimations récentes (2025–2026), un expatrié seul peut vivre confortablement à Tbilissi avec un budget mensuel compris entre 800 et 1 500 USD, incluant loyer, alimentation, transports et loisirs. Voici un exemple de ventilation indicative pour une personne seule à Tbilissi :

Poste de dépenseFourchette mensuelle (USD)
Loyer 1 chambre centre500–800
Loyer 1 chambre hors centre350–500
Charges (élec, eau, gaz, internet)50–80
Internet fixe18–27 (jusqu’à 40 pour 1 Gbps)
Téléphone mobile + data10–15
Courses alimentaires150–350 (selon style de vie)
Restaurants150–300
Transport (métro, bus, taxi)20–50
Salle de sport30–50

Les repas au restaurant restent très accessibles :

– Dans un restaurant local : 10–25 GEL (environ 4–10 USD) pour un plat.

– Dans un établissement de gamme moyenne : 25–40 GEL.

– Dans les lieux plus haut de gamme : 50–100 GEL et plus par personne.

– Un dîner généreux pour deux, avec vin, tourne souvent autour de 30–50 USD.

1000-1500

Le coût mensuel en USD pour une vie confortable au centre de Tbilissi, en Géorgie, peut varier entre 1 000 et 1 500 USD, voire moins avec une optimisation des dépenses.

Les familles bénéficient aussi de cette modération : des estimations récentes indiquent qu’un foyer de trois personnes vit confortablement avec 2 500–3 200 USD par mois, tandis qu’une famille de quatre atteint environ 2 460 USD à Tbilissi et 2 030 USD à Batumi (logement inclus).

Immobilier et rendement locatif

Pour les investisseurs, la Georgie présente plusieurs caractéristiques intéressantes :

Aucun plafond pour l’achat immobilier par des étrangers.

Possibilité de payer en espèces ou en cryptomonnaies.

– Pas d’impôt sur la plus‑value immobilière si le bien a été détenu au moins deux ans.

– Rendements locatifs en dollars estimés entre 7,5 et 8,5 % fin 2025.

– Coûts d’achat au m² relativement modérés pour des constructions neuves : entre 1 000 et 2 500 USD à Tbilissi selon les quartiers ; 1 400 à 2 900 USD à Batumi.

Pour l’obtention d’un permis de séjour accéléré, un investissement immobilier d’environ 150 000 USD (valeur à confirmer par expertise) suffit à ouvrir le droit à un titre de résidence pour l’acheteur et sa famille éligible.

Visa, résidence et ouverture bancaire : une bureaucratie plutôt accessible

Visa, résidence et ouverture bancaire : une bureaucratie plutôt accessible

Une des forces de la Georgie tient aussi à son approche très ouverte en matière de mobilité et de résidence.

Un an de séjour sans visa pour plus de 90 pays

Les ressortissants de plus de 90–100 pays (Union européenne, États‑Unis, Canada, Australie, Israël, Turquie, Émirats arabes unis, etc.) peuvent entrer en Georgie sans visa et y séjourner jusqu’à 365 jours consécutifs. Ce régime, confirmé par les portails officiels comme GeoConsul et Matsne, permet aux digital nomads de s’installer pour un an sans démarche consulaire, puis de « reset » leur séjour en sortant et en rentrant à nouveau dans le pays.

Pour l’entrée, il est généralement demandé : un dossier de candidature complet.

Documents requis pour un séjour à l’étranger

Liste des pièces justificatives essentielles pour voyager en toute sérénité

Passeport valide

Un passeport en cours de validité pour toute la durée du séjour.

Preuve d’hébergement

Justificatif comme un hôtel, un bail ou une invitation.

Justificatif de ressources

Revenu stable d’environ 2 000 USD/mois ou épargne de 24 000 USD pour un an (parfois exigé).

Billet de sortie

Un billet de continuation ou de sortie peut être demandé à la discrétion des autorités.

