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Augmentation significative des taux des comptes à terme : jusqu’à 3% !

par | Placements
Publié le 24 avril 2026

Les comptes à terme, longtemps boudés pour leur manque de rendement, reviennent au premier plan avec des taux bruts qui atteignent désormais jusqu’à 3% sur certaines durées, voire davantage sur des offres spécifiques. Dans un contexte de baisse des rendements des livrets réglementés et de légère remontée des taux de marché, ces produits sécurisés attirent de nouveau épargnants particuliers et entreprises.

Retrouvez le podcast de cet article ci-dessous :

par Cyril Jarnias

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Les informations, analyses, opinions, simulations et exemples présentés sont donnés à titre indicatif et peuvent évoluer en fonction de la réglementation, des conditions de marché et de votre situation personnelle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital, de liquidité, de variation de marché, de change ou de contraintes fiscales et réglementaires.

Les stratégies évoquées (investissement immobilier, placements financiers, structuration patrimoniale, optimisation fiscale, diversification internationale, etc.) doivent être analysées au regard de votre profil, de vos objectifs et de votre situation globale. Elles peuvent nécessiter des ajustements spécifiques et un accompagnement adapté.

Avant toute prise de décision, il est recommandé de consulter des professionnels qualifiés (conseiller en gestion de patrimoine, avocat, notaire, expert-comptable ou tout autre spécialiste compétent). L’éditeur et l’auteur déclinent toute responsabilité quant aux décisions prises sur la base des informations diffusées sur ce site.

Des taux qui franchissent à nouveau le seuil des 3%

Selon les données récentes du marché et de la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts à terme progresse nettement. Pour les comptes à terme de plus de deux ans, la rémunération moyenne brute avoisine 3,16%, soit environ 2,17% nets après prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4%. Pour les durées plus courtes (jusqu’à deux ans), les taux moyens se situent entre 2% et 2,4% bruts selon qu’il s’agit de nouveaux contrats ou de l’ensemble des encours.

3,00%

Certains établissements comme Swaive et Placement-direct proposent un compte à terme avec un taux brut de 3,00% sur cinq ans.

Pour les horizons plus courts, les rendements se situent généralement entre 1,8% et 2,85% bruts pour des durées de trois mois à un an, avec un « cœur de marché » autour de 2% sur 12 mois. Certaines offres ressortent néanmoins du lot : Klarna affiche, par exemple, 2,50% sur un an et jusqu’à près de 2,90% sur quatre ans, tandis que Swaive propose 2,60% sur un an et 2,75% sur deux ans.

Un placement sécurisé mais fiscalisé

Le compte à terme reste un produit d’épargne sécurisé : le capital est garanti, et le rendement est connu dès la souscription. En pratique, il s’agit d’un prêt consenti par le client à la banque pour une période déterminée. Sauf défaillance de l’établissement, les fonds et les intérêts promis sont versés à l’échéance. En cas de faillite de la banque, les dépôts sont couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) à hauteur de 100 000 euros par déposant et par établissement.

Bon à savoir :

Les intérêts des comptes à terme sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, incluant 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ainsi, un taux brut de 3 % donne un rendement net d’environ 2,06 %, et un taux de 2,75 % brut aboutit à environ 1,89 % net. Cette fiscalité, renforcée par la hausse de la CSG, pèse particulièrement sur les placements non réglementés.

Malgré cette ponction, les comptes à terme conservent un avantage relatif dans le contexte actuel : leurs rendements nets dépassent les 1% sur la plupart des maturités et demeurent, en moyenne, supérieurs à l’inflation récente, qui tourne autour de 1% sur un an.

Des caractéristiques strictes : blocage des fonds et absence de versements complémentaires

Le fonctionnement des comptes à terme reste inchangé. À l’ouverture, l’épargnant effectue un seul versement. Aucun dépôt complémentaire n’est ensuite possible : il s’agit d’un produit « one shot ». La durée, généralement comprise entre quelques mois et cinq ans, est fixée à l’avance, tout comme le taux, qui peut être :

  • fixe sur toute la durée ;
  • progressif, avec un taux qui augmente d’année en année pour récompenser la fidélité ;
  • plus rarement variable, indexé sur une référence de marché comme l’Euribor.
Attention :

L’absence de retrait partiel impose une clôture anticipée en cas de besoin de liquidités, entraînant des pénalités telles que des frais, une réduction du taux ou la perte des intérêts. Par exemple, certains établissements suppriment toute rémunération pour un retrait avant un mois, ou appliquent une pénalité de 25% des intérêts chez Swaive ou Placement-direct.

Cette rigidité impose de bien calibrer la durée et le montant bloqué, en veillant à conserver une épargne de précaution disponible sur des livrets plus souples.

Des offres de plus en plus diversifiées

Le regain d’intérêt pour ces produits s’accompagne d’une multiplication des offres et d’une forte hétérogénéité des conditions. Les acteurs traditionnels (banques de réseau, banques en ligne) côtoient des plateformes spécialisées et des intermédiaires qui négocient les meilleurs taux auprès d’établissements européens.

