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Obtenez l’attestation de régularité fiscale pour les nouvelles entreprises

par | Actualités
Publié le 22 juillet 2026

Les jeunes entreprises françaises disposent désormais d’un accès facilité à l’attestation de régularité fiscale, un document devenu incontournable pour répondre à des appels d’offres publics, solliciter des financements bancaires ou sécuriser des partenariats majeurs. Une mise à jour récente de la doctrine de l’administration fiscale met fin aux blocages qui frappaient les sociétés tout juste créées, faute d’historique déclaratif, et recompose en profondeur le paysage des obligations documentaires pesant sur les créateurs d’entreprise.

Retrouvez le podcast de cet article ci-dessous :

par Cyril Jarnias

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Les informations, analyses, opinions, simulations et exemples présentés sont donnés à titre indicatif et peuvent évoluer en fonction de la réglementation, des conditions de marché et de votre situation personnelle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital, de liquidité, de variation de marché, de change ou de contraintes fiscales et réglementaires.

Les stratégies évoquées (investissement immobilier, placements financiers, structuration patrimoniale, optimisation fiscale, diversification internationale, etc.) doivent être analysées au regard de votre profil, de vos objectifs et de votre situation globale. Elles peuvent nécessiter des ajustements spécifiques et un accompagnement adapté.

Avant toute prise de décision, il est recommandé de consulter des professionnels qualifiés (conseiller en gestion de patrimoine, avocat, notaire, expert-comptable ou tout autre spécialiste compétent). L’éditeur et l’auteur déclinent toute responsabilité quant aux décisions prises sur la base des informations diffusées sur ce site.

Un verrou administratif levé pour les entreprises nouvellement créées

L’administration fiscale a formalisé, via une mise à jour du Bulletin officiel des finances publiques, un changement de doctrine d’importance : l’absence d’antériorité déclarative ou de paiements ne peut plus, à elle seule, justifier le refus de délivrance de l’attestation de régularité fiscale aux entreprises nouvelles.

Bon à savoir :

Auparavant, les systèmes automatisés rejetaient les candidatures des entreprises récentes faute de déclarations fiscales (TVA, IS, IR) exigibles ou payées, les privant d’accès à la commande publique, aux banques et aux grands donneurs d’ordres privés.

Désormais, la Direction générale des finances publiques précise que la nouveauté de l’entreprise ne peut plus être assimilée à un défaut de régularité. Les services des impôts des entreprises (SIE) doivent apprécier la situation au regard des échéances effectivement dues et peuvent délivrer l’attestation dès lors qu’aucun manquement n’est constaté. Pour les créateurs, cette évolution ouvre la possibilité d’obtenir, dès les premiers jours d’activité, le document exigé pour se positionner sur des marchés publics ou finaliser des procédures administratives.

À quoi sert l’attestation de régularité fiscale ?

L’attestation de régularité fiscale a pour objet de confirmer qu’une entreprise est à jour de ses obligations déclaratives et de paiement. Elle couvre notamment la TVA, l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur le revenu selon le régime d’imposition, ainsi que les principaux impôts et contributions dus à l’administration fiscale. Dans certains cas, les organismes financeurs ou partenaires peuvent également prendre en compte la situation sociale pour apprécier la régularité globale du dossier.

Attention :

Ce document est exigé dans de nombreuses situations clés : réponse à un appel d’offres public, attribution d’un marché, obtention de subventions, sous-traitance, prêt bancaire ou liquidation volontaire. Il garantit la conformité fiscale de l’entreprise aux yeux des tiers.

Nouvelles entreprises : comment obtenir l’attestation de régularité fiscale ?

Pour une société nouvellement immatriculée, la première étape consiste à créer un espace professionnel sur le portail impots.gouv.fr, à l’aide du numéro SIREN transmis à l’issue des formalités effectuées via le guichet unique de l’INPI. Une fois cet espace activé, la procédure varie en fonction du régime d’imposition et du type de structure.

Astuce :

L’entreprise soumise à l’impôt sur les sociétés et à la TVA peut utiliser la voie dématérialisée. Le dirigeant active ‘Consulter mon compte fiscal’, accède au module ‘Attestation fiscale’, sélectionne ‘Attestation de régularité fiscale’. Le document PDF officiel est généré immédiatement si toutes les échéances sont respectées.

Dans le cas d’une structure imposée à l’impôt sur le revenu (entreprise individuelle, certaines sociétés de personnes), la procédure est plus encadrée. Le dirigeant doit remplir le formulaire n° 3666-SD (Cerfa n° 10640, version millésime 2026), puis le transmettre à son SIE de rattachement via la messagerie sécurisée de l’espace professionnel sur impots.gouv.fr. Le service vérifie l’absence de défaut déclaratif ou de retard de paiement et adresse ensuite, en retour, l’attestation signée sous format électronique.

Exemple :

Pour les entreprises très récentes, les tentatives de génération automatique peuvent échouer avec des messages d’erreur dus à l’absence d’historique. Il est recommandé de contacter directement le SIE via la messagerie sécurisée, en rappelant la nouvelle doctrine et en demandant l’attestation au titre d’entreprise nouvelle. Le SIE effectue un contrôle manuel et délivre le PDF si aucune anomalie n’est constatée.

