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Investir en Republique dominicaine : comprendre le marché et le « golden visa »

par | Expatriation & stratégie internationale, Fiscalité à l’étranger, Immobilier, Immobilier en Amérique
Publié le 8 juillet 2026 | Dernière mise à jour le 10 juin 2026

La Republique dominicaine est en train de changer de catégorie aux yeux des investisseurs. Longtemps perçue comme une simple destination balnéaire, elle s’impose désormais comme un marché immobilier et financier structuré, dopé par un tourisme record, des flux d’investissements étrangers historiques et un arsenal d’incitations fiscales rarement égalé dans la région. En parallèle, le pays a mis en place un dispositif de résidence par investissement qui, sans être un golden visa au sens européen du terme, en reprend l’esprit : un statut migratoire accéléré en échange d’un engagement financier significatif.

Bon à savoir :

Face à des chiffres de fréquentation touristique et de rendements locatifs élevés, il est essentiel de définir son objectif parmi la plus-value, le revenu locatif, l’optimisation fiscale ou la résidence de long terme, avant d’entrer sur le marché.

Retrouvez le podcast de cet article ci-dessous :

par Cyril Jarnias

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Les stratégies évoquées (investissement immobilier, placements financiers, structuration patrimoniale, optimisation fiscale, diversification internationale, etc.) doivent être analysées au regard de votre profil, de vos objectifs et de votre situation globale. Elles peuvent nécessiter des ajustements spécifiques et un accompagnement adapté.

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Un marché qui attire les capitaux internationaux

Un marché qui attire les capitaux internationaux

La dynamique macroéconomique de la Republique dominicaine est au cœur de son attrait. Le pays s’est hissé parmi les destinations les plus recherchées pour l’investissement direct étranger (IDE) en Amérique latine et dans les Caraïbes, avec une progression spectaculaire sur les cinq dernières années.

2025

Nouveau record des flux d’IDE en 2025, avec des projections de sommet supplémentaire d’ici fin 2026.

Des chiffres qui structurent la confiance

L’ampleur de ces flux se mesure en milliards de dollars, mais c’est surtout leur répartition sectorielle qui révèle la logique du marché : tourisme, énergie, immobilier et zones franches concentrent l’essentiel des capitaux, dessinant les axes d’investissement les plus porteurs.

Voici une synthèse des principaux chiffres d’IDE récents :

IndicateurValeur 2025 / T1 2026Évolution et contexte
IDE total 20255 032,3 M USD+11,3 % vs 2024
Hausse absolue 2025 vs 2024+509,1 M USD
IDE T1 20261 536,7 M USD+6,4 % vs T1 2025
Part de nouveaux capitaux T1 20261 046,3 M USD (≈68 %)Apports frais
Projection IDE fin 2026≈5 200 M USDNouveau record attendu

Au-delà de l’IDE, la stabilité du peso et de l’environnement financier tient aussi au flux combiné de devises issues des investissements, des envois de fonds de la diaspora, du tourisme et des exportations. Sur les seuls trois premiers mois de 2026, ces entrées ont dépassé 13,4 milliards de dollars, soit environ 1,4 milliard de plus qu’un an auparavant, contribuant directement à la stabilité du taux de change.

Où va l’argent ? Tourisme, énergie, immobilier en première ligne

Où va l’argent ? Tourisme, énergie, immobilier en première ligne

Pour un investisseur qui cherche à se positionner, la structure sectorielle de l’IDE est un indicateur précieux. Elle montre quels moteurs l’économie dominicaine privilégie et où se concentrent les opportunités.

Tourisme : locomotive de l’IDE et de l’immobilier

Le tourisme est le premier récepteur d’IDE. En 2025, il a absorbé un peu plus d’un quart des investissements étrangers, et reste en tête au premier trimestre 2026.

