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Investir dans les armes protection, anti crise et diversification?

Investir dans les armes protection, anti crise et diversification?
par cyril jarnias - le 10 mai 2020

Investir dans les armes : comment se protéger face à la crise ?

Cette crise sanitaire qui fait déjà du mal à la situation financière et économique du monde semble s’empirer et beaucoup se demandent aujourd’hui s’il ne faut pas commencer à investir dans les armes. 

L’éclaircie n’aurait duré que quelques jours en Espagne et France, car à l’heure de l’écriture de cet article, un retour à la hausse du nombre de personnes infectées et ayant succombées au Coronavirus a été constaté. Les Etats-Unis, de leur côté, ont enregistré plusieurs en plusieurs plus de 100000 décés. C’est plus de 250000 personnes qui ont succombées au coronavirus à ce jour pour l’instant. Les américains n’ont pas attendu la crise du coronavirus achetant des armes à massivement.

Ceci est compréhensible dans un pays ayant vécu de nombreuses émeutes tout au long de son histoire. Des scènes de pillage, bien que minoritaire, ont déjà par ailleurs eu lieu dans le monde.

Au-delà de l’aspect sécuritaire par ailleurs, les armes peuvent être un moyen de faire fructifier son argent, en se constituant par exemple un stock d’armes de collection et d’en revendre certains de ses constituants aux enchères.

Faisons un focus sur le sujet des armes, le sujet est vaste et complexe.


Sommaire : investir dans les solutions la solution contre la crise?

  1. Introduction
  2. Les différentes armes disponibles sur le marché
  3. Les pistolets et revolver
  4. Les carabines
  5. Les mitraillettes
  6. Les armes de collection
  7. Comment et où acheter une arme ?
  8. La règlementation des armes en France
  9. Comment faire ses propres balles ?
  10. Apprendre à utiliser une arme
  11. Conclusion

investir arme

1. Introduction sur investir dans les armes

La dernière grande crise sanitaire qu’a traversé la planète date déjà d’il y a un siècle. Il s’agit de la pandémie de grippe Espagnole. Le fait qu’elle ait coïncidé avec la fin de la grande guerre n’a pas permis d’en mesurer la portée financière et économique. Alors, pour trouver une coïncidence entre pandémie et risque élevé d’insécurité, il est important de faire un retour à la deuxième épidémie de Choléra qui a duré entre 1826 et le milieu du XIX. Celle-ci était à l’origine d’émeutes dans tous les pays où elle passait, allant de l’Inde aux Etats-Unis, en passant par la Russie, la Finlande, la Pologne et aux Iles Britanniques. Durant ces périodes, la population avait ressenti un grand besoin de s’investir dans les armes.

Rappelons également que la crise des subprimes a eu, parmi ses conséquences, une crise alimentaire ayant plongé certaines villes africaines et américaines dans un semi-chaos marqué par des scènes de violence. N’oublions pas par ailleurs que plus récemment, plus précisément en 2014 aux Etats-Unis, les émeutes de Ferguson ont été marqués par un climat d’insécurité grave ayant parmi ses victimes des magasins qui n’ont même pas de lien avec l’assassinant de Michel Brown. Et car le rappel de ces évènements peut ne pas suffire à certains pour être persuadé de la nécessité de disposer d’une arme, des pillages ont déjà eu lieu en en France par exemple durant la crise des gilets jaunes.

A. Deuxième Pandémie du choléra, source d’émeute en Russie et dans de nombreux pays de la planète

S’il y a eu un évènement pour lequel pandémie était synonyme d’émeutes, il est difficile de ne pas parler de la deuxième pandémie de Choléra. Celle-ci a trouvé sa source en Inde en 1826, mais ce n’est qu’après avoir gagné la Russie en 1830, qu’elle ait entrainé d’importants troubles de l’ordre public. Et à l’époque déjà, les mécontentements ayant été à l’origine des émeutes sont liés à l’application stricte des mesures de confinement et elles ont eu lieu dans de nombreuses villes, allant de Moscou à Saint-Pétersbourg, en passant par Sébastopol et Staraïa Rouss. Preuve que tout évènement semblable implique la nécessité de s’investir dans les armes, ces troubles n’ont pu être contenus que sans l’intervention de bataillons armés. Un manque de défense a même coûté la vie à des généraux et officiers lâchés par leurs troupes, des fonctionnaires et grands propriétaires, des médecins et même des dignitaires politiques comme le gouverneur Nikolaï Stolypine. Des pillages de centre de stockage de marchandises ont eu lieu également.

Le pragmatisme ministre de l’Intérieur de l’époque Arseni Zakrievski, responsable des mesures de sécurité, a cependant permis d’arrêter progressivement la contagion et l’épicentre de la pandémie se déplaçait ainsi en Pologne, en Finlande et en Allemagne, entraînent des mêmes troubles. Après un passage, non sans désastre de mêmes natures, dans les Iles Britanniques, le Choléra atteigne la capitale Française en mars 1832, à la mi-Carême, après le Carnaval festif. Le nettoyage des quartiers insalubres, la fermeture des ruelles nauséabondes et l’assèchement des cloaques entrepris par le gouvernement de Casimir Périer, n’ont pas suffi pour vaincre la terreur déjà installée dans toute la France. Le président de conseil succombera plus tard à la maladie et laissera Louis-Philipe gérer seul les émeutes qui s’ensuivront. Finalement, le pays s’en sort avec plus de 100 000 morts.

L’intérêt de plus en plus grandissant des Européens de l’époque pour « le Nouveau Monde » était également fatal pour ce dernier, car après avoir atteinte le Québec avec près de 1500 morts en 1832, le choléra arrive à aux Etats-Unis et génère des émeutes à Détroit et New-York. Il a poursuivi sa route vers l’Amérique du Sud où il y restera pendant une quinzaine d’année, y entrainant plus de 52 000 décès et de multiples scènes de violence.

B. La crise des subprimes et ses émeutes de la faim en Afrique

C’est l’un des évènements dont on n’évoque quasiment pas quand on parle de la crise des subprimes et de ses conséquences. Pourtant, il y a eu une crise alimentaire mondiale ayant entrainé des émeutes dans les années 2007 et 2008. Mais comment une crise qui ne devrait, à priori, que toucher le secteur financier, pourrait-il porter atteinte à la situation alimentaire de la planète ? La crise des subprimes a été marquée par une importante volatilité des marchés, les matières premières étant devenues des valeurs refuges. Pour limiter leurs pertes donc, nombreux étaient les banques et autres fonds d’investissements s’y étant appuyé, bien aidé par l’injection par les banques centrales de centaines de milliards de liquidité. Ce qui a eu pour effet un passage de 139 à 219 de l’indice FAO des prix des produits alimentaires. Les plus importantes hausses ont été notamment liées aux céréales et aux produits l’époque.