Pour obtenir un permis de séjour plus formel (par exemple en tant qu’entrepreneur individuel), les autorités demandent généralement :

un passeport avec traduction notariale en georgien ;

un extrait de registre attestant de l’inscription comme entrepreneur individuel ;

– des relevés bancaires sur 3 à 6 mois ou des contrats avec des clients étrangers ;

– une assurance santé couvrant la durée demandée ;

– la preuve d’un niveau minimal de chiffre d’affaires (par exemple 50 000 GEL sur 12 mois, ou 35 000 GEL pour des activités dans l’éducation ou la santé).

Ouverture de compte bancaire : plus simple avec résidence fiscale

Les banques georgiennes – dominées par Bank of Georgia et TBC Bank – sont ouvertes aux non‑résidents, avec des comptes multidevises (GEL, USD, EUR) disponibles en une trentaine de minutes lors d’une visite en agence. Néanmoins, les exigences KYC se sont durcies :

Attention :

Les ressortissants de pays sous sanctions sont exclus. Les candidats non-résidents sans lien économique clair avec la Géorgie peuvent essuyer des refus. Une preuve de résidence (bail, facture de services, enregistrement d’adresse) est souvent demandée. Un numéro d’identification fiscal géorgien et un numéro de téléphone local sont requis.

La possession d’un permis de séjour ou du statut de résident fiscal améliore nettement la crédibilité du client vis‑à‑vis des banques. Les comptes peuvent également être ouverts à distance par procuration notariale et apostillée, mais la procédure est plus lourde (traductions, envois de documents papier, délais de 2 à 4 semaines).

Exemples concrets de profils gagnants en Georgie

Exemples concrets de profils gagnants en Georgie

Pour mesurer l’intérêt de la Georgie comme résidence fiscale, il est utile de se projeter dans quelques scénarios typiques.

Freelance européen avec 3 000 EUR de revenus mensuels

Un consultant indépendant basé jusqu’ici dans une capitale d’Europe de l’Ouest gagne environ 3 000 EUR par mois, soit 36 000 EUR par an, provenant de clients majoritairement étrangers.

En se relocalisant en Georgie et en structurant son activité comme Individual Entrepreneur avec Small Business Status, plusieurs effets se combinent :

Avantages fiscaux et coût de la vie en Géorgie

La Géorgie offre un cadre fiscal attractif et un coût de la vie très bas, permettant un pouvoir d’achat élevé.

Fiscalité réduite

La facture fiscale annuelle tombe à 1 % de 36 000 EUR, soit environ 360 EUR (hors cotisation retraite si salariat local).

Coût de la vie très bas

Le coût de la vie baisse de 50 à 60 % par rapport à une grande capitale occidentale : logement confortable, sorties fréquentes, et capacité d’épargne accrue pour le même revenu.

Revenus étrangers non imposés

Les revenus provenant de placements étrangers (dividendes, intérêts, crypto) restent non imposés en Géorgie tant qu’ils ne se convertissent pas en revenus de source géorgienne.

Tech entrepreneur créant une société SaaS

Une start‑up SaaS qui facture uniquement des clients américains et européens peut enregistrer une LLC en Georgie, demander le statut de Virtual Zone Person et bénéficier de :

0 % d’impôt sur les sociétés sur tous les bénéfices tirés de ces prestations exportées ;

0 % de TVA sur les ventes à l’étranger ;

5 % d’impôt seulement au moment où les dividendes sont distribués aux fondateurs.

20

Le taux de taxation des salaires versés à l’équipe locale est de 20 %.

Investisseur immobilier cherchant rendement et résidence

Un investisseur achetant un ou plusieurs appartements pour un montant total d’au moins 150 000 USD peut obtenir un permis de séjour pour lui et sa famille, tout en profitant :

– d’un rendement locatif en devises de 7,5 à 8,5 % par an ;

– d’une absence d’impôt sur la plus‑value en cas de revente après deux ans ;

– d’un impôt réduit de 5 % sur les loyers déclarés dans le registre des bailleurs ;

– d’une fiscalité nulle sur ses gains de portefeuille ou ses dividendes étrangers.

En parallèle, vivre sur place permet d’abaisser très nettement le coût de la vie du foyer.

Limites, nuances et points de vigilance

Limites, nuances et points de vigilance

La Georgie n’est pas un paradis sans contraintes, et prendre une résidence fiscale dans le pays demande de se pencher sur plusieurs sujets sensibles.