SecteurPart de l’IDE 2025Part de l’IDE T1 2026
Tourisme26,3 %22,5 %
Énergie23,8 %22,2 %
Immobilier15,7 %14,8 %
Commerce/Industrie10,5 %
Zones franches8,7 %
Mines6,7 %17,8 %
Secteur financier3,4 %
Autres4,9 %

La Republique dominicaine accueille désormais plus de 10 millions de visiteurs par an. En 2025, le flux total a atteint 11,6 à 11,7 millions de voyageurs, et le premier trimestre 2026 a déjà dépassé 3,7 millions d’arrivées, soit une progression de l’ordre de 10 % par rapport à l’année précédente. Sur cette même période, plus de 3,35 millions de visiteurs ont généré 3,9 milliards de dollars de recettes touristiques, en hausse de plus de 20 % en un an.

Recettes touristiques 2025-2026
Recettes touristiques en milliards de dollars : 11,3 en 2025 et estimation de 12,5 en 2026.

Énergie : l’essor des renouvelables comme thème d’investissement

Deuxième pôle d’IDE, l’énergie a vu sa part passer d’à peine plus de 9 % en 2019 à près d’un quart des flux en 2025. L’essentiel de cette progression est lié aux incitations publiques en faveur des énergies renouvelables. Pour un investisseur, cela signifie que les projets énergétiques – production, infrastructures, services associés – bénéficient d’un environnement particulièrement favorable, avec des perspectives de croissance à long terme.

Immobilier : troisième pilier, arrimé au tourisme

Le secteur immobilier capte autour de 15 % de l’IDE, avec un lien évident avec la dynamique touristique. Là où les hôtels et les infrastructures se développent, les résidences, villas et projets mixtes suivent, permettant aux investisseurs privés de se positionner aux côtés des grands groupes.

14,8

L’immobilier représente 14,8 % des investissements étrangers au premier trimestre 2026, confirmant son rôle de pilier structurel de l’économie dominicaine.

Un marché immobilier sous tension, mais rentable

Un marché immobilier sous tension, mais rentable

L’un des traits marquants de la Republique dominicaine est la combinaison rare entre croissance des prix et rendements locatifs élevés. Selon les données compilées par le portail britannique Global Property Guide, les valeurs résidentielles ont affiché en 2025 une hausse nominale d’environ 10,6 %, l’une des plus fortes progressions d’Amérique latine, alors même que les rendements bruts restent nettement au-dessus de la moyenne régionale.

Santo Domingo : rendements urbains élevés et demande soutenue

La capitale concentre le cœur de l’activité économique et une demande résidentielle importante, portée par la croissance démographique, le développement du secteur tertiaire et l’essor d’une classe moyenne urbaine.

Rendement locatif à Santo Domingo : 9,08 % brut dans le Polígono Central

En 2026, la progression des prix à Santo Domingo s’annonce plus modérée que dans les zones balnéaires, avec une fourchette de 4 à 7 % attendue, et jusqu’à 8 % dans les quartiers prime. Autrement dit, un marché jugé cher mais cohérent au regard des coûts de construction, de la demande locative et des fondamentaux économiques.

Punta Cana / Bávaro : l’épicentre du rendement touristique

Sur le segment touristique, Punta Cana et Bávaro s’imposent comme la référence. Les données de marché montrent des rendements bruts autour de 6,5 % pour l’ensemble de la zone, avec des variations selon la typologie :

Sous-zone Punta Cana / BávaroRendement brut moyen (Global Property Guide)
Studios / 1 chambre≈6,8 %
2 chambres≈6,4 %
3 chambres≈6,2 %

Mais ces chiffres globaux ne reflètent pas l’ensemble du spectre : dans les produits adaptés à la location de courte durée et bien gérés, la rentabilité annuelle nette peut grimper nettement plus haut.

Pour les locations vacances, les plages de rendement couramment observées sont les suivantes :

Type de bien (Punta Cana)Rendement net annuel estimé
Studio / 1 chambre8–10 %
Condo 2 chambres9–12 %
Villa ou maison de vacances8–14 %
Propriété de luxe (front de mer, Cap Cana)10–18 %

En pratique, nombre d’investisseurs constatent des rendements nets pour les locations touristiques compris entre 8 et 14 % par an, avec des pics plus élevés dans les meilleurs emplacements. À cela s’ajoute une appréciation annuelle des biens estimée entre 5 et 10 %, de sorte que les retours globaux (loyers + plus-value) peuvent atteindre 12 à 15 % dans un scénario raisonnable, et jusqu’à 20 à 30 % dans les montages les plus performants.