Pour illustrer la gravité de cette période, il faut surtout noter que le prix du blé, du pain et du lait s’était, au moins, doublé dans le nombreux pays. Il y a eu également l’enregistrement d’un nouveau record, à l’époque, concernant ceux du riz, du soja et du Maïs. Les factures liées aux importations céréalières ont ainsi connu une augmentation de plus de 50% dans la plupart des pays pauvres. Si dans les pays avancés, seule la question de pouvoir d’achat posait de problèmes, dans les pays en voie de développement, des troubles sociaux et des émeutes à conséquences parfois très lourdes ont eu lieu.

Parmi les pays les plus durement touchés par l’insécurité à l’époque et dont la population a eu besoin d’armes pour se protéger se trouvaient notamment l’Afrique du Sud, le Cameroun, le Bourkina Faso, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Yémen et même l’Egypte, le Maroc et le Mexique.

C. Crise de Coronavirus et achat massif d’armes aux Etats-Unis

C’est l’un des sujets d’actualités qui suscitent le plus de réactions sur la toile ces derniers temps. Le fait que les armureries locales sont prises d’assaut par les Américains ne devrait pourtant pas étonner plus de monde que les scènes de rixes en Australie pour des papiers toilettes ou les longues files d’attente dans les stations-services dès la tombée d’une nouvelle concernant l’existence de premiers cars de Coronavirus dans certains pays Africains comme Madagascar ?

La nouvelle a été relayée par de nombreux médias Européens. Durant le mois de Mars, le FBI a vu le volume de son travail concernant la vérification des antécédents des acheteurs d’armes augmenter d’une manière exponentielle. Le nombre de profil à vérifier environnait en effet les 2,4 millions, contre un peu plus de la moitié en 2019 pour le même mois. Il ne s’agit pourtant pas d’un phénomène singulier aux Etats-Unis, étant observé à chaque fois que le pays traverse une crise ou devait connaître une plus importante régulation des armes. C’est le cas par exemple lorsqu’en 2008, Barack Obama, qui est pour un contrôle plus strict de l’achat des armes, accède au pouvoir.

Rappelons par ailleurs que l’histoire du pays est minée par de nombreuses émeutes entrainant pillage de commerçant et morts d’homme. Les plus mortelles d’entre elles ont eu lieu le 23 au 28 juillet 1967 à Detroit (83 morts), le 30 avril au 1er mai 1992 principalement à Los Angeles (59 morts) et le 4 au 11 avril 1968 (48 morts) dans tout le pays suite à l’assassinat de Martin Luther King (46 morts). Parmi les morts se trouvent même des membres des Forces de l’Ordre, c’est dire de l’importance d’investir en armes pour se protéger dans de telles circonstances. Il pourrait par ailleurs d’une occasion pour compléter sa collection d’armes anciennes ou récentes.

Le chiffre publié par la FBI concernant l’explosion de demandes en armes était immédiatement à la source de controverses autour de la question « les armureries constitue-t-elles des commerces de première nécessité ? ». Pour y mettre fin, L’Agence de la sécurité des infrastructures et de la cybersécurité (CISA) a répondu par l’affirmatif. Certes, elle n’a pas le droit de contraindre les Etats à s’aligner sur ses points de vue sur cette question, mais force est de constater que la plupart ont abondé dans ce sens. Comment par ailleurs aller à l’encontre du Second Amendement, qui garantit le droit de posséder des armes à feu, une disposition légale vieille de près de 230 ans ?

 

D. Covid-19 ou crise économique à venir : des risques d’émeutes bien réels même en Europe

La situation actuelle pourrait-elle évoluer vers des émeutes à l’échelle internationale ? Rien n’est moins sûr. Certes, les incidents notés jusque-là constituent encore des cas isolés, mais laissent présager la réalité des risques d’émeutes pouvant atteindre non seulement les pays les moins développés, mais également ceux les plus avancés. Dans un article de 17 mars par ailleurs, le Parisien a rapporté qu’un groupe d’une quinzaine de personnes a enfoncé la porte d’une supérette de quartier à Trappes pour mettre la main sur des produits de première nécessité. Elles ont même affronté la police venue rapidement sur place en leur lâchant de projectiles diverses. Aucune interpellation n’a pu être faite, mais les pilleurs ont pu être dispersés.

L’Italie, foyer européen de l’épidémie, n’a pas également été épargnée par des faits similaires. Une vingtaine d’individus ont ainsi récemment essayé de sortir d’un supermarché de Palerme sans payer quoi que ce soit. Sur les réseaux sociaux par ailleurs, des appels pour « dévaliser les supermarchés » sont de plus en plus fréquents. Heureusement que pour éviter que leurs auteurs parviennent à leurs objectifs, le gouvernement a lancé une opération de distribution de bons alimentaires dans les communes les plus touchées par les effets du confinement. Mais jusqu’à quand une telle mesure pourrait-elle être efficace ? Il est difficile de trouver une réponse, mais il vaut mieux prévenir en investissant dans des armes.

 

E. L’Afrique et l’Amérique latine retiennent leur souffle

Et dans les restes du monde, rien ne laisse présager une amélioration de la situation sociale, car même la mise en place de centres de dépistage constitue déjà des sources d’affrontements entre civil et force de l’ordre. Et on ne sait pas aussi jusqu’à quand l’accalmie relative pourrait durer, car on sait qu’en Afrique et en Amérique latine, une crise majeure comme celle que l’on vit actuellement peut même être à la source de crises sanglantes. Il suffit de se référer à la jurisprudence de la crise alimentaire de 2007 et 2008 pour le savoir, d’autant plus que l’économie de certains souffre déjà lourdement de la crise. La Banque Mondiale prévoit ainsi une récession se trouvant entre -2,1 % et -5,1 % et la perte d’une vingtaine de million d’emploi pour l’Afrique subsaharienne. A cela, il faut ajouter que certains teneurs de pouvoir locaux semblent profiter de leur « passe-droit » pour renforcer leurs moyens d’action au nom de l’efficacité.  Ce qui laisse planer donc l’explosion d’une bombe sociale dans les mois à venir.

En Amérique latine, la pandémie est devenue même une affaire de classe. En effet, quand le 18 mars, Cleonice Gonçalves a succombé au Covid-19, tout le Brésil était au bord d’un conflit entre l’élite et la couche populaire. La raison ? La victime travaillait en effet en tant que gouvernante de la femme qui lui ait refilé le virus suite à des vacances en Italie qui n’avait même pas pensé à l’en protéger. Au Mexique, parmi les premiers infectés se trouvent des hommes d’affaires qui l’auraient contacté lors de descentes en Ski aux Etats-Unis impliquant des Italiens. En en Uruguay, un styliste de renom est pointé du doigt comme le principal responsable de la propagation du virus dans son pays. La couche populaire dans ces pays s’estime prendre de plein fouet les désastres d’une maladie qu’elle considère provenir des plus riches, et si la tension monte d’un cran, cette partie du monde pourrait s’embraser dans une crise sans précédent.


différentes armes

2. Les différentes armes disponibles sur le marché

Après avoir connaissance des raisons qui devront pousser à investir dans des armes, il est légitime de se demander dans quelle arme miser. Bien sûr qu’ici, on parle de l’arme à feu, plus efficace en période de crise accompagnée d’émeutes que les armes blanches, une arme qui, selon Wikipédia une arme à feu, permet de provoquer un décès à grande distance à travers des projectiles, et  par le biais de gaz issus d’une déflagration.

