+33 6 51 45 90 38 (WhatsApp) contact@cyriljarnias.fr

L’or atteint des sommets : espoir d’accord au Moyen-Orient enflamme le marché

par | Actualités
Publié le 7 août 2026

Le marché de l’or a connu un spectaculaire retournement au début du mois d’août 2026, porté par un regain d’espoir de règlement diplomatique au Moyen-Orient. Alors que les négociations entre les États-Unis et l’Iran semblent entrer dans une phase décisive, le métal précieux enregistre sa meilleure performance hebdomadaire depuis le début de l’année, profitant d’un environnement financier soudainement plus favorable.

Retrouvez le podcast de cet article ci-dessous :

par Cyril Jarnias

Disclaimer :

Les contenus publiés sur ce site sont fournis à des fins informatives, éducatives et générales. Ils portent notamment sur la gestion de patrimoine, l’investissement immobilier, la finance, la fiscalité et l’organisation patrimoniale. Ils ne constituent en aucun cas un conseil personnalisé, ni une consultation juridique, fiscale, financière ou comptable.

Les informations, analyses, opinions, simulations et exemples présentés sont donnés à titre indicatif et peuvent évoluer en fonction de la réglementation, des conditions de marché et de votre situation personnelle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital, de liquidité, de variation de marché, de change ou de contraintes fiscales et réglementaires.

Les stratégies évoquées (investissement immobilier, placements financiers, structuration patrimoniale, optimisation fiscale, diversification internationale, etc.) doivent être analysées au regard de votre profil, de vos objectifs et de votre situation globale. Elles peuvent nécessiter des ajustements spécifiques et un accompagnement adapté.

Avant toute prise de décision, il est recommandé de consulter des professionnels qualifiés (conseiller en gestion de patrimoine, avocat, notaire, expert-comptable ou tout autre spécialiste compétent). L’éditeur et l’auteur déclinent toute responsabilité quant aux décisions prises sur la base des informations diffusées sur ce site.

Un rebond fulgurant après une correction historique

Après avoir atteint un record absolu fin janvier 2026, au-dessus de 5 589 dollars l’once selon les places de cotation, l’or avait subi l’une des corrections les plus marquées de son histoire récente. Sous l’effet conjugué d’un resserrement monétaire anticipé par la Réserve fédérale américaine (Fed) et d’un reflux temporaire des tensions géopolitiques, le métal jaune avait cédé jusqu’à 24 % par rapport à son sommet de janvier.

16

Baisse trimestrielle de l’or d’environ 16 %, sa pire performance depuis 2013, malgré les tensions géopolitiques.

Un premier choc avait déjà été enregistré à la mi-juin, avec l’annonce d’un accord de paix et de la réouverture du détroit d’Ormuz, qui avait provoqué une correction proche de 20 % par rapport aux plus hauts de mars. Le cours était alors passé d’environ 5 434 dollars à 4 351,60 dollars l’once le 15 juin, avant de continuer de glisser sous 4 000 dollars en juillet, à mesure que les anticipations d’inflation à court terme se modéraient.

Malgré ce repli brutal, l’or conservait encore une progression annuelle solide, de l’ordre de 25 à 27 % sur un an début août 2026, illustrant l’ampleur du mouvement haussier enclenché par la crise au Moyen-Orient et par les premiers signes d’assouplissement monétaire de la Fed fin 2025.

Le tournant diplomatique qui change la donne

Le véritable point d’inflexion est intervenu durant la semaine du 3 août 2026, lorsque des avancées diplomatiques majeures au Moyen-Orient sont venues bousculer les anticipations des marchés. Les discussions, facilitées par Oman, sont entrées dans leur phase finale en vue de la mise en place d’un couloir maritime sécurisé permettant une réouverture partielle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transit du pétrole.

