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Idée placement : AFER objectif 2017, la bonne affaire?

par | 18 Déc 2012 | Placement OPCVM SICAV

placement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amis lecteurs, il semble que vous cherchiez  sur le blog, gestion de patrimoine, une analyse objective sur le nouve fonds de placement à échéances de dettes d’entreprises pour les assurés sur les contrats d’assurance vie AFER : AFER objectif 2017.

La course à l’échalote de la dette d’entreprises, cela me fait vraiment cette impression.

Je m’explique :

J’ai parlé de la baisse des rendements des dettes d’entreprises de qualité, en expliquant que pour avoir du beau rendement avec peu de risque, c’était terminé cliquez ici.

Nous sommes fin 2012, AFER nous propose un fonds de ce type, pourtant l’opportunité sur les dettes d’entreprises en gestion de patrimoine a commencé dès 2009… Serait-ce un peu tard?

Sur le contrat d’assurance vie AFER souvenez-vous : cliquez-ici, j’ai analysé les supports disponibles autres que le fonds euros (la partie sécurisée, 3,43% en 2011 quand même avec seulement 0,475% de frais de gestion…).

Cette fois-ci, AFER a décidé pour ses plus de 72000 adhérents, de proposer un nouveau fonds OPCVM (un FCP) : AFER objectif 2017.

AFER objectif 2017 : de quoi s’agit-il?

Il s’agit d’un énième fonds sur la dette d’entreprises daté. Vous allez ainsi acheter un fonds où le gestionnaire achète de la dette d’entreprises à l’international (on y reviendra). L’objectif est de clôturer le fonds à échéance 2017 tout en vous donnant un rendement annuel “théorique” attractif sans garanti en capital (si une entreprise fait faillite, elle ne peut rembourser sa dette, logique). Normalement, ce sera 5 à 6% brut par an.

Quelques caractéristiques principales du FCP AFER objectif 2017 (source : AFER) :

“Afer Objectif 2017 est un Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) de type FCP (Fonds Commun de Placement) créé pour le contrat d’assurance vie multisupport AFER. Ce fonds est destiné aux investisseurs recherchant la performance d’un placement à long terme en contrepartie d’une certaine prise de risque. En effet, si vous souscrivez au FCP Afer Objectif 2017, il est recommandé de conserver votre investissement jusqu’au 20 décembre 2017, date d’échéance du FCP.

La politique de gestion d’Afer Objectif 2017 est de sélectionner des obligations d’entreprises privées et publiques de pays relevant de l’OCDE ou des marchés des pays émergents, dont la date de remboursement est proche de l’échéance du fonds.
La stratégie de gestion d’Afer Objectif 2017 vise à obtenir, en moyenne sur la durée de l’investissement recommandée, un objectif de rendement annualisé compris entre 5% et 6%*, net de frais de gestion de l’OPCVM. Déduction faite des frais de gestion annuels (0,475%) et du coût de la garantie plancher (0,055%) du contrat AFER, cet objectif de rendement se situe entre 4,50% et 5,50% (hors frais sur versement ou arbitrage prévus par le contrat et hors prélèvements sociaux et fiscaux éventuellement dus).
Il s’agit d’un objectif estimé et non d’une garantie de rendement.

Le FCP est exposé aux risques de perte en capital, de taux, de liquidité, de crédit ainsi qu’au risque lié aux marchés des pays émergents. Ainsi, sa valeur reflète, à la hausse comme à la baisse, les variations des marchés financiers.
Le FCP Afer Objectif 2017 ne comporte ni de minimum garanti, ni d’effet de cliquet : c’est le nombre de parts détenues qui est garanti. En effet, les assureurs ne s’engagent que sur le nombre d’unités de compte mais pas sur leur valeur.
En conséquence, l’adhérent est soumis au risque de défaut de l’émetteur et de perte du capital investi en cas de rachat, d’arbitrage ou de dénouement du contrat d’assurance par décès avant l’échéance du support.

Ce support en unités de compte bénéficie de la garantie plancher en cas de décès avant 75 ans.” Cette garantie est importante car elle protège votre capital net investi avant 75 ans sur ce FCP.

Allons un peu plus loin en regardant la fiche signalétique de l’autorité des marchés financiers :

On se rend alors compte que le fonds ne pourra dépasser les 100 millions d’euros d’encours, il est à 35M d’euros d’encours au 12 décembre 2012 (source : cotalpha.fr). Il ne sera plus commercialisé à partir du 15 mai 2013 ou avant s’il est à 100 millions d’euros.

En terme de risque : sur une échelle de 1 à 7, il est au niveau 4, ce qui correspond au risque d’un fonds opcvm “équilibré”. Nous nous éloignons donc fortement du sans risque propre au fonds en euros. J’aurais pu parler du risque de taux (sensibilité de 1 à 5, plus la sensibilité est forte plus vous pouvez perdre si les taux bougent), du risque de perte en capital… mentionnés dans le document juridique (vous devez l’avoir quand vous souscrivez un FCP).

En terme de frais : on reste sur des frais raisonnable pour un fonds de ce type. Je vous invite à bien regarder le DICI (fiche technique) pour regarder si vous trouvez des frais cachés : les frais courants annuels sont de 0,62%, vous devez ajouter les commissions de mouvement soit un prélèvement sur chaque transaction de 13 à 156 euros TTC (selon le pays).