C’est à partir de la renaissance tardive que les armes à feu ont pris une place importance dans la vie de l’homme. Depuis, on en utilise régulièrement pour provoquer de blessures et séquelles plus graves et rapidement mortelles en période de guerre. Indubitablement, les armes à feu ont apporté d’importants changements dans les doctrines militaires. Ce n’est cependant pas seulement dans ce domaine qu’elle a obtenu un rôle prépondérant, mais aussi dans le monde criminel, dans la chasse et même dans l’univers sportif. 

Il existe plusieurs typologies pour les armes à feu disponibles sur le marché. Le premier d’entre eux consiste à distinguer armes légères et armes lourdes. Les premières ont un faible calibre et sont ainsi dédiées à un usage personnel, d’où leur autre appellation d’armes individuelles.  Elles ne peuvent atteindre qu’une cible visible. Ce qui n’est pas le cas des armes lourdes, des pièces d’artilleries d’utilisation collective plus impérieuses et qui requièrent ainsi l’usage d’un support pour sa mise en batterie. Leur poids peut atteindre plusieurs tonnes et leur portée des dizaines de kilomètres. Pour leur pointer vers une cible, qui n’est généralement visible à l’œil nu, on doit se baser sur des observateurs affûtés et des coordonnées géographiques. Ici donc, les armes légères sont celles qui nous intéressent le plus. Elles sont par ailleurs les seules autorisées à être vendues au civil, et dans certaines conditions par ailleurs.

La typologie peut également se faire en fonction de l’automatisation de la séquence de tir. Ainsi, si certaines armes en vente sur le marché sont des armes à répétition ou des armes au coup à coup, d’autres sont des armes automatiques ou semi-automatiques.

Les personnes qui s’investissent dans les armes de collection savent également parfaitement que les armes sont également reparties entre arme de poing et arme d’épaule. Dans la première catégorie se trouvent le revolver et le pistolet, des armes à feu reconnaissable par leur canon court qu’on utilise généralement, comme leur nom l’indique, à la main. Etant moins encombrant et plus léger, les armes de poing peuvent être portées d’une façon permanente sans provoquer de gênes, mais la majeure partie de leurs munitions ont une puissance réduite et leur précision laisse à désirer par rapport aux armes d’épaule, sauf pour les personnes déjà habituées à leur utilisation.

Les armes d’épaule, de leur côté, nécessitent, comme leur nom le laisse déjà savoir, qu’on leur tient à l’épaule pour viser la cible et tirer. Elles sont redoutables de précisions par rapport aux armes de poing et leurs munitions ont, dans la plupart des cas, des puissances plus importantes. Leurs lourdeurs et leurs encombrements constituent cependant leurs plus grands inconvénients. Parmi leurs plus grands représentant se trouvent notamment les carabines de chasse, les carabines militaires, le fusil de chasse, le fusil militaire et les mitrailleurs.


pistolet revolver

 

3. Les pistolets et revolvers : 

Ici on parle d’armes à feu à utiliser en temps d’émeutes, la plupart d’entre nous devront sûrement penser à s’investir dans des armes plus légères. Mais lequel entre pistolet et revolver choisir ? C’est ce qu’on va tenter de répondre dans cette section.

A. Choisir entre pistolet et revolver : définition de chaque option

On désigne par le terme « pistolet » une arme poing dotée d’un canon fixe ou flottant, d’une culasse amovible et d’une chambre en permanence alignée avec le canon. L’approvisionnement de la chambre est assuré verticalement par le magasin modulaire éjectable et remplaçable via des allers-retours de la culasse qui se charge, au passage, du refoulement des étuis emboutis.  Le nombre de munitions pouvant être supporté peut atteindre plusieurs dizaines en fonction des modèles.

Le revolver tient son nom du mot anglais to « revolve », qui veut dire « tourner autour ». C’est l’arme à poing doté d’un magasin immobile connu sous le nom de barillet et ayant de chambres dédiées à l’accueil des munitions. Ce magasin procède à l’ajustement des cartouches des chambres dans le conduit du percuteur et du canon en virevoltant. Cette arme ne peut permettre, le plus souvent, qu’à tirer 6 coups.

B. Un aperçu historique avant de départager

Les amateurs d’armes de collection devraient disposer sûrement parmi sa collection du revolver Samuel Colt. Ce dernier, il faut le rappeler, a vu le jour bien avant les premières années du XXe Siècle, période de l’apparition du premier pistolet. La compétition entre les deux armes à poing date ainsi « seulement » d’un peu plus d’un siècle. Elle n’était pas toujours en faveur du pistolet, ce dernier ayant eu du mal à s’imposer au début du fait de la difficulté de sa manipulation et de la fréquence de ses problèmes d’éjection et d’approvisionnement. Le revolver a eu ainsi encore beaucoup de temps pour être considéré comme arme de poing la plus fiable et cela même par les membres des forces de police de l’époque.

Le système d’approvisionnement semi-automatique a cependant connu de nombreuses améliorations et la balance s’est penchée ainsi de plus en plus en faveur du pistolet, et c’est le cas encore aujourd’hui. Ainsi, quand on ne prend en compte que l’aspect technologique, le pistolet semi-automatique est plus intéressant pour une personne souhaitant s’investir dans une arme de défense pour les raisons suivantes :

  • Une complexité dans son fonctionnement contrebalancé par une plus grande capacité
  • Une capacité en munition 2 à 3 fois plus importante que celle du revolver à poids similaire
  • Des instruments de visée plus élaborés
  • Des enrayages aussi rares que sur une arme à barillet

On sait tout de même que pour les collectionneurs, les aspects techniques, comme le nombre de munitions supportées, importent peu. La question est ainsi de savoir lequel de ce type d’arme à poing va être utilisé dans un contexte donné. Généralement, si l’on est à l’aise avec une arme, on n’aura pas besoin de tirer plus de 3 balles pour pouvoir atteindre une cible dans une période de forte insécurité. Avant de se fixer sur son choix, il est conseillé de prendre en main successivement les deux armes et de se fier à son ressenti.

Pourquoi par ailleurs s’obliger de choisir entre les deux quand on souhaite se constituer seulement d’une collection d’armes bien diversifiée ?