Occupation et tarifs : ce que disent les chiffres

Les performances locatives reposent sur deux paramètres clés : le taux d’occupation et le prix moyen à la nuit. La Republique dominicaine, grâce à son tourisme annuel, tire parti d’une saisonalité favorable.

Exemple :

Pour les grandes zones touristiques, les repères sont les suivants : il s’agit de points de référence ou de seuils à respecter pour ces zones, servant de guide dans le contexte décrit par l’article.

ZoneOccupation moyenne annuelle (vacances)Tarif moyen nuit (approx.)Rdt net typique
Punta Cana / Bávaro65–75 %85–200 USD8–12 %
Cap Cana80–94 % (haut de gamme)150–350 USD10–15 %
Las Terrenas70–88 %90–230 USD7–11 %
Sosúa / Cabarete68–85 %70–190 USD8–13 %
Santo Domingo (urbain)65–82 % (location meublée)65–180 USD6–10 %

La saison haute, de décembre à avril, voit les taux d’occupation monter à 85–95 %, avec les tarifs les plus élevés de l’année, soutenus par les fêtes et un climat optimal. La mi-saison (mai-août) se stabilise entre 70 et 85 %, portée notamment par le tourisme familial et européen. Même la basse saison (septembre-novembre) affiche souvent des taux de 55 à 75 %, ce qui reste solide à l’échelle caribéenne.

Des régions et des projets aux profils très différents

Des régions et des projets aux profils très différents

Parler de « marché dominicain » au singulier est trompeur : la Republique dominicaine est une mosaïque de micro-marchés, chacun avec ses dynamiques propres.

Les grands pôles touristiques

Punta Cana / Bávaro reste le champion incontesté du flux touristique et de l’attrait pour les investisseurs internationaux, avec des projets phares comme Primaveral Residence III, en première ligne de la demande. Les quartiers de Los Corales et El Cortecito, à distance piétonne de la plage, affichent des prix et des rendements supérieurs à la moyenne de la zone, tirés par une occupation et des tarifs plus élevés.

Cap Cana, plus haut de gamme, vise une clientèle à fort pouvoir d’achat. Les tickets d’entrée sont plus élevés – un appartement de deux chambres peut y dépasser largement 450 000 dollars – mais les loyers à la nuit et les performances nettes suivent, avec des rendements à deux chiffres sur des produits bien ciblés.

Astuce :

Les Terrenas et Samaná, plus confidentielles, allient cadre naturel préservé et potentiel d’appréciation, tandis que Bayahibe, Dominicus, Casa de Campo ou La Estancia Golf offrent une palette allant du très exclusif au plus accessible, avec un point commun : une demande locative portée par la mer et par le tourisme de loisir.

Santo Domingo, Santiago et les villes intérieures

En parallèle du littoral, les grandes villes comme Santo Domingo et Santiago connaissent un développement soutenu. La capitale, en particulier, vit un véritable boom de l’habitat collectif et des bureaux. Des projets emblématiques – tours résidentielles, centres commerciaux haut de gamme – ont revitalisé des secteurs entiers, tirant les prix et les loyers vers le haut.

Attention :

Les quartiers centraux, desservis par le métro et offrant des services complets, concentrent la demande pour des appartements de 1 à 3 chambres, loués en longue durée à des cadres, expatriés ou professions libérales. Les rendements nets de 6 à 8 % y sont fréquents, avec un risque opérationnel plus faible que la location saisonnière.

Périphéries et logement économique : un autre cycle d’opportunités

Une autre histoire se joue en périphérie de Santo Domingo : celle du logement abordable. Le déficit de logements dépasse 1,3 million d’unités, et les banques ont massivement orienté leurs crédits hypothécaires vers l’habitat dit « à faible coût » : plus de 60 % des prêts immobiliers de 2023-2024 ont été fléchés vers ce segment, tendance qui se renforce.