Micro-entreprises et auto-entrepreneurs : un régime spécifique et des confusions fréquentes

Pour les micro-entrepreneurs (ou auto-entrepreneurs), la situation est plus complexe, car plusieurs documents coexistent et sont souvent confondus. Sur le portail autoentrepreneur.urssaf.fr, l’URSSAF délivre notamment une attestation fiscale annuelle, qui récapitule le chiffre d’affaires brut déclaré et payé au titre de l’année civile précédente. Ce document est principalement utilisé pour remplir la déclaration de revenus sur impots.gouv.fr, via le formulaire complémentaire 2042-C-PRO, en cochant la case relative aux revenus non salariés.

Bon à savoir :

L’attestation URSSAF ne doit pas être confondue avec l’attestation de régularité fiscale. La première certifie le chiffre d’affaires déclaré pour le calcul des impôts et cotisations, tandis que la seconde confirme la conformité de l’entreprise à l’ensemble de ses obligations fiscales (TVA, impôt sur le revenu ou sur les sociétés, contribution économique territoriale, etc.), notamment exigée dans le cadre des marchés publics.

Parallèlement, l’URSSAF émet une « attestation de vigilance », document distinct certifiant que l’entrepreneur est à jour du paiement de ses cotisations sociales. Cette attestation de vigilance est requise dès lors que la valeur hors taxe d’un contrat conclu avec un client atteint ou dépasse 5 000 euros, et le donneur d’ordre doit en vérifier la validité tous les six mois. Elle est téléchargeable immédiatement à partir de l’onglet « Mes attestations » du portail autoentrepreneur.urssaf.fr, mais n’a pas vocation à se substituer à l’attestation de régularité fiscale délivrée par l’administration fiscale.

Attestation de régularité fiscale et stratégie de financement des jeunes entreprises

L’accès facilité à l’attestation de régularité fiscale s’inscrit dans un contexte plus large de soutien aux jeunes entreprises innovantes et aux structures de l’économie sociale et solidaire. Plusieurs dispositifs fiscaux réformés visent à encourager l’investissement et à alléger la charge administrative au démarrage de l’activité, tout en maintenant un cadre de discipline budgétaire.

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La réduction d’impôt sur le revenu pour les investisseurs particuliers qui financent en capital les Jeunes Entreprises Innovantes à Impact est portée à 40 %, contre 30 % pour les JEI classiques.

Pour que les investisseurs puissent effectivement faire valoir cet avantage fiscal, la jeune entreprise a l’obligation de leur remettre un certificat individuel de souscription. Ce document doit préciser la date de l’augmentation de capital, la dénomination de la société et ses identifiants SIREN ou SIRET. Là encore, la régularité fiscale et sociale conditionne l’accès aux régimes de faveur, les services fiscaux et l’URSSAF vérifiant que la société est à jour de toutes ses obligations avant de valider les exonérations et réductions associées au statut.

Attention :

Les exonérations de taxe foncière et de contribution économique territoriale ont été prolongées jusqu’à fin 2028 pour les jeunes entreprises innovantes (y compris JEII), sous réserve de dépôt d’une déclaration spécifique au SIE et d’une situation fiscale irréprochable.

Allègement des contraintes sur les logiciels de caisse : un impact indirect pour les créateurs

La lutte contre la fraude à la TVA passe notamment par des obligations strictes en matière de sécurisation des systèmes de caisse. Dans ce domaine, les règles ont également évolué récemment au bénéfice des jeunes commerces et très petites entreprises de services. Alors qu’une précédente réforme imposait le recours à des certificats délivrés par des organismes accrédités, solution coûteuse pour les structures débutantes, une disposition plus récente autorise de nouveau les éditeurs de logiciels de caisse à fournir à leurs clients une attestation individuelle de conformité.

Bon à savoir :

Cette attestation permet aux entreprises, notamment nouvelles, de prouver la sécurisation, conservation et archivage des données de caisse sans solutions certifiées coûteuses, réduisant ainsi le coût d’entrée en conformité tout en restant soumises à un contrôle ultérieur de l’administration.

Un cadre plus lisible, mais des démarches à bien maîtriser

Si l’assouplissement des règles de délivrance de l’attestation de régularité fiscale constitue une avancée notable pour les créateurs, le dispositif reste exigeant sur le fond. L’entreprise doit, dès son lancement, veiller à respecter minutieusement les obligations déclaratives, même lorsqu’aucune TVA n’est due ou qu’aucun bénéfice n’est encore réalisé. La moindre omission ou retard peut compromettre l’obtention de l’attestation au moment où elle devient nécessaire pour sécuriser un contrat ou un financement.

Astuce :

Les dirigeants de jeunes entreprises doivent clairement distinguer les différentes attestations (régularité fiscale, certificat URSSAF annuel, attestation de vigilance, certificat de souscription, attestation de conformité des logiciels de caisse) et anticiper les délais de traitement si l’émission n’est pas automatisée. La nouvelle doctrine administrative permet de ne plus être pénalisé par l’absence d’historique, à condition d’organiser une gestion fiscale et sociale rigoureuse dès l’origine.

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