C. Des reproches pas toujours fondés sur les revolvers

Arme de collection par excellence, le revolver est réputé être une arme plus cher, malgré sa lourdeur et ses aspects techniques. Il faut en effet être prêt à payer jusqu’à 1500 Euros, voire plus, pour avoir un modèle historique de type Korth et Smith, même s’il est toujours possible de réaliser de bonnes affaires en prenant plus de temps pour faire ses recherches sur des sites suisses au américains. Environ 500 euros peuvent ainsi suffire largement pour avoir un modèle de qualité, mais parfois neutralisée, auprès de certains revendeurs.

Parmi les reproches les plus émises concernant le revolver se trouvent également l’inadaptation de son chargeur au rechargement d’urgence. Cet inconvénient est cependant contrebalancé par la fiabilité de cet élément. Par ailleurs, ce chargeur répond bien à sa vocation sauf dans une situation très délicate au cours de laquelle on doit faire face à un nombre important d’assaillants. Pour y remédier, certains fabricants sont allés jusqu’à proposer des modèles pouvant accueillir jusqu’à 8 balles. Force est cependant de reconnaître que leur prix est plus dissuasif.

Seules deux critiques émises à l’égard du revolver semblent être fondées. La première concerne l’impossibilité de faire usage d’un silencieux. Contenir le son est en effet difficile du fait de l’expulsion de la détonation par le canon et le barillet. Le deuxième et dernière est la difficulté de la répétition des coups de feu en double action pour les personnes moins familiarisées à cette arme de poing et qui a moins de capacité de pression.


carabine

 

4. Les carabines

Quand on parle de carabines, on a souvent tendance à penser à un canon long doté d’une crosse dédiée à l’épaule. Ce qui peut pourtant également renvoyer à une autre catégorie d’arme à l’épaule largement utilisée aussi bien pour la chasse que pour répondre à un besoin de se défendre contre des envahisseurs : le fusil. Comment peut-on donc les différencier ? Cela nécessite de se référer au monde auquel ils sont destinés.

Ainsi, dans le monde de la chasse, on désigne par carabine une arme dotée d’un canon rayé, dédiée aux munitions à projectile unique, ce que l’on connait sous l’appellation commune de balle. L’impression de mouvement de rotation du projectile est rendue possible par les rayures en spirale, ce qui contribue à la stabilisation de l’échappée de celui-ci du canon et de sa trajectoire. La carabine de chasse est bien meilleure que le fusil de chasse en termes de précision et de portée. Si 800 euros suffisent largement pour en avoir une de bonne qualité pour les conditions difficiles comme le Browning X-BOLT COMPO SF DT NS SM, il faut être prêt à débourser jusqu’à 3000 euros, voire plus, pour en avoir une de qualité supérieure accompagnée de busc ajustable et une lunette 2,5-15×56 à réticule lumineux avec montage amovible rapide comme le Carabine linéaire Browning Maral SF Composite Brown.   

Le fusil de chasse, de son côté, se distingue par le lisseur optimal de son canon, ses cartouches disposant de projectiles multiples appelés chevrotine ou plomb. Ce qui a pour effet une portée et une vitesse de projectiles plus réduites. La probabilité d’atteindre la cible reste, par contre, plus importante du fait de la dispersion des projectiles. Celui qui veut investir dans cette arme peut y accéder à partir de 200 euros pour un modèle d’entrée de gamme comme le Fusil monocoup Baïkal IJ18 Bois / Cal. 12/70 – extracteur. Par contre, s’il souhaite disposer d’un modèle plus sophistiqué et qui lui permettra de réaliser des plus-values intéressantes en cas de revente, il ne devra pas hésiter à acheter pour 3000 euros ou plus un modèle encore plus élaboré comme le Fusil superposé Beretta SV10 Perennia 1.

Quand on évolue dans le monde militaire, la différenciation entre fusil et carabine se fait, en principe, sur la base de taille, la plus grande majorité des armes militaires ayant un canon rayé. On y utilise donc le terme « fusil » pour désigner les armes dotées d’une puissance supérieure. Les plus connues d’entre elles sont des fusils d’assaut, comme le chef d’œuvre russe AK-47 qui, selon Yuri Orlov, du célèbre film « Lord of War », « ne se brise pas, ne s’enraye pas et ne surchauffe pas. Qu’elle soit couverte de boue ou de sable, elle tire ». En fonction du canal choisi pour son achat, le bijou russe peut coûter entre 400 et 2000 euros et son prix peut facilement doubler en période de crise. Dans le top 5 des incontournables dans le monde militaire figure également l’Allemand H&K 416, le belge FN SCAR, l’Américain M16 et le Français FAMAS. Il y a également les fusils snipers comme les célèbres Barrett M82A1, McMillan Tac-50 et PGM Hécate II qui, malgré leur prix atteignant facilement les 10 000 euros, constituent des armes de collection très prisées par de nombreux investisseurs dans ce type d’actif pour le moins habituel.

Le terme « carabine », dans le monde militaire, est ainsi utilisé pour parler des armes d’épaules ayant une certaine légèreté. Les plus emblématiques de cette catégorie sont l’AKS-74U russe, la M1 américaine et la Karabiner 98k allemande qui coûtent souvent à partir de 700 euros pour un modèle d’occasion auprès de certains revendeurs.

Malgré leurs différences, les carabines, qu’elles soient de chasses ou d’usage militaire, se déclinent en plusieurs types d’architecture :

  • Fusils à chargement par la bouche, très appréciés par les collectionneurs
  • Fusils à canon basculant, qui incluent notamment les fusils de chasse à âme lisse munis de deux canons juxtaposés ou superposés.
  • Fusil à répétition manuelle, qui se répartit entre fusil à levier, fusil à verrou et fusil à pompe
  • Fusils à répétition, comprenant les fusils automatiques et semi-automatiques

 

mitraillette

5. Les mitraillettes

Pour investir dans les armes à feu, il est également possible de se tourner vers les pistolet-mitrailleurs, communément désigner sous l’appellation « mitraillette ».

Ce sont des armes personnelles à tir automatique faisant usage d’une cartouche de pistolet.

 

Elles peuvent être aussi bien des armes d’épaules et des armes de poing, ou les deux fois, de nombreux modèles étant dotés de crosses pliantes pour convenir à toutes les utilisations. Leur approvisionnement se réalise par chargeur. La puissance réduite des munitions a, au début, donné la possibilité de concevoir des armes automatiques dont la légèreté leur ont permis de s’adapter aux besoins militaires. Pour leur majorité, les mitraillettes ont un mécanisme qui s’effectue par le recul et qui marche généralement culasse ouverte pour  une meilleure dissémination de la chaleur. Plus récemment, des modèles dotés de dispositif de retardement d’action et opérées par gaz sont apparus. Pour avoir connaissance des modèles à privilégier pour des besoins en termes d’armes de défense ou de collection, il est important de faire un focus sur l’histoire de ce type d’armes et les modèles qui ont marqué chaque période de son existence.