Des zones comme Carretera Mella, San Isidro, El Almirante, Villa Mella, Sabana Perdida ou le corridor Manoguayabo–Los Alcarrizos connaissent une explosion de projets de 60 à 150 unités qui se vendent parfois en quelques semaines, portés par l’extension du métro, du téléphérique et des services. Ici, l’enjeu n’est pas la location saisonnière, mais la capture d’une demande domestique structurelle, avec un potentiel d’appréciation lié à l’amélioration des infrastructures.

Un arsenal fiscal construit pour attirer l’investisseur

Un arsenal fiscal construit pour attirer l’investisseur

Au-delà des rendements bruts, la Republique dominicaine a structuré un environnement fiscal très favorable, en particulier pour l’immobilier touristique et les investissements productifs dans les zones franches.

CONFOTUR : la super-remise pour l’immobilier touristique

La pierre angulaire des incitations immobilières touristiques est la loi 158-01, connue via le régime CONFOTUR. Les projets certifiés dans des zones touristiques bénéficient d’exemptions puissantes pour les premiers acquéreurs.

Concrètement, acheter dans un projet CONFOTUR permet :

d’éviter la taxe de transfert de 3 % lors de l’acquisition ;

de ne pas payer l’IPI (impôt annuel sur la propriété immobilière) pendant 10 à 15 ans.

Bon à savoir :

L’Impôt sur le Patrimoine Immobilier (IPI) n’est dû qu’au-delà d’un patrimoine total de 170 000 $ USD (9,8 M de pesos). Seule la fraction excédant ce seuil est taxée. En dessous, aucun impôt foncier annuel n’est payable. Les biens sous régime CONFOTUR sont exonérés d’IPI pendant toute leur certification.

Pour un investisseur qui achète un bien à vocation locative dans un projet touristique neuf, cette combinaison — absence de taxe d’entrée et vacances fiscales prolongées — augmente immédiatement la rentabilité nette.

Fiscalité générale : un cadre lisible et plutôt léger sur la pierre

Au niveau national, l’impôt sur le revenu des personnes physiques et des sociétés s’établit à 27 %, mais le poids effectif pour un investisseur immobilier reste contenu :

pas de taxe foncière pour les patrimoines inférieurs au seuil évoqué ;

possibilité d’amortir les biens dans certaines structures ;

avantages cumulables avec CONFOTUR.

La Republique dominicaine offre également un régime d’incitations notable pour les investisseurs opérant dans les zones franches d’exportation.

Zones franches : un paradis pour l’investissement productif

Les entreprises opérant en zone franche sont régies par la loi 8-90, qui prévoit un bouquet d’exemptions impressionnant :

Exonérations Fiscales dans les Zones Franches

Vue d’ensemble des exonérations fiscales accordées aux entreprises opérant dans les zones franches :

Impôt sur les sociétés

Exonération à 100 % de l’impôt sur les sociétés.

Importations

Exonération à 100 % des taxes sur les importations de matières premières, équipements, matériaux de construction, biens d’équipement, etc.

Incorporation et capital

Exonération des taxes sur l’incorporation de sociétés ou l’augmentation de capital.

Taxes municipales

Exonération des taxes municipales.

TVA locale et patrimoine

Exonération de la TVA locale (ITBIS) et des impôts sur le patrimoine ou les actifs.

Exportations

Exonération des droits sur les exportations et réexportations (avec quelques exceptions marginales).

Les sociétés de zone franche et leurs actionnaires bénéficient en outre d’une exonération totale d’impôt sur les dividendes distribués, et sont traités comme de grands consommateurs d’énergie et de carburants, avec des tarifs avantageux et des achats défiscalisés. La loi prévoit même que, à partir du 1er janvier 2026, l’impôt sur les bénéfices pour les sociétés industrielles de zone franche reste fixé à… 0 %.

