Un Golden Visa familial ne se choisit pas uniquement en comparant des montants d’investissement. Pour une famille, les questions décisives concernent souvent les proches admis dans le dossier, l’âge limite des enfants, la dépendance des parents et le calendrier d’installation. Un programme accessible financièrement peut devenir inadapté si un enfant majeur ne remplit plus les conditions ou si un ascendant ne peut pas démontrer sa dépendance.
Le Portugal, l’Espagne, la Grèce, Malte et l’Italie présentent des situations différentes : certains dispositifs accueillent plusieurs générations, d’autres limitent davantage le cercle familial. En Espagne, le programme est fermé aux nouvelles demandes, mais les dossiers antérieurs et certains droits des titulaires existants continuent de produire leurs effets.
Une précision s’impose sur le périmètre de ce guide : le rapport annonce six pays, mais n’en identifie que cinq. La sixième destination ne peut donc pas être présentée sans inventer des informations. Ce guide compare les cinq pays documentés et explique les vérifications indispensables pour évaluer une éventuelle sixième option.
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Ce que recouvre réellement un Golden Visa familial

L’expression « Golden Visa familial » désigne ici la possibilité, pour un investisseur étranger, d’associer certains proches à son projet de résidence. Elle ne correspond pas à un régime identique dans tous les pays. Le titre délivré, sa durée, les justificatifs demandés et les conditions de maintien varient selon la destination.
Le premier point à comprendre est la différence entre éligibilité familiale et admission automatique. Un conjoint, un enfant ou un parent peut appartenir à une catégorie autorisée sans obtenir immédiatement son titre. Les autorités doivent encore vérifier les liens familiaux, les ressources, les documents personnels et, lorsque cela s’applique, la dépendance financière.
L’absence de délai d’attente avant le dépôt ne signifie pas que l’administration délivre le permis sans instruction : il faut distinguer le droit de présenter une demande, le temps nécessaire pour la traiter et les démarches à effectuer après l’arrivée.
Enfin, la résidence familiale reste souvent liée à la situation du demandeur principal. En Grèce, le renouvellement dépend du maintien de l’investissement. Au Portugal, la durée du titre familial suit celle du titre du regroupant. À Malte, la résidence permanente est accordée dès le départ, mais des engagements patrimoniaux subsistent.
| Destination documentée | Situation du dispositif | Proches mentionnés dans le rapport | Point déterminant |
|---|---|---|---|
| Portugal | Golden Visa avec regroupement familial | Conjoint ou partenaire, enfants et autres proches admissibles selon leur situation | Exemption du délai d’attente applicable à certains autres titres |
| Espagne | Fermé aux nouvelles demandes | Familles relevant des dossiers et permis antérieurs | Date du dépôt et maintien des conditions initiales |
| Grèce | Résidence fondée sur l’investissement immobilier | Conjoint, enfants de moins de 21 ans, parents des deux époux | Âge des enfants et preuve de dépendance |
| Malte | Programme de résidence permanente MPRP | Conjoint, mineurs, enfants majeurs admissibles, parents et grands-parents dépendants | Dépendance et coût des adultes supplémentaires |
| Italie | Visa investisseur | Conjoint, enfants mineurs et parents dépendants | Investissement admissible et conditions familiales |
| Sixième destination | Non identifiée | Informations absentes | Impossible à comparer de manière fiable |
Portugal : une exemption importante pour les familles d’investisseurs
Un enfant majeur peut-il rester dans le dossier ?
Un détail d’âge ou de dépendance peut exclure un proche.