A. Avènement durant la première guerre mondiale

A un moment, la grande guerre a perdu en dynamique, les lignes de front n’ont réellement pas changé et les offensives, qui étaient par ailleurs brefs, répondaient seulement aux « seuls » besoins de prise des tranchées adverses.  La levée des barrages d’artillerie durant les assauts et les difficultés de déplacer les mitrailleuses (du fait leur lourdeur) pour la couverture des troupes ont permis de prendre conscience, d’une part et d’autre des fronts, qu’il faudrait une nouvelle arme pour pouvoir avancer.

Les Allemands étaient les premiers à mettre en œuvre le premier modèle en la matière, qui a eu une portée pratique de 100 mètres : le Bergmann MP18.

 

Etant très recherchés dans le monde de la collection d’armes, ce dernier coûterait actuellement en moyenne 1500 euros. A l’instar des autres pistolets-mitrailleurs datant de la première guerre mondiale comme le mousqueton automatique Beretta 1918, il avait une taille similaire à celle d’une arme d’épaule et se caractérisait par une certaine lourdeur par rapport aux modèles ayant vu le jour ultérieurement. Il était également doté d’une crosse d’épaule.

B. Une utilisation en grande pompe durant la seconde guerre mondiale avant le déclin

La deuxième guerre mondiale était le conflit armé international qui a le plus connu l’utilisation en masse des mitraillettes.

Elle a été notamment marquée par une production à grande échelle des modèles très rustiques pour répondre à la nécessité de mettre à la disposition des troupes le plus grand nombre possible, sans avoir à effectuer des dépenses très lourdes. Les pistolets-mitraillettes de cette période de l’histoire avaient ainsi une cadence de tir relativement réduite, environnant les 500 coups par minute. Leur portée pratique restait tout de même correcte, allant de 50 à 100 mètres. A l’époque, leur déploiement était lié à la fois à un besoin d’éviter des longues batailles de tranchée et d’offrir un complément idéal aux fusils semi-automatiques et aux fusils à action de culasse qui, eux, ont une portée pratique bien plus importante, mais souffraient d’une cadence de tir plus réduite. Parmi les mitraillettes les plus emblématiques de cette époque se trouve notamment la Thompson M1A1, dont un modèle neutralisé coûterait actuellement environ 250 euros et un autre qui fonctionne encore 19 000 euros. Il y a également la PPSh-41 russe, la MP-40 allemande, la Sten Britannique, la MAS-36 française et Type 100 japonaise.

Quand la guerre s’est terminée, les fusils d’assaut, qui donnent la possibilité d’effectuer un tir plus efficacement jusqu’à environ 300 mètres en mode semi-automatique, ont commencé à être produits d’une manière industrielle. Ce qui a entrainé un abandon progressif de mitraillettes à leur profit, bien que ceux-ci trouvent encore preneur parmi les équipages embarqués du fait de leur encombre plus faible par rapport à celui de tous premiers fusils d’assaut industriel. Mais quand les modèles plus compacts des fusils d’assaut ont commencé à apparaître, les pistolets-mitraillettes ont vu l’intérêt à leur égard se réduire grandement. Heureusement, cette tombée en désuétude se limitait seulement au monde militaire, car les mitraillettes d’après-guerre, qui ont gagné en compacité et en légèreté, ont obtenu de grands adeptes dans les univers de la protection rapproche, du maintien de l’ordre en milieu urbaine et de lutte anti-terroriste. Etant équipées de crosse rétractable, celles-ci correspondent à la définition que souhaitent fournir certaine personne au pistolet-mitraillette : une arme hybride entre arme de poing et arme d’épaule.   

Un renouveau des mitraillettes entériné par Israël :

 

Israël est le premier pays qui a osé franchir le pas pour concrétiser l’idée de développer une mitraillette plus compact, mais qui ne perd pas en robustesse, avec l’Uzi en 1948. Se rendant compte de ses avantages quand ses premiers exemplaires ont été utilisés par le Tsahal dans les conflits qui ont suivi la création de l’Etat d’Israël, nombreux sont les pays qui se l’arrachaient pour leurs services de police et même leurs forces armées, y compris La France, La Belgique, Le Japon et même les Etats-Unis. Actuellement, cette arme qui s’est écoulée à plus de 10 millions d’exemplaires coûterait entre 800 et 1000 euros. Depuis, la légèreté, l’importance de la cadence de tir et la précision sont devenues une norme dans le monde de la production des mitraillettes, étant les plus grands arguments des non moins connues MP5, MAC M10, Micro-Uzi et Skorpion VZ61.


armes collection

6. Les armes de collection

Au-delà de l’aspect sécuritaire, il est possible d’investir dans les armes dans le seul but de se constituer une magnifique collection, dont certains composants pourront être revendus plus chers pour réaliser de belles plus-values. Sur le sol Français, une collection ne devra être formée que des armes anciennes ou leur reproduction, des armes neutralisées et/ou, plus récemment des armes de catégorie C pour les détenteurs de carte de collectionneur.

Son considérées comme des armes anciennes ne présentant pas une véritable dangerosité, dans le pays, celles dont la production a eu lieu avant 1900. Cette catégorie inclut également des armes qui ont été produits après 1900, mais qui se trouvent dans une liste spécifique établie par arrêtée. Une arme est, par contre, dite « neutralisée », quand elle a passé par un processus rendant impossible son utilisation pour le tir.

S’investir dans une arme de collection donc, c’est se donner la possibilité de disposer d’un objet unique et ayant une forte valeur historique. Et quand on a une arme à une valeur historique, la chance de la revendre plus chère est bien plus élevée. Ainsi, le revolver de type Lefaucheux, de calibre 7 mm qui a servi pour le suicide de Van Gaugh a pu ainsi être vendu aux enchères pour 136 000 euros. Le même type d’armes, mais qui a, cette-fois-ci, été utilisé par Paul Verlaine pour tenter de mettre fin à la vie d’Arthur Rimbaud s’est même adjugée à 434 500 euros.

Puisque tout le monde ne peut pas avoir des plusieurs centaines de millions d’euros pour acheter ces armes témoins d’un grand évènement historique, des armes de collection de catégorie intermédiaire existent : les armes développées par les armureries sur mesure du XIXe et du XXe Siècle. 

Une paire de fusil Boss and Co –calibre 12 datant de 1911, a pu ainsi être achetée aux enchères à « seulement » 15 500 euros à Londres. A moins de 1599 euros, on peut également trouver des armes neutralisées qui pourront être revendues 3, 4 ou 5 fois leur prix dans quelques années. C’est le cas notamment des modèles Savage datés des années 1890, du Pistolet Mitrailleur Thompson 1928 A1 et du PPSH 41 – 7.62×25.