Pour les investisseurs qui, au-delà de la pierre, envisagent des participations dans des entreprises exportatrices (manufacturières, centres de services, logistique, tabac, textile, etc.), ce régime rend la Republique dominicaine extrêmement compétitive.

Résidence par investissement : le « golden visa » à la dominicaine

Résidence par investissement : le « golden visa » à la dominicaine

Même si l’expression « golden visa » renvoie en général à des programmes européens (Portugal, Espagne, Grèce) aujourd’hui parfois remis en cause, la Republique dominicaine dispose elle aussi d’un dispositif de résidence par investissement qui remplit un rôle similaire : offrir un statut migratoire rapide en échange d’un investissement significatif, avec la possibilité d’accéder ensuite à la citoyenneté.

Le seuil clé : 200 000 à 250 000 dollars

Le socle de la résidence d’investisseur repose sur un ticket minimal clairement établi. Le pays a fixé le seuil général d’investissement pour son programme économique à 200 000 dollars, avec plusieurs déclinaisons selon le support :

Investisseur classique : minimum 200 000 dollars investis en immobilier, dépôt bancaire ou projet commercial ;

Investissement immobilier approuvé : minimum 200 000 dollars dans des biens validés par les autorités ;

Fonds gouvernemental : contribution à un fonds public, avec des seuils différenciés pour les familles ;

Projets touristiques ou en zone franche : montants et procédures articulés autour des certifications CEI-RD, CNZFE ou Ministère du Tourisme.

Dans le cas particulier de l’immobilier, un autre seuil est à garder en tête : un investissement d’au moins 250 000 dollars dans un projet en pré-construction peut, en plus du revenu locatif potentiel, ouvrir la voie à la résidence par investissement. Cela crée une passerelle naturelle entre la stratégie patrimoniale et la stratégie migratoire.

Résidence, citoyenneté, durée de détention

Le parcours type d’un investisseur étranger qui souhaite s’installer ou au moins obtenir un statut de résident est relativement structuré :

Bon à savoir :

Une première carte de résidence est délivrée pour un an, renouvelable sur quatre ans, sans exiger de présence permanente, ce qui simplifie la vie des investisseurs internationaux. Après deux ans, une demande de citoyenneté est possible, contre sept ans dans la voie classique.

À noter également qu’il est demandé de conserver l’investissement immobilier au moins quatre ans pour obtenir l’ensemble des droits attachés au statut de résident.

Cette temporalité – résidence accélérée, naturalisation possible au bout de deux ans de résidence, absence d’exigence de séjour continu – rapproche la Republique dominicaine de certains programmes de résidence par investissement à vocation patrimoniale, tout en restant nettement plus accessible en termes de montants que la plupart des programmes européens.

L’option Fonds gouvernemental : une alternative à l’immobilier

Pour ceux qui préfèrent un véhicule financier à la gestion d’un bien locatif, le pays propose une formule adossée à un fonds public.

Les barèmes évoqués dans les textes les plus récents sont les suivants :

Profil de demandeurContribution minimale au Fonds gouvernemental
Demandeur seul100 000 USD
Demandeur + conjoint150 000 USD
Famille (demandeur + jusqu’à 2 enfants)175 000 USD
Enfant additionnel (dépendant)+25 000 USD
Frère ou sœur éligible (18–25 ans)50 000 USD chacun

Parallèlement à ces montants d’investissement, il faut prévoir des frais de dossier pour la citoyenneté :

Composition familialeFrais de demande de citoyenneté
Demandeur principal25 000 USD
Conjoint10 000 USD
Famille jusqu’à 4 personnes35 000 USD
Famille avec 7 dépendants ou plusJusqu’à 70 000 USD

En pratique, un dossier individuel complet, incluant contribution, frais et coûts annexes, peut avoisiner 210 000 dollars. Le délai de traitement annoncé se situe entre 6 et 9 mois pour la citoyenneté, à condition de disposer au préalable de la résidence depuis au moins deux ans.