Le Portugal occupe une place centrale dans le rapport, notamment en raison des modifications de son régime de regroupement familial. Depuis la réforme entrée en vigueur en octobre 2025, certains ressortissants de pays tiers doivent, en principe, disposer d’un titre de séjour valable depuis au moins deux ans avant de demander le regroupement de leur famille.
Cette règle ne doit toutefois pas être appliquée indistinctement à tous les résidents étrangers. Les titulaires d’un Golden Visa figurent parmi les catégories exemptées de cette attente, aux côtés notamment des titulaires de certains permis pour activité hautement qualifiée et de la carte bleue européenne.
Pour une famille d’investisseur, la distinction est majeure. Il n’est donc pas pertinent de reprendre automatiquement les contraintes annoncées pour les titulaires de permis D7 ou D8 et de les transposer au Golden Visa.
Distinguer le Golden Visa des autres titres portugais
Le rapport indique que les titulaires de permis D7 et D8 restent soumis au délai général pour le conjoint et les parents, sous réserve des exceptions prévues. Une réduction à quinze mois est mentionnée pour certains partenaires ayant vécu ensemble pendant dix-huit mois immédiatement avant l’entrée du regroupant au Portugal.
Les enfants mineurs à charge bénéficient d’une exemption spécifique, tout comme leur autre parent dans les situations décrites par le rapport. Ces exceptions montrent pourquoi une lecture fondée seulement sur le nom du visa peut être insuffisante : la composition du foyer compte également.
| Situation du regroupant | Conjoint ou partenaire | Enfants mineurs à charge | Parents et autres adultes admissibles |
|---|---|---|---|
| Golden Visa | Sans attente préalable de deux ans | Sans attente préalable | Exemption du délai, sous réserve d’admissibilité |
| Permis pour activité hautement qualifiée | Sans attente préalable | Sans attente préalable | Exemption prévue |
| Carte bleue européenne | Sans attente préalable | Sans attente préalable | Exemption prévue |
| D7 ou D8 | Deux ans en principe, réduction possible dans certains cas | Exemption prévue | Deux ans en principe |
L’exemption de délai ne remplace pas la démonstration du lien familial. Elle ne dispense pas non plus de présenter les garanties financières, le logement et les documents exigés. Pour les ascendants et les autres adultes, l’absence d’attente ne doit pas être confondue avec une admission sans condition.
Calculer les ressources sans reprendre une erreur de total
Le barème présenté dans le rapport pour 2026 retient 920 euros mensuels pour le premier adulte, 460 euros pour chaque adulte supplémentaire et 276 euros pour chaque enfant de moins de 18 ans. Les ressources doivent couvrir au moins douze mois et ne pas dépendre de l’assistance sociale.
Le document contient cependant une incohérence : il annonce parfois 1 560 euros pour un couple, alors que les deux composantes indiquées donnent 1 380 euros. Il ne s’agit pas d’un simple arrondi. Pour préparer un dossier, il faut donc distinguer le calcul issu du barème de tout montant qui devra être confirmé auprès de l’autorité compétente.
| Composition du foyer | Calcul à partir du barème fourni | Montant mensuel calculé | Équivalent sur douze mois |
|---|---|---|---|
| Un adulte | 920 € | 920 € | 11 040 € |
| Deux adultes | 920 € + 460 € | 1 380 € | 16 560 € |
| Deux adultes et un enfant | 920 € + 460 € + 276 € | 1 656 € | 19 872 € |
| Deux adultes et deux enfants | 920 € + 460 € + 552 € | 1 932 € | 23 184 € |
| Trois adultes et deux enfants | 920 € + 920 € + 552 € | 2 392 € | 28 704 € |
Ces sommes correspondent à des ressources de subsistance, pas au coût de l’investissement ni à l’ensemble des frais administratifs. Une famille doit donc prévoir des enveloppes distinctes plutôt que de considérer ce seuil comme son budget global d’installation.
Préparer un dossier familial cohérent
Le rapport décrit un ensemble documentaire comprenant les passeports et leurs copies certifiées, les preuves authentifiées des liens familiaux, le titre du demandeur principal, les justificatifs de ressources et la déclaration de logement. S’y ajoutent notamment les certificats de casier judiciaire, l’assurance santé, le numéro fiscal portugais et la preuve du maintien de l’investissement.
La déclaration d’adresse doit être étayée, par exemple par un document foncier ou une déclaration du bailleur. L’AIMA, l’Agence pour l’intégration, les migrations et l’asile, peut aussi interroger le regroupant et ses proches pendant l’examen.
L’enjeu pratique est la cohérence de l’ensemble : une preuve de mariage n’établit pas les ressources ; un investissement ne démontre pas à lui seul la disponibilité d’un logement ; un passeport valide ne suffit pas à prouver la dépendance d’un adulte, chaque pièce répondant à une condition différente.
Ne pas confondre regroupement et visa d’accompagnement
Le Portugal prévoit également une voie dite d’accompagnement, fondée sur l’article 58, paragraphe 5. Elle permet aux membres de la famille de présenter des demandes de séjour en même temps que le demandeur principal.
Cette possibilité ne constitue pas simplement un autre nom pour le regroupement familial classique. Elle repose sur une procédure distincte, avec une appréciation consulaire et des justificatifs de ressources pour l’ensemble du foyer. Le rapport présente d’ailleurs des formulations divergentes sur la période exacte à couvrir selon la durée du séjour.
Avant de construire un calendrier commun, il faut faire confirmer la voie appropriée par le consulat et l’AIMA. Le dépôt simultané peut faciliter l’organisation familiale, mais il ne garantit ni une décision simultanée ni l’acceptation de tous les dossiers.
Délais, frais et obligations après l’arrivée
Les délais portugais nécessitent une lecture prudente. Le rapport mentionne neuf mois pour le regroupement familial, mais décrit aussi une réforme applicable depuis septembre 2026 prévoyant quatre-vingt-dix jours pour certaines décisions de délivrance de titre et soixante jours pour les renouvellements. Ces indications ne permettent pas d’assimiler toutes les étapes à une procédure unique.
La famille doit faire préciser le délai correspondant à sa demande : autorisation de regroupement, visa consulaire, première carte ou renouvellement. Le rapport indique également que l’absence de réponse ne vaut plus approbation tacite dans le régime de renouvellement décrit.
Concernant les frais, les tableaux les plus détaillés donnent les montants suivants.
| Prestation mentionnée | Au guichet | En ligne |
|---|---|---|
| Analyse de la demande | 133 € | 99,80 € |
| Délivrance du titre temporaire par membre | 114,30 € | 85,80 € |
| Carte urgente, en supplément | 47,80 € | Non précisé |
| Visa de regroupement familial | 110 € | Sans distinction indiquée |
Les enfants sont présentés comme exonérés des frais de visa de regroupement. En revanche, le total familial global avancé ailleurs dans le rapport n’est pas suffisamment décomposé pour constituer un devis fiable de Golden Visa. Il convient de demander un chiffrage distinguant les frais ordinaires et ceux propres au régime investisseur.
Après l’arrivée, chaque membre doit accomplir les formalités nécessaires à son titre. Sa durée correspond à celle du permis du regroupant. Le rapport mentionne également des obligations de langue, d’intégration civique et de scolarisation, ainsi qu’une présence minimale liée au Golden Visa de sept jours la première année, puis quatorze jours par période ultérieure de deux ans.
Espagne : un régime fermé, mais des situations antérieures préservées