Les amateurs d’arme à poing ont également de quoi compléter leur collection, car le marché leur fournit une infinité de choix en la matière. Aux côtés du bien connu Lefaucheux se trouvent en effet généralement des Pistolets à broche, pistolets à percussion, pistolets à silex, pistolets lance-fusée issus de diverses marques, sans oublier les carabines à air comprimé de collection.

A noter qu’investir dans les armes de collection nécessite aussi de prévoir un budget pour leur préservation. 

 

Celle-ci se fera en général dans un coffre-fort ou une armoire forte qui convient au type de matériels conservés, dont le prix peut aller d’une centaine à un millier d’euros en fonction de la marque, de la gamme et des dimensions.


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7. Comment et où acheter une arme ?

En France, si la règlementation sur les armes est l’une des plus restrictives dans le monde, un aspect qui va être développé dans une autre section, dans quelques pays, elle est réputée très laxiste. Résider dans l’un de ces pays constitue ainsi la meilleure manière d’investir dans les armes sans se soumettre à d’importantes restrictions légales et sans avoir à passer par le marché noir, qui constitue par ailleurs, une pratique illégale. Sinon, il faut passer par une armurerie française. Dans ce cas cependant, les achats devraient concerner, dans la quasi-totalité des cas, des armes de chasse.

A. Résider dans un pays où le port et/ou détention d’armes à feu est un droit

Quand on parle de pays où les règlementations sur les armes sont les moins strictes, il est difficile de ne pas faire mention des Etats-Unis. En effet, dans le pays de l’Oncle Sam, le port d’Armes est même un droit fondamental, étant prévu par le deuxième amendement de la constitution. Ce droit n’est cependant valable selon la cour suprême que pour se défendre. Cela ne suffit cependant pas pour enlever aux Etats-Unis le statut du premier pays où résider pour détenir et porter librement une arme à feu. Il faut tout de même à noter que l’application de cette disposition fondamentale ne se fait pas de la même manière d’un Etat à un autre. Ainsi, acheter une arme, même pour se défendre est plus difficile dans l’Illinois et dans District of Columbia. Dans le Vermont, en Dakota du Nord, au Kansas, en Alaska, en Arizona, au Mississipi et dans quelques autres Etats par contre, aucun permis n’est même nécessaire. Il existe des catégories, entre les deux, qui accordent, avec des conditions très souples ou à la discrétion des autorités locales un permis de port et de détention d’armes.

Le deuxième pays où il est bon de résider pour pouvoir acheter librement des armes est la Suisse. Et les habitants de la confédération semblent bien profiter de leur droit de disposer des armes, plus de 45% d’entre eux possédant une arme à feu. Bien que le pays compte pas moins de 3,4 millions de pistolets et fusils, les tueries de masse n’y ont lieu que très rarement et les armes à feu ne sont mises en cause que dans 18% des homicides. Ce qui n’est pas étonnant dans un pays dont le taux de chômage est de 3%, mais pourquoi les Suisses ont-ils donc besoins de s’armer ? Ce n’est pas toujours par amour inconditionnel pour les armes à feu, mais pour être toujours prêt en cas d’appel pour assurer la défense du pays, la confédération n’ayant qu’une armée de milices. Pour avoir une arme en Suisse, par ailleurs, rien de plus simple. Un permis d’acquisition d’arme peut en effet être obtenu par tous les résidents n’ayant pas de nationalité serbe, kosovare, algérienne ou sri-lankaise ayant un extrait de casier judiciaire vierge. On n’a, après, qu’à aller chez l’armurerie la plus proche pour avoir l’arme de son choix. Les armes automatiques et les silencieux sont les seuls nécessitant une autorisation administrative spéciale.

Plusieurs autres pays se distinguent également par des législations plus souples en matière d’achat et d’acquisition d’armes et  ils ne se trouvent pas forcement dans des zones de conflits, comme veulent le penser certains groupements anti-armes. C’est le cas notamment de la République Tchèque, de l’Estonie, de la Finlande et de la Nouvelle-Zélande et d’Israël. Officiellement, d’autres ont des législations plus strictes en la matière, mais dans la pratique, l’achat d’arme y est relativement facile. C’est le cas de la Bulgarie, un pays où il est, par ailleurs, bon d’investir dans l’immobilier à Sofia, et de ses voisins du Balkan.

 

B. Rester en France, et se contenter des armes de chasse

Pour les personnes voulant investir seulement dans les armes de chasse pour se défendre dans le cas où la situation actuelle se dégénère, ou se constituer une bonne réserve d’armes de collection, il n’y a pas besoin de résider hors de France. Le pays encadre en effet l’achat des armes de catégorie C dédiées à cet effet et accorde une entière liberté à l’achat et la détention des armes de catégorie D, des armes à feu blanc ou de modèles historique pouvant également être utilisés pour la chasse.

Pour pouvoir acquérir une arme de catégorie C, les meilleures options restent le passage par un armurier ou un courtier agréé en se munissant d’un dossier contenant une déclaration d’achat, une copie de pièce d’identité et une copie de permis de chasse. Ce sera l’armurier ou le courtier qui se chargera de la transmission à la préfecture. L’achat d’armes de particuliers à particulier reste tout de même légal en présence d’un armurier. 

Toute personne ayant reçu en héritage d’un proche décédé une arme de catégorie C dédiée à la chasse devrait en faire la déclaration en passant aussi par un armurier ou par un courtier agréé. Le dossier de la déclaration devra inclure aussi une pièce d’identité ou une copie de pièce d’identité. A noter qu’une bonne partie des armureries et les courtiers français proposent déjà leurs services sur Internet.

Pour avoir les autres armes dans le pays, il existe toujours la possibilité d’acheter au noir. Cela permet certes de profiter de prix plus attrayants, mais cela expose les personnes qui s’y aventurent à de nombreux dangers, notamment pour sa vie, et à des sanctions prévues la règlementation des armes en France. 


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8. La règlementation des armes en France

La France fait partie des pays où investir dans les armes à feu plus puissantes est très difficile, la règlementation en vigueur étant réputée pour sa rigidité. Alors, qui peut porter des armes en France et quelles sont les sanctions qui attendent les personnes qui enfreignent cette règlementation ? Faisons un focus relatif à cette question.

A. Les personnes pouvant porter une arme en France

Dans l’exercice de leurs fonctions, les membres de la police, des agents de surveillance et les fonctionnaires de douane peuvent ou doivent porter une arme appartenant à la catégorie B ou D. Ils ne pourront pas en faire usage en dehors. Après chaque déclaration d’Etat d’Urgence cependant, il leur est permis de garder leur arme avec eux si leur service leur en autorisé. Pour pouvoir la préserver chez eux cependant, la possession d’un coffre-fort leur est exigée.