Exemple :

Parmi les offres mises en avant, Swaive est régulièrement citée pour ses rendements attractifs sur cinq ans, avec un taux brut de 3 % et un plafond élevé de 10 millions d’euros, ce qui la rend adaptée aussi bien aux particuliers fortunés qu’aux entreprises. Placement-direct, de son côté, s’impose comme une référence pour les sociétés : il propose des comptes à terme dédiés, rémunérés jusqu’à 3 % sur cinq ans, avec des minima de souscription à partir de 10 000 euros.

Des fintechs et courtiers comme Ramify proposent également des comptes à terme via des partenariats, avec des taux fixés par exemple à 2,45% sur 60 mois, pour un ticket d’entrée de 5 000 euros. D’autres acteurs comme Klarna ou des banques européennes référencées sur la plateforme Raisin affichent des taux compétitifs, parfois supérieurs à 2,6% sur deux ans et près de 2,9% à trois ou quatre ans, pour des montants minimums pouvant descendre à 1 euro chez certains.

Les conditions d’accès varient fortement : là où AXA Banque exige un minimum de 50 000 euros pour son compte à terme à 3,00% sur 18 mois, Klarna ouvre ses produits dès 1 euro, quand Younited Credit, autre acteur présent sur le segment, fixe son seuil à 2 000 euros et un plafond à 100 000 euros.

Un contexte de marché favorable malgré la baisse des livrets réglementés

Cette remontée des taux des comptes à terme s’inscrit dans un environnement où les rendements des livrets réglementés régressent. Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A et du LDDS est revenu à 1,5% net, contre 1,7% auparavant. Le LEP, destiné aux ménages modestes, est passé de 2,7% à 2,5%. Ces produits conservent l’avantage de l’exonération d’impôt et de prélèvements sociaux, mais leur rendement nominal reste inférieur à celui des meilleurs comptes à terme.

Astuce :

La rémunération de l’épargne non réglementée suit de près l’évolution des taux de marché. Les banques rémunèrent davantage les dépôts engagés sur plusieurs années pour attirer des ressources stables, même si la courbe des taux ne garantit plus un avantage aux maturités longues. Actuellement, certaines durées intermédiaires (un à trois ans) offrent des taux proches, voire parfois supérieurs à des blocs de cinq ans.

Dans ce contexte, la possibilité de verrouiller un taux fixe sur plusieurs années peut constituer une stratégie de couverture intéressante pour les épargnants anticipant une nouvelle phase de baisse des taux. Ainsi, un compte à terme à 3% sur cinq ans devient particulièrement attractif si les rendements de marché retombent autour de 2% dans les prochaines années.

Quel intérêt concret pour les particuliers et les entreprises ?

Pour un épargnant disposant d’une somme disponible qu’il n’a pas vocation à utiliser à court terme, le compte à terme permet d’améliorer sensiblement le rendement par rapport à un compte sur livret classique, au prix d’un blocage temporaire. Un calcul simple illustre ce gain : 10 000 euros placés pendant 12 mois sur un compte à terme à 3% brut génèrent 300 euros d’intérêts avant impôt. Après PFU à 31,4%, le gain net s’établit autour de 210 euros. À titre de comparaison, la même somme sur un Livret A à 1,5% produirait 150 euros nets, mais sans fiscalité.

Comptes à terme pour entreprises

Une solution de gestion de trésorerie sécurisée, sans risque en capital, avec des plafonds de dépôt jusqu’à 10 millions d’euros.

Gestion sécurisée

Immobilisation des excédents de liquidités à court ou moyen terme pour générer des revenus complémentaires.

Placement-direct

Offres adaptées aux besoins des sociétés, avec des plafonds de dépôt pouvant atteindre 10 millions d’euros.

Les comptes à terme peuvent également s’intégrer dans une stratégie plus globale de diversification : panacher plusieurs durées (un an, deux ans, trois ans) permet par exemple de lisser les échéances et de réinvestir progressivement au fil de l’évolution des taux, selon une logique dite « d’échelle » ou de laddering.

Une alternative parmi d’autres placements sécurisés

Si les comptes à terme profitent pleinement de la remontée des taux, ils ne constituent pas l’unique solution d’épargne sécurisée. Les livrets bancaires non réglementés, souvent proposés avec des taux boostés sur quelques mois, les fonds en euros de l’assurance-vie (dont la rémunération approche désormais 3% sur les meilleures offres), ou encore certains contrats de capitalisation, viennent également concurrencer le compte à terme.

La principale différence tient au couple liquidité/fiscalité. Là où le compte à terme impose un blocage quasi total mais assure un taux garanti, l’assurance-vie offre plus de souplesse sur les retraits et une fiscalité plus favorable au-delà de huit ans, au prix de frais de gestion. Les livrets bancaires, eux, restent totalement liquides mais leur rémunération hors période promotionnelle est souvent inférieure à celle des meilleurs comptes à terme.

Analyse financière

Dans ce paysage, la « nouvelle génération » de comptes à terme, rémunérés jusqu’à 3% voire davantage sur certaines structures progressives ou couplées, retrouve une place de choix pour les épargnants prêts à immobiliser une somme déterminée pendant une durée clairement définie, en échange d’un rendement sécurisé supérieur à celui des placements liquides traditionnels.

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