L’année 2011 aura été marquée par des marchés américains en hausse.
J’ai eu l’occasion de mettre sur le blog gestion de patrimoine notamment en avant la hausse de ces marchés dans cet édito : cliquez ici.
Regardons un peu ce qu’il en est de l’économie américaine :
Selon la recherche économique de BNP Paribas, comme toujours vous devez étudier l’économie pour faire de la gestion de patrimoine :
L’indice ISM manufacturier s’est de nouveau redressé en décembre, à 53,9 depuis 52,7 en novembre. Ce chiffre est robuste, ses principales composantes étant toutes à la hausse, ce qui est de bon augure pour la croissance.
Cet indicateur clé de confiance reste confortablement en zone d’expansion, au-dessus du seuil critique des 50, ce qui contraste avec la zone euro, et même s’en éloignant. Les risques sur la croissance à court terme sont haussiers. La croissance au 4ème trimestre devrait facilement dépasser celle du 3ème et pourrait être plus proche de 3% que de 2%.
Les risques d’une rechute en récession de l’économie américaine se sont dissipés, une bonne nouvelle pour les Etats-Unis et le reste du monde.
On voit donc qu’à travers l’ISM qui est : un « Indice noté en pourcentage publié par l’Institute for Supply Management chaque début de mois reflètant l’état de santé du secteur manufacturier américain.
Une valeur supérieure à 50 points indique une expansion du secteur.
Une valeur inférieure à 50 points indique une contraction du secteur. Source : Wikipédia » ;
l’économie américaine semble sortir la tête de l’eau (en tout cas à court terme).
On constate que dès mi décembre 2011, BNP Paribas dans sa recherche économique mettait un accent « positif » sur l’économie américaine :
13 décembre, la Réserve fédérale a maintenu le statu quo, comme prévu… Le taux cible des Fed funds reste dans la fourchette 0-0,25 %, et aucun changement n’est intervenu sur les mesures non conventionnelles. L’opération Twist, entamée en septembre, suit son cours : la Fed continue à allonger la maturité de son portefeuille de titres du Trésor, en achetant des obligations longues (maturités de 6 à 30 ans) et en vendant des obligations courtes (3 ans et moins).
Le ton du communiqué de presse n’a guère évolué d’une réunion à l’autre (la précédente s’était tenue le 2 novembre). Le principal changement concerne l’évaluation du marché du travail. En novembre, les membres du FOMC écrivaient : « Les indicateurs récents soulignent la fragilité persistante du marché du travail, et le taux de chômage demeure élevé ». Aujourd’hui, le discours était un peu plus optimiste : « Alors que les indicateurs soulignent une amélioration des conditions qui prévalent sur le marché du travail, le taux de chômage reste élevé ».
Le redressement du marché du travail est indéniablement la principale nouvelle depuis la dernière réunion du FOMC. En novembre, l’emploi non agricole a progressé de 120 000 postes, alors que les données pour les mois de septembre et octobre étaient révisées à la hausse, et que le taux de chômage enregistrait une baisse surprise de 9% à 8,6%. Même si elle est partiellement imputable à une baisse du taux d’activité (population active / population en âge de travailler), cette évolution reste bienvenue. Les bons chiffres de l’enquête auprès des ménages pourraient (comparativement à celle menée auprès des entreprises, dont sont dérivés les chiffres de créations d’emplois) illustrer un rebond du nombre de travailleurs indépendants et/ou de salariés d’entreprises nouvellement créées (un paramètre que l’enquête auprès des établissements ne peut pas mesurer). Cette hypothèse semble confirmée par la tendance très solide des recettes (fédérales) de l’impôt sur le revenu.
Le taux de chômage demeure trop élevé. Il reste à déterminer si ce niveau est lié à des facteurs cycliques ou structurels. Charles L. Evans, qui, comme en novembre, a fait dissidence, estime qu’un assouplissement monétaire supplémentaire permettrait de dynamiser le marché du travail. Il nous semble que la composante structurelle du chômage est en fait importante.
Les données publiées cette semaine ont confirmé l’accélération de l’activité au T4. Ainsi, les ventes au détail ont augmenté de 0,2 % m/m en novembre. Par ailleurs, le rythme de croissance s’accélère. En moyenne mobile sur 3 mois, les ventes au détail ont progressé de 8,7 % (rythme annualisé). Hors carburants (dont les ventes reflètent en partie les fluctuations du prix du pétrole) et les matériaux de construction (dans les comptes nationaux américains, ils sont une composante de l’investissement résidentiel), les ventes au détail ont augmenté à un taux annualisé de 9,5% en novembre, une forte amélioration, après 1,4% en juillet et 5% au T3.
Ces données sont compatibles avec une accélération de la consommation privée au T4 2011, après un T3 déjà très positif (+2,3%). Un taux de croissance aux alentours de 3 % des dépenses de consommation ajouterait environ 2 points à la croissance du PIB.
Si le commerce extérieur et les investissements des entreprises restent aussi dynamiques au T4 qu’au T3, la croissance du PIB atteindra certainement la fourchette de 2,5-3,0%. En octobre, le déficit commercial s’est réduit, à USD 522 mds (données annualisées), après USD 542 mds au T3. On peut ainsi attendre une nouvelle contribution positive du commerce extérieur à la croissance au T4.
Nous avons été particulièrement confiants quant à la tendance de l’investissement des entreprises, en partie parce qu’elles disposent d’une trésorerie abondante (voir Focus, « Etats-Unis : un débiteur profitable »), mais une phrase surprenante, et même assez inquiétante, de la déclaration du FOMC laisse planer un doute, en soulignant que « les investissements fixes des entreprises semblent augmenter moins vite ». Un tel jugement est assez surprenant, dans un contexte d’amélioration notable des enquêtes. Ainsi, en décembre, notre indice NEM (construit à partir des enquêtes manufacturières menées par les Fed de New York et Philadelphie) est repassé au-dessus de 50 points, pour atteindre son niveau le plus haut depuis mai dernier. Un sujet qu’il s’agit de surveiller étroitement (le rapport de novembre sur les biens durables sera publié le 22 décembre).
Quand on relit ces données, on comprend mieux la bonne tenue des marchés américains. Les USA serait le placement à privilégier.
Nous rentrons dans une période électorale aux USA qui se terminera en novembre 2012 avec l’investiture du nouveau président américain.
On voit mal le président en place « Obama » prendre des décisions lourdes de conséquences sur les marchés financiers.
Si l’ « hamburger US » était appétissant en 2011, rien ne dit qu’il ne se transformera pas en simple « cornet » de frites en 2012!
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Cyril JARNIAS