S’il leur est interdit de porter une arme, les individus qui s’exposent régulièrement à des risques d’atteinte à leur vie en ont un droit de détention. Pour pouvoir en jouir cependant, ils devront en faire la demande auprès du ministère de l’Intérieur. Leur de droit de détention d’arme leur donne aussi la possibilité de disposer de 50 cartouches pendant, au plus, un an. Car il ne s’agit que d’un droit de détention, il leur est interdit de garder l’arme sur eux durant leurs déplacements.

Comme on en a déjà parlé, la détention et le transport d’arme de catégorie C et D sont autorisés pour les individus pratiquant la chasse en France et ayant un permis de chasse en cours de validité.

Les individus qui pratiquent le tir sportif peuvent également obtenir l’autorisation de détention et de transport d’arme des mêmes catégories pour les activités de tir sportif à condition de disposer de la licence correspondante provenant d’une fédération agréée par le ministère des Sports. Il leur faudra également l’aval de la préfecture.

Le port ou le transport d’armes de collection est également permis sur le sol français pour les individus qui participent à des reconstitutions historiques.

B. Les sanctions applicables pour les infractions à cette règlementation

L’infraction de la règlementation française sur le port et la détention d’armes expose son auteur ou ses auteurs à une amende pouvant aller 500 000 euros et un emprisonnement pouvant durer 10 ans. Elle est très grave quand elle concerne une arme, une munition ou un composant essentiel de catégorie A ou B. Dans ce cas, l’auteur encourt une amende de 75 000 euros et un emprisonnement de 5 ans. S’il y en a, au moins, deux auteurs, l’amende sera de 500 000 euros et l’emprisonnement de 10 ans.

30 000 euros d’amende et 2 ans d’emprisonnement attendent, par contre, un individu détenant illégalement détenant illégalement une arme de catégorie C, une munition correspondante ou un de ses éléments indispensables. Pour deux auteurs ou plus, l’emprisonnement peut aller jusqu’à 5 ans et l’amende atteindre les 75 000 euros.

Enfin, les peines encourues sont 1 an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende pour une personne qui détient illégalement une arme de la catégorie D nécessitant un enregistrement, la munition correspondante ou un de ses éléments essentiels. Le nombre d’année d’emprisonnement et le montant de l’amende pourra monter jusqu’à respectivement 2 ans et 30 000 euros en cas d’implication de deux individus ou plus.

C. Quelles armes pour quelle catégorie ?

Investir dans les armes du groupe A, c’est miser sur des armes guerre de type lance-grenades et fusil d’assaut. Si cela est possible pour les civils aux Etats-Unis ou dans quelques pays du globe ayant des une loi sur les armes plus souple, en France, seuls les militaires pourront en utiliser. Les studios de Cinéma peuvent tout de même en louer chez un armurier après en avoir demandé une autorisation. A l’évidence, les armes ne peuvent être tirées qu’à blanc.

Dans la catégorie B se trouvent les armes qui sont dédiées aux agents de l’ordre public, les policiers et les douaniers en tête de liste. Ses plus importants composants sont les fusils à pompe, les pistolets semi-automatiques et les pistolets électriques, plus connus également sous l’appellation de Taser.

Les armes de catégorie C comprennent les armes dédiées à la chasse et au tir sportif. C’est le cas notamment des carabines de chasse, des fusils de chasse et des pistolets à balles en caoutchouc. La catégorie D, elle, inclut les armes à feu à blanc et les modèles historiques très appréciés par les collectionneurs d’armes. A noter toutefois que certaines de ses composantes nécessitent un enregistrement.


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9. Comment fabriquer ses propres balles ?

Avant de terminer cet article, il est important d’aborder une question majeure qui comptera notamment dans le cas où la crise se dégénère en émeutes et autres troubles de même type : les munitions. Il est important d’en prévoir le plus important stock possible. Cependant, en partant du principe qu’une munition américaine de 30 mm coûte aux alentours du 20 euros, un millier de munition nécessitera un budget de 20 000 euros. En situation de chaos cependant, rien ne garantit qu’une telle quantité de stock suffirait pour tenir plusieurs mois d’affilés. Et il y est même possible, dans une telle situation, qu’il n’y ait plus de magasins qui en proposent. Raison pour laquelle il est important de s’y connaître en fabrication « artisanale » de cartouche de balles. Il en va même pour la survie sachant que dans un contexte où ce sera la loi du plus fort qui règnera, on pourra facilement échanger des cartouches pour avoir des vivres pour quelques jours. Pour simplifier les choses cependant, nous allons ici nous attarder sur la fabrication par soi-même d’une balle, le constituant le plus cher et le plus important d’une cartouche, bien plus que la douille, la poudre à l’intérieur de la douille et l’amorce.

Il faut rappeler que pour avoir des balles, il faut un budget d’à peu près 40 euros pour 100 balles, et en période de crise, cela ne suffira pas à en avoir ne serait-ce que la moitié. Il est ainsi d’avoir le réflexe d’un survivaliste, en commencent par effectuer l’achat de 4 moules à balle digne de ce nom, sans oublier une solution dédiée à la fonte du plomb. Cela permettra de répondre aux besoins d’approvisionner tous les calibres habituels : le 223rem, le 7mm, le 308 et le 9mm parabellum. A noter que pour avoir une moule en fonte, 120 à 150 euros seront nécessaires, contre 40 euros pour celles en aluminium.

L’or et l’argent ne seront pas les seuls métaux précieux en période d’émeutes. Le plomb gagnera également en valeur. Autant en acheter en grande quantité aujourd’hui chez le ferrailleur, pour un prix environnant les 1,7 euros le kilo. 100 kg de plomb, soit 170 euros, devrait suffire, pour les personnes disposant d’un moule en calibre 30 capable de produire des balles de 160 grains, pour avoir 10 000 balles.

Il faut tout de même un minium de matériel pour couler des balles. On n’a pas à investir dans un four de nouvelle génération, car un excellent creuset en fonte sur un réchaud doté d’une petite louche fait souvent l’affaire.

La production par heure devrait atteindre les 100 balles si le coulage se fait dans un lieu bien ventilé et avec des techniques qui ont toujours fait leur preuve dans la production artisanale de munitions. Pour s’assurer de la qualité des moulages, l’utilisation d’un thermomètre à plomb est recommandée. Si certaines balles présentent des défaits visibles ou ont un poids trop réduit ou trop important par rapport aux autres, leur refonte est préconisée. 

Un durcissement des balles donne la possibilité d’accroître leur vitesse, mais pour qu’il ne puisse être aucunement être à la source d’une déformation, le mieux est de faire usage des alliages de plomb de type linotypes d’imprimerie ou étain. Pour éviter un endommagement de la balle lié à la pression d’allumage de la poudre dans la douille, certains experts recommandent l’ajout de « gaz check » à son culot. Pour éviter un surcoût en période de crise cependant, on peut toujours recourir à la bonne vieille méthode du « paper patch ». Cela consiste en l’utilisation d’une bande de papier consistant en l’enroulage de la balle, en son graissage et à son recalibrage avant son insertion dans la douille. Ce qui permet de mettre les balles à l’abri des frottements, combustions et pressions pouvant leur causer des détériorations.