L’Espagne ne constitue plus une nouvelle porte d’entrée par Golden Visa. Le programme fondé sur la loi 14/2013 a été supprimé par la loi organique 1/2025, avec effet au 3 avril 2025. Depuis cette date, aucune nouvelle demande n’est acceptée, quelle que soit la voie d’investissement.
Pour les familles, cette fermeture change entièrement la comparaison. Une personne qui prépare aujourd’hui son premier dossier ne peut pas traiter l’Espagne comme une option encore ouverte au même titre que les autres destinations documentées.
La situation est différente pour les demandes déposées avant la fermeture : elles continuent à être examinées selon les règles applicables lors du dépôt. Les titres déjà délivrés restent valables pour leur durée initiale, et leurs renouvellements relèvent du régime antérieur.
Les familles des titulaires existants
Les détenteurs d’un ancien Golden Visa peuvent continuer à parrainer des proches selon les conditions attachées à leurs permis, à condition de respecter les exigences d’investissement, de séjour et de contrôle des antécédents mentionnées dans le rapport.
Il faut partir du dossier concret : date de dépôt, titre obtenu, conditions initiales et situation actuelle de l’investissement. La fermeture générale ne signifie pas que tous les droits familiaux existants disparaissent ; à l’inverse, la survie de certains droits ne signifie pas que le programme reste accessible à de nouveaux investisseurs.
Le rapport cite aussi une formule de ressources pour le regroupement familial : 200 % d’un salaire minimum présenté à 1 221 euros mensuels sur quatorze versements, auxquels s’ajoutent 75 % pour le premier proche et 25 % par membre supplémentaire.
L’applicabilité précise de cette formule à chaque ancien dossier Golden Visa n’est toutefois pas démontrée. Elle doit donc être vérifiée avant d’être utilisée pour établir un budget familial. Le même principe vaut pour les frais : un montant isolé ne suffit pas à prévoir le coût du renouvellement de toute une famille.
Grèce : une résidence familiale liée à l’immobilier