Exigences de fond : origine des fonds, casier, santé

Comme dans tout programme sérieux de résidence ou de citoyenneté par investissement, la Republique dominicaine accorde une importance centrale à la conformité et à la transparence des capitaux.

Les autorités demandent notamment :

Attention :

Le dossier doit inclure : certificats de casier judiciaire des cinq dernières années, preuves d’absence de poursuites, documents sur la provenance légale des fonds investis et certificats médicaux délivrés par des centres agréés par la Direction générale de la migration.

Les documents officiels (actes de naissance, mariage, etc.) doivent être apostillés ou légalisés, traduits en espagnol si nécessaire par un interprète judiciaire ou le consulat dominicain compétent.

Résidence par investissement « classique » : structure et étapes

Pour les investisseurs souhaitant passer par la voie standard de résidence d’investisseur, la procédure s’articule en plusieurs phases bien définies.

Elle commence par l’enregistrement de l’investissement auprès d’une entité de promotion telle que Pro-Dominicana ou le CEI-RD (Centre d’exportation et d’investissement), qui délivre une certification d’investissement étranger. Selon le type de projet, d’autres organismes interviennent :

CEI-RD / Pro-Dominicana : pour les investisseurs directs et de nombreux projets sectoriels ;

CNZFE (Conseil national des zones franches) : pour les entreprises opérant en zone franche ;

Ministère du Tourisme : pour les projets spécifiquement touristiques.

Bon à savoir :

Après certification, l’investisseur demande un visa de résidence (RS) au consulat dominicain. Ce visa est valable 60 jours pour une seule entrée et permet d’achever la procédure auprès de la Direction générale de la migration sous 30 jours.

Ce volet intérieur implique :

un dépôt de dossier complet (originaux et copies) via le portail en ligne de la DGM ;

– la réalisation d’examens médicaux dans des centres agréés (dans les trois jours suivant le paiement des frais correspondants) ;

– une série de formulaires et de justificatifs juridiques (contrats de travail pour les cadres, lettres de garantie de l’entreprise sponsor, décisions d’assemblée validant l’intégration de l’investisseur, etc.).

Le tout est encadré par le règlement 631‑11, qui précise les modalités d’entrée, de séjour et de formalisation des différents types de résidence.

Rentier, pensionné, investisseur : des profils différenciés

Il est important de distinguer la résidence par investissement productif (ce qu’on rapproche du « golden visa ») d’autres statuts de séjour également très utilisés :

Visa Rentista : destiné aux personnes disposant de revenus passifs réguliers à l’étranger (loyers, dividendes, intérêts, etc.). Le minimum requis est de 2 000 dollars par mois, plus 250 dollars supplémentaires par dépendant. Les revenus d’emploi ne sont pas pris en compte dans ce cadre.

Visa Pensionado : pour les retraités percevant une pension d’un organisme public ou d’une entreprise privée à l’étranger, avec des justificatifs détaillant durée d’emploi, poste et montant de la pension.

Ces statuts n’exigent pas forcément un investissement massif dans le pays, mais un niveau de revenu stable et vérifiable. Pour l’investisseur immobilier qui privilégie la constitution de patrimoine plutôt que la transformation de revenus existants, la résidence par investissement demeure plus alignée sur ses objectifs.

Un marché rentable, mais qui pénalise l’improvisation

Un marché rentable, mais qui pénalise l’improvisation

Les rapports récents insistent sur un point : la Republique dominicaine reste très attractive, mais n’est plus un terrain de jeu pour décisions à la légère. L’augmentation continue des prix, la montée des attentes des acheteurs et le resserrement progressif de l’offre qualitative créent un contexte plus exigeant.

Trois tendances ressortent clairement :

Tendances clés du marché immobilier résidentiel

Dynamiques actuelles influençant les décisions d’investissement et d’achat : rareté de l’offre, exigences de qualité et comportement des nouveaux acquéreurs.

Tension de l’offre

La production de logements ralentit tandis que la demande reste forte, créant une rareté dans certains segments. Cela entraîne une pression à la hausse sur les prix et les loyers, rendant la sélection de l’actif cruciale.