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10. Apprendre à utiliser une arme

La dernière étape, mais qui fait partie des plus indispensables pour se préparer au pire scénario possible de l’évolution de cette crise en s’investissant dans les armes, est celle relative à son utilisation. Cela nécessite, bien évidemment, de s’inscrire dans un stand de tir, ce qui est impossible avant la fin de confinement. En attendant tout de même, il est important d’en connaître les principes de base du tir.

A. Les fondamentaux pour faire usage d’une arme à feu

Pour réussir à chaque coup avec une arme, la prise en main est le premier élément fondamental. Il faut s’assurer qu’elle soit la plus uniforme possible. Autrement dit, l’utilisateur ne devrait pas changer la manière de saisir son matériel entre les tirs. Il devra aussi veiller à ce que cette prise ne soit ni trop ferme, ni trop légère pour éviter un groupement trop bas ou très haut.

La stabilité tient également un grand rôle dans la réussite d’un tir. Ce qui implique donc d’adopter une meilleure position. Ainsi, pour un tir au pistolet, la position  » académique  » qui consiste en la prise à une main, corps en oblique et bras tendu, est la plus recommandée. Pour une arme à l’épaule, par contre, c’est la position couchée qui offre la meilleure stabilité. Toutefois, dans la pratique, on aura toujours besoins, dans certaines situations en conditions réelles, des positions Weaver, Chapman et isocèle pour les armes au poing et des positions débout, agenouillée, assise avec les jambes croisées et les coudes posés sur les genoux pour les armes à épaule.

Le troisième élément qui assure le succès d’un tir est la visée, c’est-à-dire l’action qui consiste à faire en sorte qu’il y ait une même ligne entre l’œil, le dispositif de visée et la zone à viser de la cible. Si cela est plus complexe, au début, avec les armes de poing et les armes à épaule à œilleton, tout est plus simple avec les fusils et les carabines à viseur télescopique.

Vient, par la suite, la respiration qui doit être maîtrisée. Le cycle des extensions et de contraction de la poitrine lié à ce réflexe naturel se transmet à l’arme, d’où la nécessité de son blocage un court instant jusqu’à ce que le coup part jusqu’en butée. Au fur et à mesure de l’évolution dans le domaine, on n’aura besoin que de respirer avec le ventre, avant de ne pas trop penser à ce détail au moment d’appuyer sur la détente.

B. S’entrainer en stand de tir pour tout maîtriser

Pour pouvoir vous assurer d’une totale maîtrise de vos armes après le confinement, il n’y a d’autres meilleures solutions que l’inscription à un club de tir. Cela permet de venir plus ou moins régulièrement à un stand de tir, un endroit ayant pour vocation l’apprentissage et la pratique du tir avec une arme à feu ou une arme à air comprimé. Si la plupart des stands de tir sont composés de cibles fixes, une partie disposent de cibles mobiles, pouvant se tourner sur elles-mêmes ou se mouvoir d’une façon horizontale ou verticale. Si au début, un tel endroit est dédié à l’entraînement des membres des forces de défenses et des forces de l’ordre, actuellement, il est devenu un lieu de rencontre à part entière entre pratiquants de tirs sportifs et amateurs de loisirs. Certains se sont même spécialisés dans l’accueil des familles voulant passer du temps ensemble à l’apprentissage de tir, avec des abonnés qui peuvent même être âgés de moins de 10 ans.

Le droit d’entrée ou d’adhésion par personne va généralement de 50 à 300 euros, mais pour s’inscrire à des cours particuliers avec les meilleurs moniteurs, il faut être prêt à débourser entre 150 à 450 euros.


 

11. Conclusion sur investir les armes en temps de crise

Se protéger et se défendre est un droit accordé non seulement aux seuls Américains et Suisses, mais également aux Français et à tous les peuples de ce monde. Pour pouvoir l’exercer donc, notamment en période trouble, il est nécessaire d’investir dans des armes. Et les options en la matière sont nombreuses, allant des armes à poing aux armes à l’épaule.

La première catégorie est notamment marquée par une adversité de plus d’une centaine d’année entre le pistolet et le revolver. Si le premier l’emporte souvent sur le terrain de la puissance, le deuxième intéresse surtout pour son design et, surtout, pour sa valeur historique quasi-inestimable. Il n’est donc pas étonnant de savoir que Le Colt Paterson coûte beaucoup plus cher que le revolver réglementaire français Modèle 1892.

Dans la deuxième catégorie se trouvent les divers types d’armes à épaule qui sont, eux, se répartissent entre carabines de chasse, fusils de chasse, fusils militaires et carabines militaires dont les différenciations se basent sur la longueur du canon et le type de munitions utilisées. Dans cette catégorie également, il existe de modèles qui ont marqué l’histoire, notamment à travers leur utilisation en masse dans de nombreux conflits qui ont émaillé le monde, comme l’emblématique AK-47 et Karabiner 98k allemand.

Pour les personnes qui veulent profiter la compacité des armes à poing et la puissance des fusils automatiques ou semi-automatiques, il existe, depuis les dernières années de la première mondiale les pistolets-mitraillettes, plus connus simplement sous le nom de mitraillette. Ceux-ci ne manquent également pas de modèles emblématiques qui devront également avoir leur place dans une collection d’armes. C’est le cas notamment de l’Uzi, arme la plus appréciée par de nombreuses forces de police de la planète.

ATTENTION A LA REGLEMENTATION DES ARMES : l’investissement dans ces armes ne devrait cependant pas se faire à l’encontre de la règlementation en vigueur en France, qui interdit notamment de détenir et de porter des armes de guerre.

 

Et, pour les personnes qui sont autorisées à le faire, il est important de ranger ses armes à l’abri de regard indiscret des enfants, dans un coffre fermé se trouvant dans une pièce difficile d’accès par exemple. Il en est de même pour celles disposant des armes dédiées aux loisirs et à la chasse. A noter aussi que la détention d’une arme peut ne pas être fondée seulement sur un besoin de répondre à un impératif sécuritaire. Il pourrait également s’agir d’un investissement comme un autre.

En effet, investir dans les armes de collection, du fait de leur ancienneté et leurs valeurs historiques sont celles qui se revendent les mieux. Ce marché est complexe, il est donc raisonnable de miser moins de 10% de son patrimoine.

Au-delà de la protection anti-crise des armes (si l’ont prévoit le pire et moins « risquée à l’usage »), vous pourriez regarder les whisky rares pour valoriser votre patrimoine comme je l’explique lors d’une de mes chroniques sur BFM :

 

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