La Grèce conserve, dans le rapport, un Golden Visa reposant sur l’investissement immobilier. Le permis est valable cinq ans et peut être renouvelé tant que l’investissement est conservé. Aucun séjour minimal n’est indiqué pour maintenir ce titre.
Cette souplesse peut correspondre aux besoins d’une famille qui ne souhaite pas s’installer immédiatement à temps plein. Elle ne supprime cependant ni les conditions immobilières ni les exigences relatives aux proches inclus.
Trois niveaux d’investissement à distinguer
Le rapport mentionne un seuil de 800 000 euros dans les zones à forte demande, notamment Athènes, Thessalonique, Mykonos, Santorin et certaines grandes îles. Dans les autres régions, le seuil indiqué est de 400 000 euros.
Une voie à 250 000 euros est également décrite pour la transformation de locaux commerciaux en logements ou la restauration de bâtiments classés. Ce montant réduit correspond donc à des opérations particulières, et non à tout achat immobilier.
| Voie immobilière | Seuil indiqué | Condition spécifique mentionnée |
|---|---|---|
| Zones à forte demande | 800 000 € | Un bien unique d’au moins 120 m² |
| Autres régions | 400 000 € | Un bien unique d’au moins 120 m² |
| Conversion ou restauration admissible | 250 000 € | Nature particulière de l’opération |
Pour les deux premiers niveaux, la famille doit intégrer la contrainte du bien unique et de la superficie minimale. Le rapport précise également que les locations de courte durée sont interdites. Le choix du logement ne peut donc pas reposer sur une hypothèse de revenus de ce type.
Enfants et ascendants : une ouverture à documenter
Le cercle familial présenté comprend le conjoint, les enfants de moins de 21 ans et les parents des deux époux, sans limite d’âge annoncée pour ces derniers.
L’inclusion des parents des deux conjoints constitue une différence notable avec des dispositifs plus restrictifs, mais le rapport indique un contrôle renforcé de la dépendance des parents et des enfants majeurs ; des éléments financiers, médicaux ou d’autres preuves de dépendance réelle peuvent être nécessaires.
Pour une famille avec un enfant proche de 21 ans, l’âge devient donc un critère aussi important que le budget immobilier. Le rapport ne détaille pas le maintien éventuel des droits au-delà de cette limite. Il serait imprudent de supposer une continuité automatique.
Le renouvellement exige enfin de conserver l’investissement. Une vente ou une modification du projet doit donc être examinée en tenant compte de ses conséquences sur les titres de toute la famille, et pas uniquement sur celui de l’investisseur.
Malte : une résidence permanente ouverte à plusieurs générations

Le Malta Permanent Residence Programme, ou MPRP, se distingue par l’octroi d’une résidence permanente dès le départ. Le rapport ne le présente pas comme un titre temporaire soumis au même cycle de renouvellement que les permis portugais ou grecs.
Cette caractéristique doit néanmoins être séparée des engagements à respecter. L’absence de séjour minimal ne dispense pas de conserver le bien pendant cinq ans, ni de satisfaire aux critères patrimoniaux et familiaux du programme.
Un budget composé de plusieurs éléments
L’accès repose notamment sur l’achat d’un logement d’au moins 375 000 euros ou sur une location annuelle d’au moins 14 000 euros. À cette composante immobilière s’ajoutent une contribution publique de 37 000 euros, des frais administratifs de 60 000 euros et un don de 2 000 euros à une organisation non gouvernementale maltaise.
Le candidat doit aussi justifier d’un patrimoine répondant à l’une des deux configurations présentées dans le rapport.
| Élément du MPRP | Montant ou exigence indiquée |
|---|---|
| Achat immobilier | Au moins 375 000 € |
| Alternative locative | Au moins 14 000 € par an |
| Contribution publique | 37 000 € |
| Frais administratifs | 60 000 € |
| Don à une ONG maltaise | 2 000 € |
| Première configuration patrimoniale | 500 000 €, dont 150 000 € liquides |
| Seconde configuration patrimoniale | 650 000 €, dont 75 000 € liquides |
| Adulte à charge supplémentaire, hors conjoint | 7 500 € |
Ces chiffres ne doivent pas être additionnés sans distinguer leur nature. Le patrimoine exigé est une condition de capacité financière, tandis que la contribution, les frais et le don représentent des postes différents. L’achat et la location constituent, quant à eux, deux options immobilières.
Une définition familiale étendue, mais conditionnelle
Le programme inclut le conjoint et les enfants mineurs. Les enfants majeurs âgés de 18 à 29 ans peuvent également être admis lorsqu’ils sont célibataires et financièrement dépendants.
Les parents et grands-parents peuvent rejoindre le dossier s’ils sont à charge. Malte apparaît ainsi comme une destination particulièrement pertinente à examiner pour un projet multigénérationnel. Cette ouverture n’efface toutefois pas la nécessité de documenter chaque dépendance.
Le supplément de 7 500 euros par adulte à charge, hors conjoint, doit être intégré dès la première estimation. Une famille comprenant plusieurs enfants majeurs et des ascendants ne peut pas utiliser le budget d’un simple couple comme référence.
L’âge et la situation matrimoniale des enfants majeurs méritent une attention particulière : un changement de situation peut toucher un critère central d’admissibilité. Le rapport ne permet pas de décrire toutes les conséquences futures ; elles doivent être clarifiées avant l’engagement financier.
Italie : un visa investisseur aux conditions familiales moins détaillées