Sources de revenus et définition de « source georgienne »

Même si la pratique montre une large tolérance vis‑à‑vis des revenus de freelances travaillant pour des clients étrangers, le droit interne considère en principe qu’un travail exécuté physiquement en Georgie peut être assimilé à un revenu de source georgienne. D’où l’importance de :

Astuce :

Veillez à structurer correctement les contrats entre la société étrangère et l’IE local pour éviter tout risque de requalification en établissement stable. Appuyez-vous sur les régimes IE/SBS ou Virtual Zone lorsque c’est pertinent.

Interaction avec la fiscalité du pays d’origine

Pour les ressortissants de pays qui taxent le revenu mondial même à l’étranger (États‑Unis notamment), la résidence fiscale en Georgie n’efface pas automatiquement toutes les obligations envers l’administration d’origine.

Il faut examiner :

Double imposition avec la Géorgie

La fiscalité des revenus entre la Géorgie et un autre pays dépend de plusieurs facteurs clés à examiner.

Convention fiscale

L’existence ou non d’une convention de non‑double imposition entre la Géorgie et le pays d’origine détermine le traitement des revenus transfrontaliers.

Crédit d’impôt

Les mécanismes de crédit d’impôt disponibles permettent d’éviter la double taxation en déduisant l’impôt payé à l’étranger.

Résidence fiscale

La définition de la résidence fiscale selon le droit interne de l’autre pays fixe le lieu d’imposition principal du contribuable.

Règles spécifiques

Des règles comme la Foreign Earned Income Exclusion pour les Américains peuvent exonérer certains revenus gagnés à l’étranger.

Stabilité des régimes préférentiels

Comme dans tout pays émergent qui cherche à attirer les capitaux, certains régimes (comme le programme HNWI ou les schémas Virtual Zone et International Company) peuvent évoluer au fil des réformes. Les seuils d’actifs, les critères de substance ou les taux pourraient être ajustés.

Il est donc prudent de :

suivre les mises à jour officielles ;

s’entourer de conseils locaux familiers de la pratique administrative récente ;

éviter les montages artificiels dépourvus de véritable substance en Georgie.

Pourquoi la Georgie s’impose comme résidence fiscale de choix

Pourquoi la Georgie s’impose comme résidence fiscale de choix

En synthèse, la Georgie se distingue sur plusieurs axes simultanés :

Fiscalité et avantages en Géorgie

La Géorgie offre une fiscalité attractive, un faible coût de la vie et une politique migratoire libérale, idéale pour expatriés et entrepreneurs.

Impôt sur le revenu à 20 %

Taux de 20 % sur les revenus locaux, exonération des revenus étrangers et option à 1 % du chiffre d’affaires pour petits entrepreneurs.

Impôt sur les sociétés à 15 %

Taux de 15 % uniquement à la distribution, régimes préférentiels pour IT et petites structures, 50+ conventions de non-double imposition.

Absence d’impôts lourds

Pas d’impôt sur la fortune, les successions ni les plus-values étrangères, ce qui simplifie la gestion patrimoniale.

Coût de la vie réduit

50 à 70 % moins cher que les métropoles occidentales, avec internet fibre 100-230 Mbps, coworkings et une scène expatriée dynamique.

Politique migratoire libérale

Jusqu’à un an sans visa pour 95+ nationalités, résidence accessible via entrepreneuriat, immobilier ou travail à distance.

Pour les digital nomads, les freelances, les fondateurs de start‑up, les investisseurs et même certains retraités, la Georgie s’impose ainsi comme l’un des rares pays capables de combiner, dans un même package, fiscalité douce, formalités gérables, coûts bas et qualité de vie satisfaisante.

Bon à savoir :

Il ne faut pas se fier aux seules promesses marketing : il est essentiel de comprendre en détail comment s’articulent le statut de résident fiscal, les régimes préférentiels, les conventions de non‑double imposition et les obligations envers le pays d’origine. Une fois cette maîtrise acquise, la Georgie peut constituer une résidence fiscale très avantageuse pour une stratégie internationale de vie et d’investissement.

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