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Sous les douze étoiles, la Lituanie a une économie stable

Sous les douze étoiles, la Lituanie a une économie stable

Un zoom économique sur la Lituanie et l’Europe sur le blog gestion de patrimoine.

Après avoir parlé de la situation économique compliquée de la Hongrie, je vais parler avec l’aide d’Andréa Molnar docteur en lettres et spécialisée sur l’Europe de l’Est.

 

 

 

La Lituanie aime l’Europe :

Tous les soirs, la façade du palais présidentiel à Vilnius est ornée du symbole de l’Union Européenne. On peut aussi voir les douze étoiles au-dessus de l’entrée des hôtels les plus chics de la capitale, dans les vitrines des magasins, les drapeaux des pays membres accueillent les clients. La Lituanie est visiblement très fière de faire partie des pays de l’UE. Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013, elle a déjà occupé la présidence de l’UE.

Selon Andrius Bruzga, le conseiller du ministre des affaires étrangères, la plupart des Lituaniens ressent un fort attachement à l’UE même si leur nombre diminue ; selon un sondage de 2013, il reste suffisamment grand (60% de la population se sentent engagés pour l’UE). Un vendeur d’une librairie à Vilnius en est également content, un autre, un peu plus âgé, ajoute quand même qu’il vaudra la peine d’avoir de bonnes relations avec la Russie. En 1990, la Lituanie était la première à quitter l’Union Soviétique, et le bon voisinage, comme pour tous les autres pays de l’ex Union Soviétique, est particulièrement important en raison de la dépendance énergétique, à tel point que Vilnius a la ferme intention de la diminuer. 

Malgré le besoin et le caractère urgent, les participants de tous les côtés, depuis déjà six ans, ne trouvent pas le consensus au sujet de la construction d’une future centrale nucléaire, dit l’un des éminents économistes de SEB, la plus grande banque de commerce de Lituanie. L’ancienne centrale nucléaire, construite d’après le modèle de Tchernobyl a dû être fermée puisque c’était l’une des conditions à l’adhésion à l’UE. Il serait bien de la remplacer par une nouvelle aussi performante. Le problème est que le référendum organisé à ce sujet en 2013 était défavorable à sa construction. En plus, Vilnius a besoin d’aide : le pays ne serait pas capable d’assumer seul le coût de la construction. Hitachi, le constructeur japonais, voudrait bien participer au projet mais la Lituanie doit demander également la contribution de la Lettonie et de l’Estonie qui  y rechignent, pour l’instant. Ce qui semble faisable, c’est de relier le réseau électrique lituanien au réseau suédois. La fin des travaux est prévue pour 2015 et à Klaipèda, le principal port de mer lituanien, les travaux du terminal apte à recevoir le gaz liquéfié avancent également bien, résume ainsi l’analyse de l’économiste.

L’ombre de la Russie s’est projetée sur le programme phare de la Lituanie pendant la présidence de l’UE, incarné par la signature d’un accord d’association avec l’Ukraine, l’Arménie, la Géorgie et la Moldavie. Les intentions de Moscou ne sont pas toujours claires, souligne Andrius Bruzga. Même si les Lituaniens considèrent le passé soviétique comme une tâche noire et qu’ils sont réticents vis-à-vis de la politique de Moscou voulant rétablir la position de force internationale d’antan, on ne sent pas  de climat anti russe en Lituanie. Dans les magasins on peut acheter des livres, des disques, des films en russe, dans la rue on entend des mots russes. Même la  jeune génération se sent à l’aise quand elle est interpellée en russe, et dans une des rues principales de Vilnius, la rénovation d’une église orthodoxe se déroule actuellement. 

Selon un guide parlant huit langues, il y a des raisons historiques derrière une telle tolérance. Les Lituaniens étaient païens jusqu’à la fin de XVe siècle. Ils se sont convertis après, en laissant vivre en paix à  leur côté  les représentants des autres religions. Les Lituaniens ont gardé jusqu’à aujourd’hui cette mentalité.

L’attachement est indiscutablement plus fort envers les états scandinaves : par exemple  85% du système bancaire lituanien est sous le contrôle suédois. Avec le capital étranger, les Lituaniens ont eu la nouvelle technologie, les nouveaux services, a souligné l’économiste de la banque de commerce SEB qui est à 100% propriété suédoise. Grâce à cela, les institutions financières lituaniennes sont restées stables, elles ont traversé la crise globale sans avoir besoin d’aide. Deux banques à taille moyenne ont fait faillite en 2012-2013 mais les clients ont été entièrement remboursés  par l’assurance,  ce qui a renforcé la confiance dans le système bancaire en Lituanie. La performance de l’économie est également en hausse : dans la deuxième moitié de l’année 2013 le PIB a augmenté de 4.2%. Les conditions sont en train de se réunir pour que le pays devienne membre de la zone euro à compter du 2015 après l’Estonie et la Lettonie qui en font déjà partie. Il est aussi vrai que 55% de la population craint de franchir ce pas. Parmi les raisons, les Lituaniens évoquent la hausse des prix et beaucoup d’entre eux se préoccupent des épreuves de la monnaie unique, dit l’économiste de la banque. Cependant il est convaincu que la situation va améliorer, le pays réussira garder le déficit du budget au-dessous de 3%. Il donne 70-80% de chance à l’introduction de l’euro à compter du 2015. (Source : Népszabadsàg octobre 2013)

 

Que conclure avec la Lituanie sur le blog gestion de patrimoine?

Entre la problématique de la devise euro face à la devise lituanienne ou encore arriver à tenir les dépenses publiques de la Lituanie dans les critères de convergences de l’union européenne.

En Europe de l’Est, on se bat et on est fier de rejoindre l’union européenne et l’euro.

Alors qui aime l’euro : l’Europe de l’ouest toujours plus euro sceptique ou les habitants de l’Europe l’Est en quête des “avantages” EUROpéens?

 

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Je suis Cyril Jarnias, expert en gestion de patrimoine indépendant depuis plus de 20 ans. J’aide particuliers et chefs d’entreprise à « Construire, protéger et transmettre votre patrimoine en toute sérénité ». J’interviens dans de nombreux médias sur le patrimoine : BFM Business, La Tribune, Les Echos, Investir notamment.

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