Montée en gamme

La demande se déplace vers des ensembles sécurisés avec services hôteliers, espaces de co-working et approche écologique. Les acquéreurs recherchent un mode de vie plutôt qu’un simple nombre de mètres carrés.

Acheteur plus informé

Les générations Y et Z se documentent en ligne, comparent taux, projets et avis sur les réseaux sociaux. Ils privilégient des processus rapides, numériques et transparents pour leurs acquisitions.

Dans ce contexte, les investisseurs qui tireront le meilleur parti du cycle 2026-2030 sont ceux qui :

achètent des unités bien situées, prêtes ou presque prêtes à louer ;

s’appuient sur une gestion professionnelle (pour le court comme le long terme) ;

raisonnent en flux de trésorerie + plus-value, pas seulement en revente spéculative à court terme.

Comment articuler stratégie immobilière et stratégie de résidence ?

Comment articuler stratégie immobilière et stratégie de résidence ?

Pour un investisseur étranger, tout l’intérêt d’investir en Republique dominicaine : marché et golden visa réside dans la capacité à combiner plusieurs couches d’avantage : rendement, croissance, fiscalité, statut migratoire.

Une approche cohérente peut, par exemple, consister à : soutenir le développement durable.

Astuce :

Ciblez un projet touristique certifié CONFOTUR à Punta Cana, Bávaro ou Cap Cana avec un ticket d’au moins 250 000 dollars. Structurez l’acquisition pour atteindre le seuil d’éligibilité à la résidence par investissement, et profitez de l’exonération des taxes de transfert et de l’IPI pendant 10 à 15 ans. Mettez le bien en location courte durée via un gestionnaire spécialisé pour viser un rendement net de 8 à 12 % par an. Conservez l’actif au moins quatre ans pour bénéficier d’une appréciation de 5 à 10 % par an selon la zone, et après deux ans de résidence, envisagez une demande de citoyenneté si cela correspond à votre projet de vie.

D’autres profils préféreront :

investir dans un portefeuille de biens urbains à Santo Domingo (6–9 % de rendement brut, 6–8 % net en meublé de longue durée) ;

– ou encore mixer une participation dans une entreprise de zone franche (profitant du régime d’exonération) et un pied dans l’immobilier touristique.

Dans tous les cas, la clé est de penser la Republique dominicaine non pas comme un simple décor de carte postale, mais comme une plateforme d’investissement complète, où l’immobilier, les flux d’IDE, les incitations fiscales et les programmes de résidence se répondent.

En résumé : un carrefour entre rendement et statut

En résumé : un carrefour entre rendement et statut

La Republique dominicaine coche aujourd’hui plusieurs cases que les investisseurs internationaux recherchent :

Atouts de la République Dominicaine pour l’investissement

Une synthèse des principaux avantages économiques, immobiliers et fiscaux du pays.

Croissance économique et IDE record

Croissance robuste et régulière, reconnue parmi les plus solides d’Amérique latine, avec un record d’IDE de plus de 5 milliards de dollars en 2025 et un nouveau sommet attendu en 2026.

Tourisme et immobilier dynamiques

Tourisme à des niveaux historiques (plus de 11 millions de visiteurs par an), dynamisant les locations saisonnières. Rendements locatifs dépassant souvent 8 % nets et hausses de prix annuelles supérieures à 5–6 %.

Fiscalité et résidence avantageuses

Arsenal fiscal favorable via CONFOTUR et les zones franches. Résidence par investissement accessible dès 200 000–250 000 dollars, accélérée, avec peu d’obligations de présence et citoyenneté possible après deux ans.

Pour qui prend le temps de comprendre ses règles, de documenter la provenance des fonds, de s’entourer de conseils juridiques et fiscaux compétences et de choisir ses projets avec méthode, investir en Republique dominicaine n’est plus seulement une histoire de soleil et de plage. C’est la construction d’un véritable plan patrimonial, adossé à un marché en pleine maturité et à un « golden visa » local qui, sans en porter le nom, en partage largement la philosophie.

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