L’Italie propose trois seuils d’investissement dans les données fournies : 250 000 euros dans une startup, 500 000 euros dans une entreprise ou 2 millions d’euros en obligations d’État.
Ces montants correspondent à des supports différents. Le seuil le plus bas ne suffit donc pas à désigner l’option la plus adaptée à une famille. Le choix dépend aussi de la nature de l’engagement que l’investisseur est prêt à prendre.
Le rapport mentionne le conjoint, les enfants de moins de 18 ans et les parents dépendants. Il ne décrit pas de voie équivalente à celle de Malte pour les enfants majeurs jusqu’à 29 ans, ni une limite générale de 21 ans comparable à celle indiquée pour la Grèce.
Cette différence peut orienter immédiatement la comparaison. Pour un couple avec de jeunes enfants, l’Italie reste une option à examiner. Pour une famille avec un enfant majeur, les données disponibles ne permettent pas de conclure à son inclusion.
Le niveau de détail du rapport impose également de rester prudent sur les frais, les délais, le logement et la durée des titres familiaux italiens. Présenter ces points comme identiques à ceux d’autres pays reviendrait à ajouter des conditions qui ne sont pas documentées.
Comparer selon la composition réelle de la famille

La comparaison la plus utile commence par les personnes à inclure, et non par le montant affiché en tête d’un programme. Deux foyers disposant du même capital peuvent aboutir à des choix différents selon l’âge des enfants et la présence d’ascendants dépendants.
Pour un couple avec des enfants mineurs, plusieurs destinations documentées peuvent répondre au besoin. Il reste alors à comparer le calendrier, la nature de l’investissement, les ressources exigées et les engagements après l’obtention.
| Situation familiale | Point de comparaison prioritaire |
|---|---|
| Couple avec enfants mineurs | Admission de chaque enfant, ressources et calendrier |
| Enfant majeur de moins de 21 ans | Limite d’âge et dépendance, notamment en Grèce |
| Enfant de 21 à 29 ans | Conditions spécifiques du MPRP maltais |
| Parents des deux conjoints | Périmètre familial et justificatifs de dépendance |
| Grands-parents à charge | Conditions maltaises expressément documentées |
| Famille déjà titulaire en Espagne | Droits issus du dossier antérieur à la fermeture |
Pour les ascendants, la différence essentielle tient à la portée exacte du mot « dépendant ». Le lien de parenté ne suffit pas nécessairement. Le dossier doit montrer une situation réelle et vérifiable, selon les justificatifs acceptés par le pays.
Enfin, l’absence de séjour minimal, signalée en Grèce et à Malte, doit être appréciée avec les autres obligations. Elle ne transforme pas le titre en droit inconditionnel et ne supprime pas le maintien de l’investissement ou du bien requis.
Comment traiter la sixième destination manquante

Le rapport ne permet pas de nommer un sixième pays ni d’en présenter les conditions. Ajouter une destination supposée donnerait une impression de comparaison complète, mais sans fondement documentaire.
Pour évaluer cette sixième option, il faudrait disposer du texte applicable, du statut actuel du programme, des investissements admissibles et d’une définition précise des bénéficiaires familiaux. Les limites d’âge, la dépendance des adultes, les ressources, les frais et les conditions de renouvellement seraient ensuite à comparer sur la même base.
Le cadre européen général ne suffit pas à combler les lacunes. La directive 2003/86/CE fournit des repères pour certains ressortissants de pays tiers, notamment sur les liens familiaux et l’instruction des demandes, mais elle ne crée pas de Golden Visa familial uniforme.
Le rapport rappelle notamment la place du conjoint et des enfants mineurs, tandis que l’admission des parents, de certains enfants majeurs ou des partenaires non mariés dépend davantage des choix nationaux. Une règle générale européenne ne remplace donc pas la vérification du dispositif investisseur concerné.
Sécuriser le projet avant d’investir

Le meilleur choix est celui qui couvre effectivement toute la famille et dont les obligations restent soutenables dans le temps. Il faut pouvoir financer l’investissement, mais aussi justifier les ressources, conserver les actifs requis et préparer les échéances liées aux enfants.
Avant tout engagement, les points contradictoires du rapport doivent être clarifiés, particulièrement les ressources, les délais et les frais portugais. Une estimation transparente vaut mieux qu’un total apparemment précis mais mal expliqué.
La priorité reste de confirmer l’admissibilité de chaque proche avant de choisir l’investissement. C’est cette vérification qui permet de passer d’un programme séduisant sur le papier à un projet de résidence réellement adapté à la famille.
Un détail administratif peut tout changer.
Une erreur d’appréciation peut compromettre votre installation.