Le président américain Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux la suspension de frappes aériennes massives prévues contre l’Iran, expliquant vouloir laisser une chance à la voie diplomatique, à la demande de plusieurs alliés régionaux. Téhéran, de son côté, a adopté une position prudente, tandis que le chef de la Maison-Blanche dénonçait une attitude « dupliciteuse » des dirigeants iraniens quant à l’ampleur réelle de l’accord, encore flou entre trêve temporaire et cessez-le-feu plus large.

Président américain Donald Trump

Cette perspective d’apaisement a immédiatement détendu l’ensemble des marchés financiers. L’effet le plus direct s’est fait sentir sur le pétrole : la seule annonce d’une réouverture partielle du détroit a provoqué une chute de près de 10 % des prix du brut sur la semaine. Le baril de Brent est repassé sous 80 dollars, autour de 78,87 dollars le 4 août.

Bon à savoir :

La chute rapide des prix de l’énergie a apaisé les craintes d’inflation importée durable, liées à la fermeture d’Ormuz et à la flambée du pétrole. En conséquence, les investisseurs ont réduit leurs attentes de hausse des taux de la Fed : la probabilité d’un relèvement en septembre 2026 est passée d’environ 67 % à 55-57 % en deux jours.

Dans le même temps, le dollar s’est affaibli et les rendements des obligations d’État américaines à dix ans ont reculé, recréant un environnement particulièrement porteur pour l’or. Moins les taux réels sont élevés et moins il est coûteux, en termes d’opportunité, de détenir un actif sans rendement comme le métal précieux.

Un rally alimenté par la détente sur l’inflation et les taux

Le mouvement sur l’or a été progressif mais puissant au fil de la semaine du 3 au 7 août. Lundi et mardi, les premières rumeurs de discussions puis leur confirmation officielle ont d’abord provoqué une phase d’hésitation. Le prix a légèrement reculé avant de se stabiliser dans une zone comprise entre 4 050 et 4 080 dollars l’once.

Le véritable déclic est survenu le mercredi 5 août, lorsque les marchés ont pris la mesure de l’impact potentiel sur la trajectoire des taux d’intérêt américains. Ce jour-là, le prix global de l’or a enregistré sa plus forte progression quotidienne depuis février, avec une envolée de plus de 4,3 %, pour repasser nettement au-dessus de 4 250 dollars l’once.

4 285,84

Ce chiffre représente le plus haut de sept semaines atteint par l’once d’or sur le marché au comptant lors du rebond des 6 et 7 août.

Le rôle de la détente inflationniste est central dans ce mouvement. La baisse rapide du pétrole, consécutive aux annonces sur le détroit d’Ormuz, a poussé les investisseurs à reconsidérer le risque d’une « deuxième vague » inflationniste, liée aux prix de l’énergie. Associée à un affaiblissement du dollar et à la baisse des rendements obligataires, cette révision des anticipations a redonné à l’or un attrait marqué.

Un marché toujours guidé par la Fed plus que par la guerre

Cette phase de hausse, paradoxalement déclenchée par la perspective de paix, illustre une configuration atypique pour le marché de l’or. Historiquement, les conflits géopolitiques ont plutôt tendance à soutenir les cours, tandis que les accords de paix provoquent un repli des valeurs refuges. En 2026, le schéma est plus complexe.

Attention :

La fuite vers la qualité de janvier et mars, liée à l’escalade militaire entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran et à la fermeture d’Ormuz, a cédé la place en juin et juillet à une correction où la politique monétaire américaine devient le principal déterminant à court terme.

Le durcissement du ton de la Fed, sous la houlette de son nouveau président Kevin Warsh, a relancé les craintes de hausses de taux face à une inflation jugée persistante. Tant que la guerre maintenait le pétrole en territoire élevé, le risque d’une inflation durable justifiait un scénario de resserrement monétaire prolongé, défavorable au métal précieux.

Astuce :

Les négociations au Moyen-Orient ont inversé la logique des marchés en contrebalançant le risque inflationniste par la détente des prix de l’énergie. Cette dynamique ouvre la perspective d’un statu quo prolongé de la Fed, voire d’un nouvel assouplissement si l’économie américaine montre des signes d’essoufflement. Dans ce contexte, la sensibilité de l’or aux indicateurs macroéconomiques américains s’est encore renforcée.