En terme de composition du fonds et de classes d’actifs :

“- Titres de créance et instruments du marché monétaire
Le portefeuille comprendra 90% minimum de l’actif net de titres de créance et instruments du marché monétaire de tous types (obligations à taux fixe, obligations à taux variable, obligations indexées sur l’inflation, titres de créance négociables, BMTN, EMTN non structurés, titres participatifs, titres subordonnés…) ayant une maturité résiduelle, au 31 décembre 2017, ne dépassant pas 6 mois.
Le portefeuille pourra cependant évoluer en fonction des opportunités de marché. Le FCP pourra être investi en totalité en produits monétaires d’émetteurs publics ou privés.
Les émetteurs sélectionnés relèveront de l’OCDE ou des marchés des pays émergents. Ils appartiendront aussi bien au secteur privé qu’au secteur public.
Le portefeuille pourra être investi jusqu’à 100% de l’actif net dans des titres spéculatifs (c’est-à-dire correspondant à une notation inférieure à BBB- dans l’échelle de l’agence de notation Standard & Poors ou à Baa3 dans celle de Moody’s) ou n’ayant aucune notation ou dans des signatures « investment grade » (égales ou supérieures à BBB-).
Le portefeuille sera exposé en permanence à des titres de taux libellés en euros.
Les titres détenus pourront être libellés en euro ou en autres devises. Le risque de change sera alors intégralement couvert.
– Actions et parts d’OPCVM
Le portefeuille pourra être investi dans la limite de 10% de l’actif net en parts ou actions d’OPCVM ou fonds d’investissement de droit français ou européen coordonnés à l’exclusion des OPCVM d’OPCVM et des OPCVM nourriciers. Il pourra détenir des OPCVM gérés par la société de gestion.
Ces OPCVM appartiendront aux classes « obligations et autres titres de créance » dans le but de réaliser l’objectif de gestion, « monétaire » et « monétaire court terme », dans le but de gérer les excédents de trésorerie.”

Ce qui est important de retenir : le fonds peut investir 100% de ses actifs sur de la dette d’entreprises de l’OCDE mais aussi 100% sur celle de pays émergents et sur de la dette non notée. Il est entièrement couvert contre le risque de change.

Si on rentre, un peu plus dans le détail, on se rend compte qu’au travers des produits dérivés le fonds pourrait exposer 200% de son actif (un sympathique effet de levier).

N’oublions pas que l’objectif est de réaliser 5 à 6% de rendement actuariel tous les ans, il faut bien aller chercher la performance quelque part.

Rentrons dans le détail des investissements au 21 novembre 2012 (fiche reporting AVIVA investors) :

La grande question est : où trouver un tel rendement quand on sait que les belles dettes d’entreprises solides ont fortement baissé?

Ce n’est pas très compliqué, il faut aller acheter de la dette de banques, du secteur automobile (j’ai une pensée émue pour Peugeot retiré du CAC40…) et, pourquoi pas, aller se balader en Europe du Sud (Italie, Espagne…).

Dans ce reporting, le taux de rendement actuariel (TRA) brut des titres composant le portefeuille de 5,7% s’explique par :

18,6% d’Italie, 15,9% de Portugal, 10,1% Autre Europe soit pratiquement la moitié du portefeuille sont sur des zones qui sont tout sauf l’Allemagne ou l’Europe du Nord (il y en mais pas en forte exposition et pour cause : qualité signifie moins de rendement).

Vous ajoutez une répartition sectorielle qui donne par exemple : 32,1% sur le secteur bancaire (par exemple Unicredito Italiano) et 10,1% sur l’automobile, vous comprenez vite d’où vient le rendement.

Que conclure? 

Je trouve très interessant l’étude de ce nouveau fonds opcvm à échéance sur la dette d’entreprises. Il montre vraiment que pour trouver du rendement sur la dette des entreprises fin 2012, il faut aller chercher du risque sur les pays d’Europe du Sud ou encore sur un secteur automobile en difficulté par exemple.

Sachant que le risque majeur, c’est le défaut ou la restructuration des dettes de ces entreprises : ne vaudrait-il par mieux, surtout si on ajoute le risque de taux, regarder le rendement pour 2012 des actions (non ce n’est pas un gros mot, elles financent l’économie!) du CAC40.

En partant sur une vision moyen terme, en imaginant que Total ne fera pas faillite (on a du mal à y croire…), pour 2012 (source : boursorama.com), le rendement sera de 5,78%, si vous prenez France Telecom, on passe à 16,47%!

Sur ces grandes sociétés, j’ai le sentiment que le risque est plus facile à appréhender que la dette de certaines des entreprises de ce fonds AFER objectif 2017. Où est la bonne affaire?

Internaute, épargnant curieux mais zappeur, ne prenez pas la fuite dès la première page!

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Cyril JARNIAS

 

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Qui suis-je

Je suis Cyril Jarnias, expert en gestion de patrimoine indépendant depuis plus de 20 ans. J’aide particuliers et chefs d’entreprise à « Construire, protéger et transmettre votre patrimoine en toute sérénité ». J’interviens dans de nombreux médias sur le patrimoine : BFM Business, La Tribune, Les Echos, Investir notamment.

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