À très court terme, les opérateurs de marché restent focalisés sur la publication du rapport officiel sur l’emploi non-agricole américain (Non-Farm Payrolls). Ce chiffre clé peut conforter ou remettre en question les anticipations actuelles concernant les prochains mouvements de la Fed et, par ricochet, influencer la trajectoire immédiate du métal jaune.

Flux d’investissements, banques centrales et appétit chinois

Parallèlement aux développements géopolitiques et monétaires, la dynamique des flux d’investissement soutient la reprise du marché de l’or. Selon un rapport du World Gold Council publié le 6 août 2026, les fonds indiciels adossés à l’or (ETF) ont enregistré des entrées nettes de 3 milliards de dollars en juillet, tirées principalement par les véhicules européens.

Exemple :

Sur le marché chinois, les ETF adossés à l’or ont enregistré 14 séances consécutives de flux positifs jusqu’au 3 août, la plus longue série depuis mars. Cette dynamique s’explique par la volatilité des marchés actions domestiques, qui pousse investisseurs institutionnels et particuliers à se tourner vers l’or comme valeur refuge et actif de diversification.

Les banques centrales renforcent également cette tendance. Au deuxième trimestre 2026, les achats nets d’or des autorités monétaires ont atteint un record de 288,9 tonnes à l’échelle mondiale, en hausse de 74 % sur un an. La Banque populaire de Chine s’est particulièrement distinguée avec 33 tonnes acquises sur la période, son plus important volume trimestriel depuis la fin de 2023. Ces achats s’inscrivent dans une stratégie de diversification des réserves de change, visant à réduire la dépendance vis-à-vis du dollar américain.

Les fonds spéculatifs restent pour leur part fortement exposés à la hausse via des positions nettes longues sur les marchés dérivés du COMEX, utilisant l’or comme instrument de couverture dynamique face aux risques de défaut sur la dette souveraine.

Des perspectives haussières mais toujours incertaines

Malgré la volatilité impressionnante des derniers mois, de grandes institutions financières restent optimistes sur l’évolution du cours de l’or à moyen et long terme. UBS anticipe une phase de consolidation autour de 4 400 dollars l’once d’ici septembre 2026, avant un possible mouvement vers 4 600 dollars d’ici la fin de l’année. Ces projections se fondent sur l’hypothèse d’un statu quo de la Fed sur ses taux directeurs et sur la poursuite d’une forte demande institutionnelle.

5 000–6 000

J.P. Morgan estime que l’or pourrait atteindre ou dépasser cette fourchette de prix en dollars l’once d’ici 2027, sous l’effet d’incertitudes géopolitiques persistantes et de taux réels contenus.

Pour autant, les analystes soulignent que la visibilité reste limitée. La concrétisation d’un accord formel et définitif entre Washington et Téhéran demeure incertaine, tout comme la trajectoire exacte de l’inflation et de la croissance mondiale. Si la paix au Moyen-Orient venait à s’accompagner d’une normalisation plus rapide que prévu de l’économie mondiale et d’un regain de vigueur du dollar, le potentiel haussier de l’or pourrait être freiné.

Bon à savoir :

La signature d’un accord durable, associée à un recul prolongé des rendements réels, pourrait lever les contraintes sur le métal précieux et lui permettre de retrouver ses records du début d’année. L’or reste au cœur des tensions économiques mondiales, influencé par la diplomatie régionale, les décisions de la Fed et l’appétit des investisseurs.

Ces articles pourraient vous intéresser

Contactez-moi

Vous désirez faire croître votre patrimoine ?

N'hésitez pas à me contacter afin de déterminer comment je peux vous aider à construire, protéger et transmettre votre patrimoine en toute sérénité.

+33 6 51 45 90 38 (WhatsApp)

« * » indique les champs nécessaires